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Poullo de Guinée, nul ne viendra te sauver

Date de publication:2018-11-30 12:35:59

2018-11-30 12:29:08

L’« extrême violence » anti-Peuls ne cessera donc pas pour demain la veille, en Guinée, même qu’on toucherait du bois ?!

À la horde des damnés de la terre, est venu désormais s’ajouter, sous nos yeux impuissants, voire indifférents, le Peul de Guinée, souffre-douleur (pourtant combattant de la première heure) de sa catin d’État, depuis des lustres.

Cyniquement, une énième fois l’histoire s’écrit en lettres de sang et de feu sous les « Tristes Tropiques », au vu et au su de bien de monde. Allez-y de votre altruisme de bon aloi ou de votre oraison funèbre, bonnes gens, si cela vous tentait ; ceci ne saurait être une alerte de détresse d’une situation désespérée de toute façon. Juste un constat.

Il ya eu : « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture/on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer/de coups, le tuer — parfaitement le tuer — sans avoir/de compte à ne rendre à personne sans avoir d’excuses/à présenter à personne/(…) un homme-pogrom/un chiot » (Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal). Il y aura dorénavant le Peul de Guinée dans la nomenclature des suppliciés du Tartare.

Ainsi donc, l’État ethnique, assis sur la foulaphobie et biberonné de vilénies cinquantenaires, n’aura été qu’un tremplin pour perpétuer ses vacheries à outrance à l’encontre des Hal ains de Peuls : les coordinations régionales, levain de querelles de clochers et de tribalisme primaire pour ostraciser un autre Hal, pourtant fort capable ; les pogroms de Siguiri, Kouroussa, pour le plus grand sadisme des apprentis sorciers politiques ; les roundés pour brocarder de prétendus esclavagistes pires que les négriers des deep southern states esclavagistes US. Puis s’en sont suivis dans un rituel macabre les sangsues de jour, l’armée phallique des bidasses, les mécréants donzos sarcophages repus de chairs peules.

Pleurer tout son saoul sur ses malheurs s’avéra limite culpabilisant. On cria surtout gare aux amalgames de nature à esseuler dans le combat démocratique payé au prix du sang d’autrui celui du compatriote.

Aux sacrifices expiatoires à notre démiurge de démocratie « bête et méchant », le Poullo se révéla encore l’agneau à immoler. Que n’ont suffi les pogroms de Bambéto-Cosa, Wanindara, Dar-Es Salam, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Diallo Télli, le complot peul, Cheitan 1976 ?

N’empêche, dans une quasi-indifférence concitoyenne, le Poullo se coltine de nouveau le martyre, son faciès balafré de douleurs, le dos en fleurs de lys, trimballant sa croix. Christ de la modernité sans la couronne d’épines, il est à vrai dire le bougnoul, l’ennemi intérieur, le métèque à déporter, perpétrateur du grand Remplacement (le fameux « Somalien » !!!) ; horsain destiné à raser les murs dans son propre pays, martyr moult fois crucifié sur l’autel de la « démocratie assassine », mais immortel comme un sphinx ; le Peul, pestiféré coupable des sept (7) péchés d’Israël pour subir tant de quolibets et de damnations !

Si l’antériorité prédestine à la terre, que les Noirs premiers s’approprient le landerneau ; les Cananéens de la terre promise d’Israël pas donc les Juifs ; les anges, Adam et Ève de toute la terre, et ce, jusqu’à Dieu le Père Seigneur des mondes. Puisqu’il faudrait remontrer par récurrence et itération à l’être premier afin de dénuder la rhétorique xénophobe et discriminatoire d’une certaine doxa.

Qu’on se le tienne pour dit ! Le Peul n’est que la victime expiatoire de l’heure ; la futilité machiavélique de l’État œuvrant, demain une autre victime tout trouvée prendra le relais des têtes de Turc actuelles de la république.

Poullo, persévère à tendre l’autre joue, resserre fort les lèvres dans ton calvaire, tiens bon à faire le décompte macabre de ta centaine de tués, sustine et abstine ; ce sera ton seul laurier de consolation, si tu estimes que la légitime défense pourtant biblique et coranique n’est pas de ce monde. Continue à faire profil bas tel un paria, résigne-toi, garde le cap dans l’ascétisme, endure en stoïque, d’ici que tu comprennes que nul ne viendra te sauver, tes malheurs indiffèrent. Diantre ! « À chacun sa merde ».

