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République de Guinée : appel pressant pour un sursaut national

Date de publication:2018-06-15 18:59:09

2018-06-15 18:57:03

Le 08/01/18 l'Ambassade de Guinée à Paris a publié les instructions du MAE-GE (Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l'Etranger) pour la mise en place du Conseil des Guinéens de l'Etranger, extraits:

" la RG (République de Guinée) , depuis son indépendance en 1958, a enregistré une forte émigration due à des facteurs politiques, économiques, et sociaux. De nos jours, cette communauté vivant à l'extérieur de la Guinée est estimée à environ cinq millions de personnes, représentant un levier économique, social, culturel, et humain important pour le developpement du pays

Convaincu que le processus national de developpement ne peut objectivement se passer de ces immenses ressources que représentent les Guinéens de l'Etranger, le MAE-GE, à travers la Direction des GE, s'engage, conformément à sa lettre de mission, et s'implique activement dans la définition d'une approche cohérente pour une meilleure gestion de la diaspora guinéenne et son implication dans l'effort de developpement national

C'est dans cette perspective que le MAE-GE tiendra le Forum de la diaspora qui aboutira à la mise en place du Haut Conseil des GE..."

L'estimation de la population totale de la RG se situe de nos jours entre 12 millions et 13 millions de personnes. Sachant que le Gouvernement a plutôt tendance à minimiser l'effectif des GE, l'on comprend que c'est près d'un guinéen sur 2 qui vit à l'étranger. Malgré la réputation de scandale géologique et autres. Cette proportion des GE dans la population globale figure probablement parmi les records du monde. Même des pays du Sahel/Sahara comme le Sénégal ou le Mali, pays d'émigration traditionnelle très ancienne, n'atteignent pas ce niveau !

Les GE n'ont évidemment pas fui le paradis au profit du statut souvent difficile de résident étranger dans divers pays du monde. Comme a dit un chansonnier, " si tu vois un poisson se mettre volontairement hors de l'eau c'est qu'il y a problème dans cette eau "

En effet l'examen même sommaire des conditions de vie de l'écrasante majorité des guinéens est édifiante: la Guinée est le chateau d'eau de l'Afrique de l'ouest mais ses habitants peinent à trouver l'eau et l'électricité pour leurs besoins domestiques élémentaires; l'insuffisance notoire des routes en quantité et en qualité fait des zones hors de la capitale des régions enclavées; pas un km d'autoroute inter urbaine; pour les voyageurs, aucune  liaison aérienne intérieure; pour la reconstruction du chemin de fer Conakry/Kankan les Présidents Alpha Condé et Lula (Brésil) avaient posé en grande pompe en 2012 la 1e pierre qui est malheureusement restée la dernière; depuis les années 1950 divers minerais sont extraits du sous-sol, pourtant le pays n'a pas encore produit un seul kg d'aluminium ou d'acier; les écoles et centres de santé sont dans un état incroyable; l'analphabétisme/obscurantisme frappe près des 3/4 des guinéens; etc...

En bref, visiblement, le projet de mise en valeur des nombreuses potentialités socio-économiques du pays au profit de l'ensemble des habitants, initié à l'indépendance en 58, est un échec retentissant au regard des conditions de vie actuelles des guinéens

Comment en sommes-nous arrivé à ce bilan catastrophique de 60 ans d'indépendance ? Parmi les nombreuses causes, il y en a 2 de fondamentales:

D'abord le système de gouvernance du pays:gouvernance personnelle fondée sur l'ethnostratégie et l'exclusion, qui a transformé la République en une Fédération des tribus. Des élections truquées livrent l'Etat pieds et poings liés à un individu et un parti. L'individu devient le Président/Roi absolu de la Guinée, les dirigeants du parti formentt la Cour du Président/Roi. Et la vie est belle pour ce petit monde de quelques dizaines d'individus qui prennent le contrôle absolu de tous les rouages de l'Etat: Gouvernement, Parlement, FDS (Forces de Défense et de Sécurité), Justice. Et que les autres, plus de 95% des guinéens, se démerdent ! D'où l'exode vers l'étranger, entre autres formes de résistance ! C'est ainsi que les 3 premières Républiques ont pris l'Etat guinéen en otage et mis de côté l'intérêt général des guinéens depuis l'indépendance.

