chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Le tout premier satellite panafricain est dans l'Espace

Date de publication:2008-01-18 01:03:22

Lancé le 21 décembre 2007 le premier satellite panafricain de télécommunication tournera à 36 000 km d'altitude au-dessus de l'Equateur lorsqu'il aura atteint son orbite dite géostationnaire. Les habitants du Continent n'auront alors qu'à tourner leur antenne vers le ciel pour capter les programmes de télévisions, les liaisons Internet ou d'autres services de télécommunications.

Il s'appelle Rascom 1, il pèse 3,2 tonnes au décollage de la fusée européenne Ariane 5 qui l'a mis en orbite à partir de la base spatiale de Kourou, en Guyane française. Construit à Cannes (France) par l'industriel européen Thales Alenia Space (ALENA) le satellite est prévu pour fonctionner pendant une quinzaine d'années. Le coût du programme, qui comprend le satellite, le lancement et l'installation de quinze mille cabines par satellites en Afrique, est évalué à 400 millions de dollars par RASCOM, son propriétaire. Les deux tiers du financement ont été apportés par des acteurs privés et publics libyens, le reste étant financé par les Etats membres de Rascom et l'industriel Thales Alenia Space.

RASCOM (Regional African Satellite Communication Organization) est une organisation transcontinentale qui représente les intérêts de 45 pays africains, dont la Guinée. Créée en 1993, sa principale mission est de fournir à l'Afrique, sur une base commerciale, les capacités technologiques nécessaires pour couvrir par satellite les besoins du Continent en télécommunications (Internet, téléphonie, télévision, radio...), tant sur un plan national qu'international.

Quant à la société privée RascomStar-QAF enregistrée à l'Ile Maurice elle rassemble le fond libyen LAIP (Libya Africa Investment Portfolio, 33%), l'opérateur libyen GPTC (General Post & Telecommunications Company, 29%), l'organisation panafricaine RASCOM (26%) et Thales Alenia Space (12%). Elle est responsable de la mise en oeuvre et de la gestion du projet.

Le projet de ce premier satellite panafricain de télécommunication a pour principal objectif de développer un système unique de télécommunication basé sur l'utilisation des satellites pour relier les zones rurales entre elles, améliorer les connections inter-urbaines et inter-africaines et réduire la dépendance de l'Afrique vis-à-vis des systèmes internationaux comme Intelsat. Il a été intégré dès 2002 dans le plan stratégique d'action à court terme du NEPAD (New Partnership for Africa’s Development).

"Tous les africains sont heureux de partager ce moment historique avec nous", s'est réjouit à Kourou, après le lancement, Faraj Elamari, le directeur général de la société Rascomstar-QAF. "Rascom-QAF1 va contribuer à combler le fossé numérique entre l'Afrique et le reste du monde. Cela nous permettra d'économiser des centaines de millions de dollars qui sont aujourd'hui dépensés pour recourir à des opérateurs internationaux", a précisé Faraj Elamari. Selon Rascom, cent trente mille villages et villes isolés doivent être connectés à haute vitesse avec le monde entier.

D'après Pierre Paul Njonga, chef de projet RASCOM-QAF1 auprès de la compagnie camerounaise CAMTEL, les pays africains economiseront en moyenne chaque année 250 milliards de fcfa (560 million de dollars US ) au niveau des frais de location des satellites non africains pour les communications entre les pays du Continent.

"Au dernier sommet de Kigali, nous avons décidé qu'en 2012, tous les villages africains devraient être connectés avec des réseaux large bande au système mondial de télécommunications", a indiqué, à la presse, M. Akossi, secrétaire général de l'Union africaine de télécommunications. "Il y aura beaucoup d'autres satellites Rascom, car 80 % des capacités de ce premier satellite sont déjà réservées", a ajouté M. Akkossi. "Les synergies entre les 46 membres de Rascom vont permettre à nos populations de bénéficier de prix abordables pour les communications, car la plupart d'entre elles vivent au dessous du seuil de pauvreté.", a expliqué, à Kourou, Maigri Bello Bouba, ministre des postes et télécommunications camerounais.

Problèmes après le lancement

En principe la mise en service opérationnelle est prévue pour avril 2008. Mais moins de dix jours après son lancement l'opérateur doit faire face à un coup dur : suite à un problème de fuite dans le système de pressurisation des réservoirs d'hélium, les opérations de mise à poste ont dû être stoppées le 29 décembre dernier. Par ces opérations le satellite devait être guidé à son orbite géostationnaire définitive. L'hélium est le gaz utilisé dans la propulsion du satellite.

Ce n'est que le 08 janvier que le constructeur a pu annoncer une nouvelle étape dans les opérations de mise à poste du satellite panafricain. "En faisant le meilleur usage possible de l'hélium pressurisé restant", Thales Alenia Space a annoncé qu'il essayait de mener l'engin à une orbite sûre à partir de laquelle des analyses poussées concernant la possibilité de le placer à son orbite définitive seraient possibles. Si ces opérations se déroulent avec succès, la durée de vie du satellite sera considérablement réduite. Dans le cas contraire, le satellite pourrait être déclaré comme perdu.

Suivre les mouvements de RASCOM 1

Suivre les mouvements de RASCOM 1

Vous pouvez suivre à tout moment les mouvements du satellite RASCOM 1 en suivant ce lien : http://www.n2yo.com/?s=32387 . Vous y trouverez même ses coordonnées exactes à l'instant où vous lisez cet article.

A ce moment-ci par exemple, nous sommes le jeudi , 17 janvier 2008 à 23:55:22 GMT RASCOM-QAF 1 se trouve à une altitude de 19021,23 km et sa vitesse est de 3204 km/h (rappelons qu'à certaines phases cette vitesse dépasse 26 000 km/h !). Il fait le tour de la Terre en 10 h 37 min 48 secondes.

 

Roufaou Oumarou

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.