Mais, d’ici qu’advienne la sensibilité du monde ou l’affranchissement, dans cette infamie ethnocentrique, dans cette longue traversée du désert, dans ces abîmes de traitrise, d’invectives et d’inimitié, de marre de larmes et de sang, en attendant le nouveau nègre de la république, dans ce cauchemar en plein jour, tu ne pourras point faire l’économie de la lutte, mon Poullo.

En épitaphe, ci-gît l’enfant de Bambéto, Hal ain, agneau sacrificiel de la démocratie, martyr anonyme du combat pour la liberté, mort pour la patrie.

Pourtant, ta disparition de la face de la terre n’aura pas été la mort du petit cheval. Je trinque à l’absinthe à ta mémoire.

Oury Baldé

Après ses études universitaires en France, sanctionnées par un master en économie et gestion des risques financiers, et un séjour linguistique en Angleterre, Oury Baldé a immigré au Québec où il a préparé une maitrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

En janvier, je publie aux éditions Edilivre mon premier ouvrage, Un exil québécois ou les tribulations d’un immigrant au Canada.

P.S. — Cet article est également disponible sur l’amphigouri de Oury : https://www.facebook.com/www.lamphigourideoury/.


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2018-11-30 12:35:59 Réni khissini poulakou

2018-11-30 12:29:08

L’« extrême violence » anti-Peuls ne cessera donc pas pour demain la veille, en Guinée, même qu’on toucherait du bois ?!

À la horde des damnés de la terre, est venu désormais s’ajouter, sous nos yeux impuissants, voire indifférents, le Peul de Guinée, souffre-douleur (pourtant combattant de la première heure) de sa catin d’État, depuis des lustres.

Cyniquement, une énième fois l’histoire s’écrit en lettres de sang et de feu sous les « Tristes Tropiques », au vu et au su de bien de monde. Allez-y de votre altruisme de bon aloi ou de votre oraison funèbre, bonnes gens, si cela vous tentait ; ceci ne saurait être une alerte de détresse d’une situation désespérée de toute façon. Juste un constat.

Il ya eu : « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture/on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer/de coups, le tuer — parfaitement le tuer — sans avoir/de compte à ne rendre à personne sans avoir d’excuses/à présenter à personne/(…) un homme-pogrom/un chiot » (Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal). Il y aura dorénavant le Peul de Guinée dans la nomenclature des suppliciés du Tartare.

Ainsi donc, l’État ethnique, assis sur la foulaphobie et biberonné de vilénies cinquantenaires, n’aura été qu’un tremplin pour perpétuer ses vacheries à outrance à l’encontre des Hal ains de Peuls : les coordinations régionales, levain de querelles de clochers et de tribalisme primaire pour ostraciser un autre Hal, pourtant fort capable ; les pogroms de Siguiri, Kouroussa, pour le plus grand sadisme des apprentis sorciers politiques ; les roundés pour brocarder de prétendus esclavagistes pires que les négriers des deep southern states esclavagistes US. Puis s’en sont suivis dans un rituel macabre les sangsues de jour, l’armée phallique des bidasses, les mécréants donzos sarcophages repus de chairs peules.

Pleurer tout son saoul sur ses malheurs s’avéra limite culpabilisant. On cria surtout gare aux amalgames de nature à esseuler dans le combat démocratique payé au prix du sang d’autrui celui du compatriote.

Aux sacrifices expiatoires à notre démiurge de démocratie « bête et méchant », le Poullo se révéla encore l’agneau à immoler. Que n’ont suffi les pogroms de Bambéto-Cosa, Wanindara, Dar-Es Salam, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Diallo Télli, le complot peul, Cheitan 1976 ?

N’empêche, dans une quasi-indifférence concitoyenne, le Poullo se coltine de nouveau le martyre, son faciès balafré de douleurs, le dos en fleurs de lys, trimballant sa croix. Christ de la modernité sans la couronne d’épines, il est à vrai dire le bougnoul, l’ennemi intérieur, le métèque à déporter, perpétrateur du grand Remplacement (le fameux « Somalien » !!!) ; horsain destiné à raser les murs dans son propre pays, martyr moult fois crucifié sur l’autel de la « démocratie assassine », mais immortel comme un sphinx ; le Peul, pestiféré coupable des sept (7) péchés d’Israël pour subir tant de quolibets et de damnations !