Ensuite le pillage industriel des deniers publics: le qotidien en ligne "Guineenews.com" du 12/5/18 relate la révélation de la justice américaine au Texas sur le revenu annuel de plusieurs centaines de milliers de dollars de Mohamed Touré fils du 1e Présidenr guinéen, lui qui n'a aucun emploi ni source de revenu connus en Guinée ou ailleurs. Ce qui ne fait que confirmer les propos du marocain Moumen Diouri dans son livre intitulé " A qui appartient le Maroc ", extraits: " le Roi gère également pour le compte de Mme Andrée Touré, Mohamed Touré, Aminata Touré, Ismael Touré, les 4 milliards de dollars remis par Ahmed Sékou Touré... "

Quand on sait que la monnaie guinéenne est sous le contrôle exclusif du Gouvernement, donc du Président, l'on se doute que les successeurs de AST ne se sont pas privé d'exploiter ce privilège comme leur prédécesseur

Tous ces constats débouchent naturellement sur une seule question: que peut-on essayer comme alternative crédible et applicable, susceptible de générer des lendemains meilleurs pour tous les guinéens ?

L'examen approfondi du parcours de la RG depuis 1958 conduit naturellement à une proposition simple (en théorie), si les guinéens le souhaitent: remplacer la gouvernance personnelle par une gouvernance collégiale càd, comme d'habitudepour la mise en place du pouvoir exécutif, on organise un srutin présidentiel pour permettre aux électeurs de choisir non pas un individu et un parti, mais 3 individus et 3 partis, les 3 vainqueurs de l'élection et leurs partis respectifs. Le premier devient Président de la République, Chef de l'Etat, et Chef des FDS; le deuxième Vice-Président de la République et Chef du Gouvernement; le troisième devient Vice-Président de la République et Chef de la Logistique de l'Etat (Finances et Fonction Publiques). Le trio ainsi choisi par la population constitue le Conseil Présidentiel (CP) qui remplace le Président /Roi. La prise de décisions s'effectue par consensus ou accord entre le Président et un des Vice-Présidents. Le Président seul ne peut pas décider, les Vice-Présidents non plus. En cas de départ d'un membre du Conseil Présidentiel (démission ou décès), son parti organise un congrès extraordinaire pour le remplacer durant le reste du mandat. Si un comportement de politique politicienne en vient à gêner ou bloquer le fonctionnement normal du Conseil Présidentiel, alors tous les 3 sont virés, et de nouvelles élections présidentielles sont organisées pour désigner un nouveau CP. En effet si les Présidents perdent de vue que leur mission exclusive est la défense et promotion de l'intérêt général de tous les guinéens et non de leurs carrières personelles, alors ils cèderont la place à d'autres car les hommes passent et le peuple demeure

La durée du mandat est de 8 ans non renouvelables, ni tout de suite ni plus tard. Les 3 partis vainqueurs du scrutin présidentiel forment la Majorité présidentielle, les partis vaincus forment l'Opposition. Les membres du CP ne peuvent exercer en même temps des fonctions dirigeantes dans leurs partis.

Les autres Pouvoirs d'Etat restent le Parlement et le Système Judiciaire. Ils doivent être réellement indépendants de l'Exécutif. Pour cela les députés qui seront élus comme d'habitude par la population seront députés de la Nation et non de leurs partis. Donc il n'y aura plus de groupes parlementaires, seulement des commissions de travail. Les dirigeants du système judiciaire ne seront plus nommés par le Président de la République mais élus par les professionnels de la Justice (magistrats, avocats, ...). Toutefois, ces 3 pouvoirs autonomes dans leur désignation, auront besoin de coordination et de supervision ce qui sera fait par le Conseil d'Etat. En 2 ou 3 sessions annuelles il fera le point sur la situation du pays et résoudra le cas échéant d'éventuels problèmes apparus ici ou là.

