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Les fausses équivalences du ministre guinéen de la justice

Date de publication:2018-12-10 22:04:07

2018-12-10 22:02:18

En date du 4 Décembre 2018, le ministère guinéen de la justice a indiqué qu’il considérait des poursuites judiciaires par suite des déclarations qualifiées de « régionalistes et ethnocentriques » de Elhadj Saïkou Yaya Barry, Président de la Coordination Nationale des Foulbhès et Haali Poular de Guinée. Le ministère de la justice fit les mêmes jugements sur les propos tenus par Elhadj Sékhouna, le responsable de la coordination de la Basse-Côte.

Pottal-Fii-Bhantal condamne fermement l’équivalence que le ministre de la justice veut faire sur ces deux déclarations dans le but de noyauter, une fois de plus, le processus judiciaire qu’il aurait dû engager.

La déclaration signée par Elhadj Saikou Yaya s’inscrit dans une longue suite d’interpellations du gouvernement sur les crimes impunis des forces de l’ordre. Le communiqué liste des crimes ignominieux commis impunément depuis 2010 et qui ciblent principalement la communauté peule. La déclaration est assortie d’un appel au sens républicain des forces de sécurité. Enfin, elle appelle à une mobilisation pour lutter contre les crimes de l’état qui ont miné les rapports sociaux de la Guinée et gangrené l’administration. La déclaration est un sévère réquisitoire contre la justice en Guinée et la cruauté des forces de l’ordre. Du reste, le ministre et le président Alpha Condé ont reconnu publiquement la déliquescence de la justice en Guinée. Comme ils n’ont jamais pris une mesure pour y remédier, la déclaration appelle les ressortissants de la communauté peule à la résistance pour se prémunir contre les violences commises par les forces de l’ordre.   

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon saisit l’occasion pour réitérer et soutenir cet appel. Notre organisation n’a eu de cesse de rappeler que le pilier de la démocratie est la justice. En l’absence de justice, l’état devient une machine prédatrice et oppressive. Les faits et les événement politiques en Guinée sont une illustration de cet état de fait. L’état hors-la-loi et inique de notre pays ne peut se pérenniser qu’en frappant sélectivement des couches de la population ; en l’occurrence les peuls. Face à une telle situation, le devoir de tous les guinéens – en particulier ceux qui sont visés par la violence - est la résistance et la lutte pour neutraliser les abus de l’état.  C’est là un principe fondateur de toute démocratie.

L’appel de la Coordination Nationale des Foulbhès et Haali Poular de Guinée aurait dû encourager le ministre de la justice à examiner les faits documentés. Le garde-des-sceaux aurait pu user de ses prérogatives pour ordonner des enquêtes sérieuses sur les crimes rapportés afin de déterminer les responsabilités et sanctionner les coupables. Cela aurait rassuré les victimes et contribué à replacer la justice comme moyen de gestion des conflits qui secouent toute société. Mais, cela suppose un minimum de responsabilité politique et de décence morale. Malheureusement, le ministre de la justice guinéenne a montré ne pas en être pourvu. Mr. Sako a jugé plutôt utile de se lancer dans la fuite en avant dont il est adepte. Il fait dans l’amalgame qui blâme ceux qui parlent au nom des victimes et ceux qui incitent à commettre des violences.

La fausse équivalence qu’il fait est d’autant plus malencontreuse qu’il a gardé un silence coupable sur les provocations de Elhadj Sékhouna. Ces provocations sont antérieures à la déclaration de la coordination Haali-Pula. Plus gravement, les propos tenus par le responsable de la coordination de la Basse-Côte sont des violations des dispositions constitutionnelles et des lois en vigueur. À titre illustratif, en demandant que des terrains ne soient pas vendus à des guinéens qu’il traite d’étrangers, Elhadj Sékhouna fait de la discrimination ethnique. En sus, il viole les lois commerciales en encourageant le refus de vente. En soutenant que la ville de Kindia ne saurait souffrir d’avoir un maire outre que Soussou, il viole les lois électorales ainsi que des dispositions élémentaires de toute république. Enfin, les déclarations de Elhadj Sékhouna sont de l’incitation aux violences ciblant les peuls. Elles se sont soldées par des attaques de domiciles, dont celui de la belle-mère du président de l’UFDG qui vit avec sa famille à Kindia depuis plus de 50 ans.

Le mieux que Mr. Sako a décidé de faire face à ces évènements tragiques c’est de se livrer à une lamentable intimidation. Son action est un déni supplémentaire de justice sur les nombreux crimes commis par son complice Alpha Condé ainsi que le retard des procès des crimes contre l’humanité de Septembre 2009. Mr. Sako vient d’ajouter à son riche tableau de sabordage de son rôle de garant de la paix et de la justice dans notre pays.

Pottal-Fii-Bhantal, se réserve le droit d’informer toutes les instances internationales de ces actions. Nous ne manquerons de saisir l’ordre des avocats français dont Mr. Sako est membre pour les informer de son active complicité sur les crimes d’état en Guinée et les haines ethniques. Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon invite les députés de l’assemblée nationale à demander sa radiation du gouvernement du fait de la menace qu’il représente pour la paix en Guinée.

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon, rappelle au responsable de la Coordination de la Basse-Côte que dans un régime normal, il serait passible de sanctions judicaires. En plus, il a plus que démérité du rôle de leader moral dont il s’arroge. Il se fait plutôt un instrument de divisons que Alpha Condé a acquis à vil prix et qu’il utilise pour accentuer la déchirure de la nation guinéenne. Nous demandons à ses proches de lui convier ce message et de lui rappeler comment dans notre histoire ont fini les hommes qui se sont rendus responsables de crimes semblables aux siens.

Encore une fois nous demandons à nos concitoyens de ne pas céder aux chantages ethniques et aux manœuvres de division de Alpha Condé et de son administration. Nous devons tous persévérer dans la lutte pour enrayer l’impunité chronique dans notre pays. C’est le seul moyen de sortir la Guinée de l’ornière de la faillite et d’en faire une nation viable

La commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

Ampliations :

    • Commissaire Droits de l'Homme de l'ONU
    • Pramila Patten Commission des Nations Unies contre la violence sur les femmes
    • Représentant de l'Union européenne en Guinée, Ambassade de France, Ambassade des États-Unis, Ambassade d'Angleterre, Ambassade de Chine et de l'ambassade de Russie en Guinée
    • Représentant de l'Union européenne à l'ONU
    • Système de justice mondiale du département d'État américain
    • Commission du droit de l'Assemblée nationale de la Guinée
    • Ministre de la Justice et Ministre des droits de l’homme de la Guinée
    • Ambassades de la Guinée auprès des Nations Unies et les États-Unis
    • FIDH / OGDH
    • Association Guinéenne des Victimes : AVIPA, AFADIS, AGORA
    • Human Right Watch
    • Human Right First
    • International Crisis Group

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