Si l’antériorité prédestine à la terre, que les Noirs premiers s’approprient le landerneau ; les Cananéens de la terre promise d’Israël pas donc les Juifs ; les anges, Adam et Ève de toute la terre, et ce, jusqu’à Dieu le Père Seigneur des mondes. Puisqu’il faudrait remontrer par récurrence et itération à l’être premier afin de dénuder la rhétorique xénophobe et discriminatoire d’une certaine doxa.

Qu’on se le tienne pour dit ! Le Peul n’est que la victime expiatoire de l’heure ; la futilité machiavélique de l’État œuvrant, demain une autre victime tout trouvée prendra le relais des têtes de Turc actuelles de la république.

Poullo, persévère à tendre l’autre joue, resserre fort les lèvres dans ton calvaire, tiens bon à faire le décompte macabre de ta centaine de tués, sustine et abstine ; ce sera ton seul laurier de consolation, si tu estimes que la légitime défense pourtant biblique et coranique n’est pas de ce monde. Continue à faire profil bas tel un paria, résigne-toi, garde le cap dans l’ascétisme, endure en stoïque, d’ici que tu comprennes que nul ne viendra te sauver, tes malheurs indiffèrent. Diantre ! « À chacun sa merde ».

Mais, d’ici qu’advienne la sensibilité du monde ou l’affranchissement, dans cette infamie ethnocentrique, dans cette longue traversée du désert, dans ces abîmes de traitrise, d’invectives et d’inimitié, de marre de larmes et de sang, en attendant le nouveau nègre de la république, dans ce cauchemar en plein jour, tu ne pourras point faire l’économie de la lutte, mon Poullo.

En épitaphe, ci-gît l’enfant de Bambéto, Hal ain, agneau sacrificiel de la démocratie, martyr anonyme du combat pour la liberté, mort pour la patrie.

Pourtant, ta disparition de la face de la terre n’aura pas été la mort du petit cheval. Je trinque à l’absinthe à ta mémoire.

Oury Baldé

Après ses études universitaires en France, sanctionnées par un master en économie et gestion des risques financiers, et un séjour linguistique en Angleterre, Oury Baldé a immigré au Québec où il a préparé une maitrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

En janvier, je publie aux éditions Edilivre mon premier ouvrage, Un exil québécois ou les tribulations d’un immigrant au Canada.

P.S. — Cet article est également disponible sur l’amphigouri de Oury : https://www.facebook.com/www.lamphigourideoury/.

2018-11-30 12:36:58 Réni khissini poulakou
2018-11-30 12:35:59 Oury Baldé

2018-11-30 12:29:08

L’« extrême violence » anti-Peuls ne cessera donc pas pour demain la veille, en Guinée, même qu’on toucherait du bois ?!

À la horde des damnés de la terre, est venu désormais s’ajouter, sous nos yeux impuissants, voire indifférents, le Peul de Guinée, souffre-douleur (pourtant combattant de la première heure) de sa catin d’État, depuis des lustres.

Cyniquement, une énième fois l’histoire s’écrit en lettres de sang et de feu sous les « Tristes Tropiques », au vu et au su de bien de monde. Allez-y de votre altruisme de bon aloi ou de votre oraison funèbre, bonnes gens, si cela vous tentait ; ceci ne saurait être une alerte de détresse d’une situation désespérée de toute façon. Juste un constat.

Il ya eu : « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture/on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer/de coups, le tuer — parfaitement le tuer — sans avoir/de compte à ne rendre à personne sans avoir d’excuses/à présenter à personne/(…) un homme-pogrom/un chiot » (Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal). Il y aura dorénavant le Peul de Guinée dans la nomenclature des suppliciés du Tartare.