La mise en place de cette refondation s'effectuera en 3 étapes: rédaction de la nouvelle constitution, référendum sur la nouvelle constitution et élection présidentielle suivi de l'installation de la 4e république.

Au total, la Gouvernance Collégiale ainsi conçue garantit surtout que dans le CP, personne ne détient seul la totalité des Pouvoirs. Ceux-ci sont répartis constitutionnellement entre 3 personnes et 3 partis. Ainsi la part du penchant personnel des acteurs va diminuer dans les prises de décisions de l'Etat. L'intérêt général sera mieux pris en compte dans l'action publique. Le favoritisme et l'exclusion dans la répartition de l'investissement public entre les régions, ainsi que les recrutements dans la Fonction Publique et les FDS seront atténués. La Fédération des tribus va s'effacer progressivement au profit de la République des citoyens. L'ethnostratégie dans la classe politique va s'atténuer avant de disparaître.

La mission du CP ne sera évidemment pas laissée à la discrétion de ses membres, il faut définir la feuille de route qui balise cette mission. Dans ce sens, pour la décennie 2020/2030, 4 dossiers hautements prioritaires s'imposent: liquidation de l'analphabétisme/obscurantisme dans la population, retour et réinsertion des migrants qui le souhaitent, industrialisation de la Guinée, création de l'Union des Etats d'Afrique de L'Ouest.

1) scolarisation: selon l'hebdomadaire Jeune Afrique du 17/12/2017 consacré à la situation de l'Afrique en 2018 le taux d'alphabétisation en Guinée Conakry est de 30,5% càd que près de 3 guinéens sur 4 sont illetrés dans la langue officielle du pays. Avec le niveau ahurisant d'obscurantisme qui accompagne cette tare on a l'explication de la grande arriération de la société guinéenne. Dès lors aucun projet de relance de la Guinée ne peut avoir de sens sans s'appuyer sur une lutte implacable pour l'élimination la plus rapide possible de ces fléaux. Il est donc à prévoir qu'un véritable plan décennal y soit consacré à partir de 2020. De manière qu'avant son terme, tous les jeunes en âge scolaire aillent obligatoirement à l'école républicaine et que les adultes illetrés qui le souhaitent soient alphabétisés. Pour cela l'Etat devra consentir l'effort budgétaire exceptionnel nécessaire pour construire les infrastructures et former les enseignants.

2) émigration: la RG n'est pas le seul pays qui a connu des migrations massives et durables. La guerre d'indépendance du PAIGC en Guinée Bissau et les guerres civiles en Sierra Léone, Libéria, Côte d'Ivoire ont créé de fortes colonies de réfugiés en RG. Dans tous ces cas, la normalisation de la situation par la fin des violences et des régimes d'exception a été suivie du retour organisé des réfugiés dans leurs pays respectifs. La RG a participé à ces opérations sous l'égide du HCR des Nations Unies. Mais pour ses propres colonies de l'étranger constituées progressivement à partir de 1962, elle n'a jamais cherché à organiser leur retour .Dans la 4e République ce dossier devra être ouvert et traité parmi les priorités.

3) industrialisation: de nos jours les sociétés du secteur minier, toutes étrangères, sont seules gagnantes dans cette activité d'extraction puis exportation des minerais. Il faudra revoir tous les contrats du secteur dans le sens de la transformation obligatoire en Guinée, avant exportation, de tous les minerais extraits de notre sous-sol. Si cela n'est pas possible alors il faudra suspendre les extractions jusqu'à ce que ça soit possible. En effet si les générations actuelles ne peuvent pas profiter de ces ressources de notre sous-sol alors il faudra attendre que les générations suivantes puissent le faire. D'autre part il est également grand temps de rompre le monopole des sociétés étrangères sur ce secteur minier. Pour cela il faudra s'atteler à la mobilisation de fonds à l'échelle de la Cedeao et la BAD pour la création d'entreprises africaines de puissance suffisante pour intègrer ce secteur en partenariat gagnant-gagnant avec tous les investisseurs intéressés. Ainsi la RG pourrait devenir la Ruhr de l'Afrique de l'ouest, à l'instar du rôle joué par cette région dans l'industrialisation de l'Allemagne

