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Lansinè Kouyaté : un gourmand qui tourmente

Date de publication:2008-01-22 19:55:31

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info


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Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Kourouma
2008-01-22 19:56:54 Kourouma

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Sangaré
2008-01-22 19:56:54 Sangaré

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Camara Mohamed
2008-01-22 19:56:54 Camara Mohamed

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Thierno A. DIALLO
2008-01-22 19:56:54 Thierno A. DIALLO

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 KABA Sékou
2008-01-22 19:56:54 KABA Sékou

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 conde
2008-01-22 19:56:54 conde

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 GuineePresse.info
2008-01-22 19:56:54 GuineePresse.info

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 mamadou poreda diallo
2008-01-22 19:56:54 mamadou poreda diallo

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Ansoumane Doré
2008-01-22 19:56:54 Ansoumane Doré

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Jean Soumah
2008-01-22 19:56:54 Jean Soumah

Internautes de tous horizons, je vous salue !

Il ne vous a pas échappé que depuis un certain temps, j’attaque la politique de notre Premier ministre. Il ne s ‘agit nullement d’un « anti-kouyatisme » primaire. Je respecte la personne de Ladji Lansinè Kouyaté mais je pense que c’est un devoir d’attirer l’attention de tous sur la conduite néfaste du chef de gouvernement de notre pays !

J’invite chacun à lire attentivement la « feuille de route pour un développement durable en Guinée », publiée en exclusivité sur le site « guineepresse.info » afin de juger la politique menée depuis bientôt un an par L. Kouyaté.

J’ai essayé , de mon mieux, d’identifier des éléments « positifs » de l’action de notre PM.

Voyons, d’abord, ce que certains appellent, par euphémisme, les « acquis du gouvernement Kouyaté » :

1°) l’électricité

Conakry ( qui n’est pas toute la Guinée ! ) reste certainement la capitale la moins éclairée du monde. Il semblerait qu’un effort ait été fait pour éclairer des carrefours. Je pense qu’il aurait fallu donner la priorité aux concessions car les habitants ont plus besoin d’électricité à leur domicile que dans la rue. Quand quelqu’un est nu, offrez-lui un boubou plutôt que des rideaux !

Curieusement, à cause de la CAN 2008, il y a de l’électricité car le gouvernement a peur d’une réaction violente de la jeunesse. Sans courant pour suivre les compétitions de football, il y aurait certainement de l’électricité dans l’air. C’est dire qu’on peut faire quelque chose, si on en a la volonté !

Pour l’instant, nulle part ailleurs l’Afrique « Noire » n’a mieux porté son qualificatif qu’en Guinée, à la tombée de la nuit. Conakry est ainsi la capitale peu enviable de la bougie.

2°) la reprise des relations avec les bailleurs de fonds

Après un demi siècle d’ « indépendance », sommes-nous condamnés à recevoir structurellement une aide financière de l’extérieur ? Une Guinée bien gérée pourrait être exportatrice de capitaux. On ne peut jamais remplir un panier percé. On nous parle à longueur de journée de forums des investisseurs ! On oublie de nous dire que ces derniers tiennent compte des risques d’un pays avant d’y engager leurs fonds. Ne confondons pas l’intention annoncée par certains et la réalisation souhaitée par d’autres. Les forums sont des lieux de discussions où on mange et où on boit ! Kouyaté , friand d’honneurs, s’y rend pour y manger et aussi pour y boire. C’est en cela qu’il est plus gourmand que gourmet ! De plus, son goût immodéré du luxe fait qu’il aime les suites des grands hôtels.

3°) la révision des contrats miniers

On aurait révisé 69 contrats miniers. Mais sur combien ? Et de quelle manière ? C’est probable que la Guinée ait plus de contrats miniers que de députés ! Est-ce nécessaire d’en avoir autant ? C’est à se demander si c’est parce que la Guinée est un pays minier que ses dirigeants traînent autant de casseroles ! Remarquez que tous ceux qui ont occupé le Ministère des Mines ont bonne mine.

4°) la visibilité extérieure

On nous dit que la Guinée est mieux connue à l’extérieur depuis l’arrivée de L. Kouyaté à la primature. C’est vrai, mais de manière négative. Force est de constater qu’il voyage beaucoup trop. En réalité il s’agit plus d’agitation que d’action. On nous confond toujours ( même en pleine lumière ) avec la Guinée-Bissau voisine ! J’aurais préféré une visibilité « intérieure » pour nos populations en quête d’une administration à leur service, qu’une popularité à Tripoli.

5°) la baisse de l’inflation

Elle serait passée de 40 à 12% ! C’est possible mais demandez aux pauvres gens ce qu’elles pensent de leur pouvoir d’achat ! Une monnaie ne vaut que par ce dont elle permet de se procurer.

Voyons, ensuite, ce que Lansinè Kouyaté a réellement fait.

a) Il a formé un soi-disant gouvernement de consensus

Le mot « consensus » est agréable puisqu’il signifie un accord entre tous. En Guinée, il n’a pas pris ce sens car les partis politiques n’ont pas été consultés pour la formation du gouvernement. En fait, c’est un gouvernement de missions qui a été mis sur pied, missions définies sur la « feuille de route ». Aucune des missions n’a été remplie. Bien au contraire, L. Kouyaté a monté une équipe et nommé des gouverneurs et des préfets, sans tenir compte des réalités du pays, ce qui est porteur de risques majeurs de confrontation entre Guinéens.