Ainsi donc, l’État ethnique, assis sur la foulaphobie et biberonné de vilénies cinquantenaires, n’aura été qu’un tremplin pour perpétuer ses vacheries à outrance à l’encontre des Hal ains de Peuls : les coordinations régionales, levain de querelles de clochers et de tribalisme primaire pour ostraciser un autre Hal, pourtant fort capable ; les pogroms de Siguiri, Kouroussa, pour le plus grand sadisme des apprentis sorciers politiques ; les roundés pour brocarder de prétendus esclavagistes pires que les négriers des deep southern states esclavagistes US. Puis s’en sont suivis dans un rituel macabre les sangsues de jour, l’armée phallique des bidasses, les mécréants donzos sarcophages repus de chairs peules.

Pleurer tout son saoul sur ses malheurs s’avéra limite culpabilisant. On cria surtout gare aux amalgames de nature à esseuler dans le combat démocratique payé au prix du sang d’autrui celui du compatriote.

Aux sacrifices expiatoires à notre démiurge de démocratie « bête et méchant », le Poullo se révéla encore l’agneau à immoler. Que n’ont suffi les pogroms de Bambéto-Cosa, Wanindara, Dar-Es Salam, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Diallo Télli, le complot peul, Cheitan 1976 ?

N’empêche, dans une quasi-indifférence concitoyenne, le Poullo se coltine de nouveau le martyre, son faciès balafré de douleurs, le dos en fleurs de lys, trimballant sa croix. Christ de la modernité sans la couronne d’épines, il est à vrai dire le bougnoul, l’ennemi intérieur, le métèque à déporter, perpétrateur du grand Remplacement (le fameux « Somalien » !!!) ; horsain destiné à raser les murs dans son propre pays, martyr moult fois crucifié sur l’autel de la « démocratie assassine », mais immortel comme un sphinx ; le Peul, pestiféré coupable des sept (7) péchés d’Israël pour subir tant de quolibets et de damnations !

Si l’antériorité prédestine à la terre, que les Noirs premiers s’approprient le landerneau ; les Cananéens de la terre promise d’Israël pas donc les Juifs ; les anges, Adam et Ève de toute la terre, et ce, jusqu’à Dieu le Père Seigneur des mondes. Puisqu’il faudrait remontrer par récurrence et itération à l’être premier afin de dénuder la rhétorique xénophobe et discriminatoire d’une certaine doxa.

Qu’on se le tienne pour dit ! Le Peul n’est que la victime expiatoire de l’heure ; la futilité machiavélique de l’État œuvrant, demain une autre victime tout trouvée prendra le relais des têtes de Turc actuelles de la république.

Poullo, persévère à tendre l’autre joue, resserre fort les lèvres dans ton calvaire, tiens bon à faire le décompte macabre de ta centaine de tués, sustine et abstine ; ce sera ton seul laurier de consolation, si tu estimes que la légitime défense pourtant biblique et coranique n’est pas de ce monde. Continue à faire profil bas tel un paria, résigne-toi, garde le cap dans l’ascétisme, endure en stoïque, d’ici que tu comprennes que nul ne viendra te sauver, tes malheurs indiffèrent. Diantre ! « À chacun sa merde ».

Mais, d’ici qu’advienne la sensibilité du monde ou l’affranchissement, dans cette infamie ethnocentrique, dans cette longue traversée du désert, dans ces abîmes de traitrise, d’invectives et d’inimitié, de marre de larmes et de sang, en attendant le nouveau nègre de la république, dans ce cauchemar en plein jour, tu ne pourras point faire l’économie de la lutte, mon Poullo.

En épitaphe, ci-gît l’enfant de Bambéto, Hal ain, agneau sacrificiel de la démocratie, martyr anonyme du combat pour la liberté, mort pour la patrie.

Pourtant, ta disparition de la face de la terre n’aura pas été la mort du petit cheval. Je trinque à l’absinthe à ta mémoire.

Oury Baldé

Après ses études universitaires en France, sanctionnées par un master en économie et gestion des risques financiers, et un séjour linguistique en Angleterre, Oury Baldé a immigré au Québec où il a préparé une maitrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

En janvier, je publie aux éditions Edilivre mon premier ouvrage, Un exil québécois ou les tribulations d’un immigrant au Canada.

P.S. — Cet article est également disponible sur l’amphigouri de Oury : https://www.facebook.com/www.lamphigourideoury/.