4) Union des Etats de l'Afrique de l'ouest: la partie occidentale de la Cedeao est composée de 8 pays: RG, Sierra Léone, Liberia, Côte d'Ivoire, Mali, Sénégal, Gambie, Guinée bissau. A l'exception de la Gambie, tous les autres ont une frontière commune avec la RG. L'entité constituée par ces 8 pays remplit les conditions territoriales, humaines et historiques pour se constituer en République fédérale et corriger ainsi les méfaits désastreux sur cette zone du Congrès colonial de Berlin en 1885. La 4e RG devra prendre l'initiative de proposer à ces 8 pays d'abandonner la gouvernance par Président/Roi au profit de la gouvernance collégiale et d'unir leurs destins dans une République fédérale comme le Nigéria à l'est de la Cedeao. En effet, dans les conditions actuelles, ces pays presque tous membres des PMA (Pays les moins avancés), sont quasiment condamnés à végéter en restant incapables de résoudre les problèmes de leurs populations malgré les immenses potentialités de leurs territoires et de leurs habitants. En s'unissant ces pays vont avoir de meilleures chances d'accélérer l'amélioration des conditions de vie de leurs populations. Leurs jeunes vont cesser de rêver à d'autres continents et de prendre rendez-vous avec la mort sur les routes de Lampedusa, Gibraltar, ou autres. Leurs ressortissants vont être mieux respectés sur le plan international. Les rejets humiliants de leurs demandes de visa dans les consulats occidentaux établis sur leurs territoires vont diminuer puis cesser etc...

En conclusion, chers compatriotes guinéens de partout, résidents ou migrants, levons-nous toutes et tous, mobilisons-nous dans un vaste, puissant, et irrésistible

    MOUVEMENT  POUR  LA GOUVERNANCE  COLLEGIALE   ( MGC )

afin d'arracher nos destins des mains des charognards qui nous bloquent depuis tant de décennies

    A BAS LES PRESIDENTS/ROIS,  VIVE LE MGC


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2018-06-15 18:57:03

Le 08/01/18 l'Ambassade de Guinée à Paris a publié les instructions du MAE-GE (Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l'Etranger) pour la mise en place du Conseil des Guinéens de l'Etranger, extraits:

" la RG (République de Guinée) , depuis son indépendance en 1958, a enregistré une forte émigration due à des facteurs politiques, économiques, et sociaux. De nos jours, cette communauté vivant à l'extérieur de la Guinée est estimée à environ cinq millions de personnes, représentant un levier économique, social, culturel, et humain important pour le developpement du pays

Convaincu que le processus national de developpement ne peut objectivement se passer de ces immenses ressources que représentent les Guinéens de l'Etranger, le MAE-GE, à travers la Direction des GE, s'engage, conformément à sa lettre de mission, et s'implique activement dans la définition d'une approche cohérente pour une meilleure gestion de la diaspora guinéenne et son implication dans l'effort de developpement national

C'est dans cette perspective que le MAE-GE tiendra le Forum de la diaspora qui aboutira à la mise en place du Haut Conseil des GE..."

L'estimation de la population totale de la RG se situe de nos jours entre 12 millions et 13 millions de personnes. Sachant que le Gouvernement a plutôt tendance à minimiser l'effectif des GE, l'on comprend que c'est près d'un guinéen sur 2 qui vit à l'étranger. Malgré la réputation de scandale géologique et autres. Cette proportion des GE dans la population globale figure probablement parmi les records du monde. Même des pays du Sahel/Sahara comme le Sénégal ou le Mali, pays d'émigration traditionnelle très ancienne, n'atteignent pas ce niveau !