De ce fait, le mot « consensus » est phonétiquement négatif en Guinée car il inspire triplement la confusion ambiante, le sang versé en février 2007 et la suspicion qui règne entre les dirigeants du pays.

b) Il dilapide les ressources du pays

L. Kouyaté mène un train de vie pharaonique. Ses voyages sont coûteux et il gère de façon très ciblée les deniers publics ( comités de soutien, rénovation de résidences, réunions spectaculaires, etc…). Tout cet argent aurait pu permettre, par exemple, la modernisation de nos hôpitaux . C’est « monsieur dépenses » ! Imaginez qu’on convertisse en manioc tout l’argent accumulé par L. Kouyaté depuis qu’il est PM. Notre touristique Guinée aurait ses pyramides… de tapioca !

c) Il brade le patrimoine national et fait du favoritisme

Il n’y a ni éthique, ni transparence dans aucun appel d’offre fait par notre PM. C’est à se demander si la Guinée appartient aux Guinéens. Il n’a jamais fait le point sur l’emploi des dons et des prêts obtenus de l’extérieur.

d) Il veut restaurer l’ancien régime, responsable de nos malheurs

Son comportement donne l’impression que Kouyaté s’est fixé pour mission de ramener le sinistre PDG au pouvoir. Les Guinéens manquent d’électricité mais ils sont au courant de tout ce qui se trame.

L. Kouyaté n’a pas le sens du partage. Il veut tout, tout de suite et pour lui et son clan.

Voilà le PM qui gère la Guinée depuis les évènements douloureux de janvier et de février 2007 ! On le dit compétent au point de le comparer à une bonne graine qui aurait donné une mauvaise récolte, compte tenu de circonstances particulières. En réalité, Kouyaté est une bonne « mauvaise graine ». Une petite leçon de botanique « politique » s’impose. Quand on parle de l’incompétence de quelqu’un, c’est toujours par rapport à la mission qui lui est confiée. On n’est jamais compétent pour tout ni incompétent dans aucun autre domaine ! Certains sont, par exemple, capables de jouer au football, d’autres de gérer une ferme agropastorale, d’autres encore, de faire les deux à la fois.

L. Kouyaté a fait des études supérieures et a été « diplomate ». Il a eu beaucoup de chances dans sa carrière, ce qui n’est point flatteur car une chance sous-entend souvent un déficit de talents compensé par une réussite par hasard. On peut aussi avoir du talent pour une mission mais ne pas la réussir. C’est de la poisse ! Peut-être que L. Kouyaté a des talents cachés, nul n’étant nul pour tout ! Mais en ce qui concerne la primature, il n’a pas donné satisfaction. Pire, il a semé le doute et soulevé des inquiétudes. Donc, pour le travail qui lui est confié, il est incompétent. Par ailleurs, cet universitaire vient de rater tous ses partiels et l’impatient Khadafi, qui n’aime pas les redoublants, ne doit pas être content de ses prestations. Est-ce pour faire patienter le Colonel libyen que notre équipement hôtelier a été bradé à la Libye ?

L. Kouyaté n’était pas la graine qu’il fallait à la Guinée mais comme toute mauvaise graine, elle a si bien poussé qu’il est maintenant plus difficile de débroussailler le terrain !

Voyons, enfin, ce qu’il faudrait faire.

Le gouvernement de L. Kouyaté n’a rien de consensuel. Par ailleurs, il n’a accompli aucune des missions de la « feuille de route », considérée comme une feuille de patate à brouter. Personne n’a exigé de Kouyaté de fournir de l’eau et de l’électricité à tout le monde du jour au lendemain car c’est une tâche immense. Nos populations ont soif de justice et ont besoin qu’on leur donne espoir. L’important est la direction suivie, pour la vitesse, ça peut se discuter !

Ne rêvons plus car au temps des missionnaires s’est succédé celui des gestionnaires. L’idéal pour la Guinée serait d’avoir un gouvernement d’union nationale. Mais cela suppose des élections libres et justes et que le parti politique vainqueur s’allie à d’autres partis pour effectuer les réformes profondes dont le pays a besoin. Cet aspect a été souligné avec talent par Ansoumane Doré dans la « suite et fin » de son article fleuve intitulé « L’unité guinéenne ». En lisant ce compatriote, je me suis cru au bord du Djoliba et pensé qu’il s’agissait de son testament électronique. Il m’a rassuré qu’il continuera de se servir de sa plume.

Avant ce gouvernement d’union nationale, on pourrait envisager un gouvernement d’unité nationale tenant compte de toutes les sensibilités mais sur la base de la compétence. Le salut de la Guinée en dépend.

Pour le moment, la Guinée s’enfonce alors que sa caste politique est plus intéressée par la CAN 2008 qui se déroule au Ghana. Avec cette démission collective, un conseil des ministres, sous la haute présidence de « Son excellence, Monsieur L. Kouyaté, Premier Ministre et chef du gouvernement de consensus », pourrait se tenir à Koumassi, en pays ashanti.

J’ai mal à la Guinée ! Et vous ?


Ibrahima Kylé DIALLO
Directeur de rédaction www.guineepresse.info

2008-01-22 19:55:31 Santy keita
2008-01-22 19:56:54 Santy keita
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