2018-11-30 12:36:58 Oury Baldé
2018-11-30 12:35:59 Oury Baldé

2018-11-30 12:29:08

L’« extrême violence » anti-Peuls ne cessera donc pas pour demain la veille, en Guinée, même qu’on toucherait du bois ?!

À la horde des damnés de la terre, est venu désormais s’ajouter, sous nos yeux impuissants, voire indifférents, le Peul de Guinée, souffre-douleur (pourtant combattant de la première heure) de sa catin d’État, depuis des lustres.

Cyniquement, une énième fois l’histoire s’écrit en lettres de sang et de feu sous les « Tristes Tropiques », au vu et au su de bien de monde. Allez-y de votre altruisme de bon aloi ou de votre oraison funèbre, bonnes gens, si cela vous tentait ; ceci ne saurait être une alerte de détresse d’une situation désespérée de toute façon. Juste un constat.

Il ya eu : « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture/on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer/de coups, le tuer — parfaitement le tuer — sans avoir/de compte à ne rendre à personne sans avoir d’excuses/à présenter à personne/(…) un homme-pogrom/un chiot » (Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal). Il y aura dorénavant le Peul de Guinée dans la nomenclature des suppliciés du Tartare.

Ainsi donc, l’État ethnique, assis sur la foulaphobie et biberonné de vilénies cinquantenaires, n’aura été qu’un tremplin pour perpétuer ses vacheries à outrance à l’encontre des Hal ains de Peuls : les coordinations régionales, levain de querelles de clochers et de tribalisme primaire pour ostraciser un autre Hal, pourtant fort capable ; les pogroms de Siguiri, Kouroussa, pour le plus grand sadisme des apprentis sorciers politiques ; les roundés pour brocarder de prétendus esclavagistes pires que les négriers des deep southern states esclavagistes US. Puis s’en sont suivis dans un rituel macabre les sangsues de jour, l’armée phallique des bidasses, les mécréants donzos sarcophages repus de chairs peules.

Pleurer tout son saoul sur ses malheurs s’avéra limite culpabilisant. On cria surtout gare aux amalgames de nature à esseuler dans le combat démocratique payé au prix du sang d’autrui celui du compatriote.

Aux sacrifices expiatoires à notre démiurge de démocratie « bête et méchant », le Poullo se révéla encore l’agneau à immoler. Que n’ont suffi les pogroms de Bambéto-Cosa, Wanindara, Dar-Es Salam, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Diallo Télli, le complot peul, Cheitan 1976 ?

N’empêche, dans une quasi-indifférence concitoyenne, le Poullo se coltine de nouveau le martyre, son faciès balafré de douleurs, le dos en fleurs de lys, trimballant sa croix. Christ de la modernité sans la couronne d’épines, il est à vrai dire le bougnoul, l’ennemi intérieur, le métèque à déporter, perpétrateur du grand Remplacement (le fameux « Somalien » !!!) ; horsain destiné à raser les murs dans son propre pays, martyr moult fois crucifié sur l’autel de la « démocratie assassine », mais immortel comme un sphinx ; le Peul, pestiféré coupable des sept (7) péchés d’Israël pour subir tant de quolibets et de damnations !

Si l’antériorité prédestine à la terre, que les Noirs premiers s’approprient le landerneau ; les Cananéens de la terre promise d’Israël pas donc les Juifs ; les anges, Adam et Ève de toute la terre, et ce, jusqu’à Dieu le Père Seigneur des mondes. Puisqu’il faudrait remontrer par récurrence et itération à l’être premier afin de dénuder la rhétorique xénophobe et discriminatoire d’une certaine doxa.

Qu’on se le tienne pour dit ! Le Peul n’est que la victime expiatoire de l’heure ; la futilité machiavélique de l’État œuvrant, demain une autre victime tout trouvée prendra le relais des têtes de Turc actuelles de la république.

Poullo, persévère à tendre l’autre joue, resserre fort les lèvres dans ton calvaire, tiens bon à faire le décompte macabre de ta centaine de tués, sustine et abstine ; ce sera ton seul laurier de consolation, si tu estimes que la légitime défense pourtant biblique et coranique n’est pas de ce monde. Continue à faire profil bas tel un paria, résigne-toi, garde le cap dans l’ascétisme, endure en stoïque, d’ici que tu comprennes que nul ne viendra te sauver, tes malheurs indiffèrent. Diantre ! « À chacun sa merde ».