Les GE n'ont évidemment pas fui le paradis au profit du statut souvent difficile de résident étranger dans divers pays du monde. Comme a dit un chansonnier, " si tu vois un poisson se mettre volontairement hors de l'eau c'est qu'il y a problème dans cette eau "

En effet l'examen même sommaire des conditions de vie de l'écrasante majorité des guinéens est édifiante: la Guinée est le chateau d'eau de l'Afrique de l'ouest mais ses habitants peinent à trouver l'eau et l'électricité pour leurs besoins domestiques élémentaires; l'insuffisance notoire des routes en quantité et en qualité fait des zones hors de la capitale des régions enclavées; pas un km d'autoroute inter urbaine; pour les voyageurs, aucune  liaison aérienne intérieure; pour la reconstruction du chemin de fer Conakry/Kankan les Présidents Alpha Condé et Lula (Brésil) avaient posé en grande pompe en 2012 la 1e pierre qui est malheureusement restée la dernière; depuis les années 1950 divers minerais sont extraits du sous-sol, pourtant le pays n'a pas encore produit un seul kg d'aluminium ou d'acier; les écoles et centres de santé sont dans un état incroyable; l'analphabétisme/obscurantisme frappe près des 3/4 des guinéens; etc...

En bref, visiblement, le projet de mise en valeur des nombreuses potentialités socio-économiques du pays au profit de l'ensemble des habitants, initié à l'indépendance en 58, est un échec retentissant au regard des conditions de vie actuelles des guinéens

Comment en sommes-nous arrivé à ce bilan catastrophique de 60 ans d'indépendance ? Parmi les nombreuses causes, il y en a 2 de fondamentales:

D'abord le système de gouvernance du pays:gouvernance personnelle fondée sur l'ethnostratégie et l'exclusion, qui a transformé la République en une Fédération des tribus. Des élections truquées livrent l'Etat pieds et poings liés à un individu et un parti. L'individu devient le Président/Roi absolu de la Guinée, les dirigeants du parti formentt la Cour du Président/Roi. Et la vie est belle pour ce petit monde de quelques dizaines d'individus qui prennent le contrôle absolu de tous les rouages de l'Etat: Gouvernement, Parlement, FDS (Forces de Défense et de Sécurité), Justice. Et que les autres, plus de 95% des guinéens, se démerdent ! D'où l'exode vers l'étranger, entre autres formes de résistance ! C'est ainsi que les 3 premières Républiques ont pris l'Etat guinéen en otage et mis de côté l'intérêt général des guinéens depuis l'indépendance.

Ensuite le pillage industriel des deniers publics: le qotidien en ligne "Guineenews.com" du 12/5/18 relate la révélation de la justice américaine au Texas sur le revenu annuel de plusieurs centaines de milliers de dollars de Mohamed Touré fils du 1e Présidenr guinéen, lui qui n'a aucun emploi ni source de revenu connus en Guinée ou ailleurs. Ce qui ne fait que confirmer les propos du marocain Moumen Diouri dans son livre intitulé " A qui appartient le Maroc ", extraits: " le Roi gère également pour le compte de Mme Andrée Touré, Mohamed Touré, Aminata Touré, Ismael Touré, les 4 milliards de dollars remis par Ahmed Sékou Touré... "

Quand on sait que la monnaie guinéenne est sous le contrôle exclusif du Gouvernement, donc du Président, l'on se doute que les successeurs de AST ne se sont pas privé d'exploiter ce privilège comme leur prédécesseur

Tous ces constats débouchent naturellement sur une seule question: que peut-on essayer comme alternative crédible et applicable, susceptible de générer des lendemains meilleurs pour tous les guinéens ?