Mais, d’ici qu’advienne la sensibilité du monde ou l’affranchissement, dans cette infamie ethnocentrique, dans cette longue traversée du désert, dans ces abîmes de traitrise, d’invectives et d’inimitié, de marre de larmes et de sang, en attendant le nouveau nègre de la république, dans ce cauchemar en plein jour, tu ne pourras point faire l’économie de la lutte, mon Poullo.

En épitaphe, ci-gît l’enfant de Bambéto, Hal ain, agneau sacrificiel de la démocratie, martyr anonyme du combat pour la liberté, mort pour la patrie.

Pourtant, ta disparition de la face de la terre n’aura pas été la mort du petit cheval. Je trinque à l’absinthe à ta mémoire.

Oury Baldé

Après ses études universitaires en France, sanctionnées par un master en économie et gestion des risques financiers, et un séjour linguistique en Angleterre, Oury Baldé a immigré au Québec où il a préparé une maitrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

En janvier, je publie aux éditions Edilivre mon premier ouvrage, Un exil québécois ou les tribulations d’un immigrant au Canada.

P.S. — Cet article est également disponible sur l’amphigouri de Oury : https://www.facebook.com/www.lamphigourideoury/.

2018-11-30 12:36:58 Oury Baldé
2018-11-30 12:35:59 Oury Baldé

2018-11-30 12:29:08

L’« extrême violence » anti-Peuls ne cessera donc pas pour demain la veille, en Guinée, même qu’on toucherait du bois ?!

À la horde des damnés de la terre, est venu désormais s’ajouter, sous nos yeux impuissants, voire indifférents, le Peul de Guinée, souffre-douleur (pourtant combattant de la première heure) de sa catin d’État, depuis des lustres.

Cyniquement, une énième fois l’histoire s’écrit en lettres de sang et de feu sous les « Tristes Tropiques », au vu et au su de bien de monde. Allez-y de votre altruisme de bon aloi ou de votre oraison funèbre, bonnes gens, si cela vous tentait ; ceci ne saurait être une alerte de détresse d’une situation désespérée de toute façon. Juste un constat.

Il ya eu : « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture/on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer/de coups, le tuer — parfaitement le tuer — sans avoir/de compte à ne rendre à personne sans avoir d’excuses/à présenter à personne/(…) un homme-pogrom/un chiot » (Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal). Il y aura dorénavant le Peul de Guinée dans la nomenclature des suppliciés du Tartare.

Ainsi donc, l’État ethnique, assis sur la foulaphobie et biberonné de vilénies cinquantenaires, n’aura été qu’un tremplin pour perpétuer ses vacheries à outrance à l’encontre des Hal ains de Peuls : les coordinations régionales, levain de querelles de clochers et de tribalisme primaire pour ostraciser un autre Hal, pourtant fort capable ; les pogroms de Siguiri, Kouroussa, pour le plus grand sadisme des apprentis sorciers politiques ; les roundés pour brocarder de prétendus esclavagistes pires que les négriers des deep southern states esclavagistes US. Puis s’en sont suivis dans un rituel macabre les sangsues de jour, l’armée phallique des bidasses, les mécréants donzos sarcophages repus de chairs peules.

Pleurer tout son saoul sur ses malheurs s’avéra limite culpabilisant. On cria surtout gare aux amalgames de nature à esseuler dans le combat démocratique payé au prix du sang d’autrui celui du compatriote.

Aux sacrifices expiatoires à notre démiurge de démocratie « bête et méchant », le Poullo se révéla encore l’agneau à immoler. Que n’ont suffi les pogroms de Bambéto-Cosa, Wanindara, Dar-Es Salam, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Diallo Télli, le complot peul, Cheitan 1976 ?

N’empêche, dans une quasi-indifférence concitoyenne, le Poullo se coltine de nouveau le martyre, son faciès balafré de douleurs, le dos en fleurs de lys, trimballant sa croix. Christ de la modernité sans la couronne d’épines, il est à vrai dire le bougnoul, l’ennemi intérieur, le métèque à déporter, perpétrateur du grand Remplacement (le fameux « Somalien » !!!) ; horsain destiné à raser les murs dans son propre pays, martyr moult fois crucifié sur l’autel de la « démocratie assassine », mais immortel comme un sphinx ; le Peul, pestiféré coupable des sept (7) péchés d’Israël pour subir tant de quolibets et de damnations !

Si l’antériorité prédestine à la terre, que les Noirs premiers s’approprient le landerneau ; les Cananéens de la terre promise d’Israël pas donc les Juifs ; les anges, Adam et Ève de toute la terre, et ce, jusqu’à Dieu le Père Seigneur des mondes. Puisqu’il faudrait remontrer par récurrence et itération à l’être premier afin de dénuder la rhétorique xénophobe et discriminatoire d’une certaine doxa.

Qu’on se le tienne pour dit ! Le Peul n’est que la victime expiatoire de l’heure ; la futilité machiavélique de l’État œuvrant, demain une autre victime tout trouvée prendra le relais des têtes de Turc actuelles de la république.

Poullo, persévère à tendre l’autre joue, resserre fort les lèvres dans ton calvaire, tiens bon à faire le décompte macabre de ta centaine de tués, sustine et abstine ; ce sera ton seul laurier de consolation, si tu estimes que la légitime défense pourtant biblique et coranique n’est pas de ce monde. Continue à faire profil bas tel un paria, résigne-toi, garde le cap dans l’ascétisme, endure en stoïque, d’ici que tu comprennes que nul ne viendra te sauver, tes malheurs indiffèrent. Diantre ! « À chacun sa merde ».

Mais, d’ici qu’advienne la sensibilité du monde ou l’affranchissement, dans cette infamie ethnocentrique, dans cette longue traversée du désert, dans ces abîmes de traitrise, d’invectives et d’inimitié, de marre de larmes et de sang, en attendant le nouveau nègre de la république, dans ce cauchemar en plein jour, tu ne pourras point faire l’économie de la lutte, mon Poullo.

En épitaphe, ci-gît l’enfant de Bambéto, Hal ain, agneau sacrificiel de la démocratie, martyr anonyme du combat pour la liberté, mort pour la patrie.

Pourtant, ta disparition de la face de la terre n’aura pas été la mort du petit cheval. Je trinque à l’absinthe à ta mémoire.

Oury Baldé

Après ses études universitaires en France, sanctionnées par un master en économie et gestion des risques financiers, et un séjour linguistique en Angleterre, Oury Baldé a immigré au Québec où il a préparé une maitrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

En janvier, je publie aux éditions Edilivre mon premier ouvrage, Un exil québécois ou les tribulations d’un immigrant au Canada.

P.S. — Cet article est également disponible sur l’amphigouri de Oury : https://www.facebook.com/www.lamphigourideoury/.

2018-11-30 12:36:58 Oury Baldé
2018-11-30 12:35:59 Oury Baldé

2018-11-30 12:29:08

L’« extrême violence » anti-Peuls ne cessera donc pas pour demain la veille, en Guinée, même qu’on toucherait du bois ?!

À la horde des damnés de la terre, est venu désormais s’ajouter, sous nos yeux impuissants, voire indifférents, le Peul de Guinée, souffre-douleur (pourtant combattant de la première heure) de sa catin d’État, depuis des lustres.

Cyniquement, une énième fois l’histoire s’écrit en lettres de sang et de feu sous les « Tristes Tropiques », au vu et au su de bien de monde. Allez-y de votre altruisme de bon aloi ou de votre oraison funèbre, bonnes gens, si cela vous tentait ; ceci ne saurait être une alerte de détresse d’une situation désespérée de toute façon. Juste un constat.

Il ya eu : « l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture/on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer/de coups, le tuer — parfaitement le tuer — sans avoir/de compte à ne rendre à personne sans avoir d’excuses/à présenter à personne/(…) un homme-pogrom/un chiot » (Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal). Il y aura dorénavant le Peul de Guinée dans la nomenclature des suppliciés du Tartare.