L'examen approfondi du parcours de la RG depuis 1958 conduit naturellement à une proposition simple (en théorie), si les guinéens le souhaitent: remplacer la gouvernance personnelle par une gouvernance collégiale càd, comme d'habitudepour la mise en place du pouvoir exécutif, on organise un srutin présidentiel pour permettre aux électeurs de choisir non pas un individu et un parti, mais 3 individus et 3 partis, les 3 vainqueurs de l'élection et leurs partis respectifs. Le premier devient Président de la République, Chef de l'Etat, et Chef des FDS; le deuxième Vice-Président de la République et Chef du Gouvernement; le troisième devient Vice-Président de la République et Chef de la Logistique de l'Etat (Finances et Fonction Publiques). Le trio ainsi choisi par la population constitue le Conseil Présidentiel (CP) qui remplace le Président /Roi. La prise de décisions s'effectue par consensus ou accord entre le Président et un des Vice-Présidents. Le Président seul ne peut pas décider, les Vice-Présidents non plus. En cas de départ d'un membre du Conseil Présidentiel (démission ou décès), son parti organise un congrès extraordinaire pour le remplacer durant le reste du mandat. Si un comportement de politique politicienne en vient à gêner ou bloquer le fonctionnement normal du Conseil Présidentiel, alors tous les 3 sont virés, et de nouvelles élections présidentielles sont organisées pour désigner un nouveau CP. En effet si les Présidents perdent de vue que leur mission exclusive est la défense et promotion de l'intérêt général de tous les guinéens et non de leurs carrières personelles, alors ils cèderont la place à d'autres car les hommes passent et le peuple demeure

La durée du mandat est de 8 ans non renouvelables, ni tout de suite ni plus tard. Les 3 partis vainqueurs du scrutin présidentiel forment la Majorité présidentielle, les partis vaincus forment l'Opposition. Les membres du CP ne peuvent exercer en même temps des fonctions dirigeantes dans leurs partis.

Les autres Pouvoirs d'Etat restent le Parlement et le Système Judiciaire. Ils doivent être réellement indépendants de l'Exécutif. Pour cela les députés qui seront élus comme d'habitude par la population seront députés de la Nation et non de leurs partis. Donc il n'y aura plus de groupes parlementaires, seulement des commissions de travail. Les dirigeants du système judiciaire ne seront plus nommés par le Président de la République mais élus par les professionnels de la Justice (magistrats, avocats, ...). Toutefois, ces 3 pouvoirs autonomes dans leur désignation, auront besoin de coordination et de supervision ce qui sera fait par le Conseil d'Etat. En 2 ou 3 sessions annuelles il fera le point sur la situation du pays et résoudra le cas échéant d'éventuels problèmes apparus ici ou là.

La mise en place de cette refondation s'effectuera en 3 étapes: rédaction de la nouvelle constitution, référendum sur la nouvelle constitution et élection présidentielle suivi de l'installation de la 4e république.

Au total, la Gouvernance Collégiale ainsi conçue garantit surtout que dans le CP, personne ne détient seul la totalité des Pouvoirs. Ceux-ci sont répartis constitutionnellement entre 3 personnes et 3 partis. Ainsi la part du penchant personnel des acteurs va diminuer dans les prises de décisions de l'Etat. L'intérêt général sera mieux pris en compte dans l'action publique. Le favoritisme et l'exclusion dans la répartition de l'investissement public entre les régions, ainsi que les recrutements dans la Fonction Publique et les FDS seront atténués. La Fédération des tribus va s'effacer progressivement au profit de la République des citoyens. L'ethnostratégie dans la classe politique va s'atténuer avant de disparaître.

La mission du CP ne sera évidemment pas laissée à la discrétion de ses membres, il faut définir la feuille de route qui balise cette mission. Dans ce sens, pour la décennie 2020/2030, 4 dossiers hautements prioritaires s'imposent: liquidation de l'analphabétisme/obscurantisme dans la population, retour et réinsertion des migrants qui le souhaitent, industrialisation de la Guinée, création de l'Union des Etats d'Afrique de L'Ouest.

1) scolarisation: selon l'hebdomadaire Jeune Afrique du 17/12/2017 consacré à la situation de l'Afrique en 2018 le taux d'alphabétisation en Guinée Conakry est de 30,5% càd que près de 3 guinéens sur 4 sont illetrés dans la langue officielle du pays. Avec le niveau ahurisant d'obscurantisme qui accompagne cette tare on a l'explication de la grande arriération de la société guinéenne. Dès lors aucun projet de relance de la Guinée ne peut avoir de sens sans s'appuyer sur une lutte implacable pour l'élimination la plus rapide possible de ces fléaux. Il est donc à prévoir qu'un véritable plan décennal y soit consacré à partir de 2020. De manière qu'avant son terme, tous les jeunes en âge scolaire aillent obligatoirement à l'école républicaine et que les adultes illetrés qui le souhaitent soient alphabétisés. Pour cela l'Etat devra consentir l'effort budgétaire exceptionnel nécessaire pour construire les infrastructures et former les enseignants.