Ainsi donc, l’État ethnique, assis sur la foulaphobie et biberonné de vilénies cinquantenaires, n’aura été qu’un tremplin pour perpétuer ses vacheries à outrance à l’encontre des Hal ains de Peuls : les coordinations régionales, levain de querelles de clochers et de tribalisme primaire pour ostraciser un autre Hal, pourtant fort capable ; les pogroms de Siguiri, Kouroussa, pour le plus grand sadisme des apprentis sorciers politiques ; les roundés pour brocarder de prétendus esclavagistes pires que les négriers des deep southern states esclavagistes US. Puis s’en sont suivis dans un rituel macabre les sangsues de jour, l’armée phallique des bidasses, les mécréants donzos sarcophages repus de chairs peules.

Pleurer tout son saoul sur ses malheurs s’avéra limite culpabilisant. On cria surtout gare aux amalgames de nature à esseuler dans le combat démocratique payé au prix du sang d’autrui celui du compatriote.

Aux sacrifices expiatoires à notre démiurge de démocratie « bête et méchant », le Poullo se révéla encore l’agneau à immoler. Que n’ont suffi les pogroms de Bambéto-Cosa, Wanindara, Dar-Es Salam, Kankan, Siguiri, Kouroussa, Diallo Télli, le complot peul, Cheitan 1976 ?

N’empêche, dans une quasi-indifférence concitoyenne, le Poullo se coltine de nouveau le martyre, son faciès balafré de douleurs, le dos en fleurs de lys, trimballant sa croix. Christ de la modernité sans la couronne d’épines, il est à vrai dire le bougnoul, l’ennemi intérieur, le métèque à déporter, perpétrateur du grand Remplacement (le fameux « Somalien » !!!) ; horsain destiné à raser les murs dans son propre pays, martyr moult fois crucifié sur l’autel de la « démocratie assassine », mais immortel comme un sphinx ; le Peul, pestiféré coupable des sept (7) péchés d’Israël pour subir tant de quolibets et de damnations !

Si l’antériorité prédestine à la terre, que les Noirs premiers s’approprient le landerneau ; les Cananéens de la terre promise d’Israël pas donc les Juifs ; les anges, Adam et Ève de toute la terre, et ce, jusqu’à Dieu le Père Seigneur des mondes. Puisqu’il faudrait remontrer par récurrence et itération à l’être premier afin de dénuder la rhétorique xénophobe et discriminatoire d’une certaine doxa.

Qu’on se le tienne pour dit ! Le Peul n’est que la victime expiatoire de l’heure ; la futilité machiavélique de l’État œuvrant, demain une autre victime tout trouvée prendra le relais des têtes de Turc actuelles de la république.

Poullo, persévère à tendre l’autre joue, resserre fort les lèvres dans ton calvaire, tiens bon à faire le décompte macabre de ta centaine de tués, sustine et abstine ; ce sera ton seul laurier de consolation, si tu estimes que la légitime défense pourtant biblique et coranique n’est pas de ce monde. Continue à faire profil bas tel un paria, résigne-toi, garde le cap dans l’ascétisme, endure en stoïque, d’ici que tu comprennes que nul ne viendra te sauver, tes malheurs indiffèrent. Diantre ! « À chacun sa merde ».

Mais, d’ici qu’advienne la sensibilité du monde ou l’affranchissement, dans cette infamie ethnocentrique, dans cette longue traversée du désert, dans ces abîmes de traitrise, d’invectives et d’inimitié, de marre de larmes et de sang, en attendant le nouveau nègre de la république, dans ce cauchemar en plein jour, tu ne pourras point faire l’économie de la lutte, mon Poullo.

En épitaphe, ci-gît l’enfant de Bambéto, Hal ain, agneau sacrificiel de la démocratie, martyr anonyme du combat pour la liberté, mort pour la patrie.

Pourtant, ta disparition de la face de la terre n’aura pas été la mort du petit cheval. Je trinque à l’absinthe à ta mémoire.

Oury Baldé

Après ses études universitaires en France, sanctionnées par un master en économie et gestion des risques financiers, et un séjour linguistique en Angleterre, Oury Baldé a immigré au Québec où il a préparé une maitrise en communication à l’Université de Sherbrooke.

En janvier, je publie aux éditions Edilivre mon premier ouvrage, Un exil québécois ou les tribulations d’un immigrant au Canada.

P.S. — Cet article est également disponible sur l’amphigouri de Oury : https://www.facebook.com/www.lamphigourideoury/.

2018-11-30 12:36:58 Oury Baldé
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