2) émigration: la RG n'est pas le seul pays qui a connu des migrations massives et durables. La guerre d'indépendance du PAIGC en Guinée Bissau et les guerres civiles en Sierra Léone, Libéria, Côte d'Ivoire ont créé de fortes colonies de réfugiés en RG. Dans tous ces cas, la normalisation de la situation par la fin des violences et des régimes d'exception a été suivie du retour organisé des réfugiés dans leurs pays respectifs. La RG a participé à ces opérations sous l'égide du HCR des Nations Unies. Mais pour ses propres colonies de l'étranger constituées progressivement à partir de 1962, elle n'a jamais cherché à organiser leur retour .Dans la 4e République ce dossier devra être ouvert et traité parmi les priorités.

3) industrialisation: de nos jours les sociétés du secteur minier, toutes étrangères, sont seules gagnantes dans cette activité d'extraction puis exportation des minerais. Il faudra revoir tous les contrats du secteur dans le sens de la transformation obligatoire en Guinée, avant exportation, de tous les minerais extraits de notre sous-sol. Si cela n'est pas possible alors il faudra suspendre les extractions jusqu'à ce que ça soit possible. En effet si les générations actuelles ne peuvent pas profiter de ces ressources de notre sous-sol alors il faudra attendre que les générations suivantes puissent le faire. D'autre part il est également grand temps de rompre le monopole des sociétés étrangères sur ce secteur minier. Pour cela il faudra s'atteler à la mobilisation de fonds à l'échelle de la Cedeao et la BAD pour la création d'entreprises africaines de puissance suffisante pour intègrer ce secteur en partenariat gagnant-gagnant avec tous les investisseurs intéressés. Ainsi la RG pourrait devenir la Ruhr de l'Afrique de l'ouest, à l'instar du rôle joué par cette région dans l'industrialisation de l'Allemagne

4) Union des Etats de l'Afrique de l'ouest: la partie occidentale de la Cedeao est composée de 8 pays: RG, Sierra Léone, Liberia, Côte d'Ivoire, Mali, Sénégal, Gambie, Guinée bissau. A l'exception de la Gambie, tous les autres ont une frontière commune avec la RG. L'entité constituée par ces 8 pays remplit les conditions territoriales, humaines et historiques pour se constituer en République fédérale et corriger ainsi les méfaits désastreux sur cette zone du Congrès colonial de Berlin en 1885. La 4e RG devra prendre l'initiative de proposer à ces 8 pays d'abandonner la gouvernance par Président/Roi au profit de la gouvernance collégiale et d'unir leurs destins dans une République fédérale comme le Nigéria à l'est de la Cedeao. En effet, dans les conditions actuelles, ces pays presque tous membres des PMA (Pays les moins avancés), sont quasiment condamnés à végéter en restant incapables de résoudre les problèmes de leurs populations malgré les immenses potentialités de leurs territoires et de leurs habitants. En s'unissant ces pays vont avoir de meilleures chances d'accélérer l'amélioration des conditions de vie de leurs populations. Leurs jeunes vont cesser de rêver à d'autres continents et de prendre rendez-vous avec la mort sur les routes de Lampedusa, Gibraltar, ou autres. Leurs ressortissants vont être mieux respectés sur le plan international. Les rejets humiliants de leurs demandes de visa dans les consulats occidentaux établis sur leurs territoires vont diminuer puis cesser etc...

En conclusion, chers compatriotes guinéens de partout, résidents ou migrants, levons-nous toutes et tous, mobilisons-nous dans un vaste, puissant, et irrésistible

    MOUVEMENT  POUR  LA GOUVERNANCE  COLLEGIALE   ( MGC )

afin d'arracher nos destins des mains des charognards qui nous bloquent depuis tant de décennies

    A BAS LES PRESIDENTS/ROIS,  VIVE LE MGC

2018-06-15 18:59:09 ansoumane sylla
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