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Tchad : L'EUFOR ne soutiendra pas Déby

Date de publication:2008-01-26 00:18:22

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner a assuré, vendredi, que l'EUFOR, la force européenne de maintien de la paix qui se déploiera en février dans l'est du Tchad, ne soutiendra pas le président tchadien Idriss Déby contre les rebelles.

"Cette opération est une opération très simple (qui) ne soutient pas le président Déby", a affirmé Bernard Kouchner depuis la République démocratique du Congo où il se trouve actuellement en visite.

Les groupes rebelles dans l'est du Tchad ont menacé d'attaquer la force européenne si elle s'ingère dans leur campagne contre Déby ou se range contre eux aux côtés des forces gouvernementales tchadiennes. Ils se rappellent certainement que dans le passé l’armée français était intervenu directement dans les combats pour sauver Idriss Déby

La mission officielle de l’EUFOR est de sécuriser la région à la frontière avec le Darfour pour permettre à la communauté internationale de fournir de l’aide humanitaire aux populations du Darfour.

Au courant de l’année 2007 des Mirages de l’Armée de l’air françaises avaient attaqué les colonnes des rebelles en avance vers Djamena. La France fournit au Tchad des renseignements précieux recoltés par ses satellites et ses avions de reconnaissance aérienne ainsi que les armes pour eviter le renversement du regime du President Déby. En contrepartie celui-ci soutient la France et l’Europe dans leur politique au Darfour.

La France possède plusieurs bases militaires au Tchad (Djamena, Faya Largeau et Abéché) totalisant environ 1000 militaires détachés des Armées de terre, de l’air, de la Gendarmérie et des Services Spéciaux. Officiellement ils sont là pour «assurer la sécurité des ressortissants français, apporter un soutien à l’armée tchadienne en contribuant à l’instruction et en apportant une aide matérielle aux différentes armées». Dotée de moyens de surveillance et de communication sophistiqués, la présence militaire française ne s’est jamais interrompue dépuis l’indépendance du pays en 1960. Aujourd’hui comme hier elle intervient dans les rébellions et les coups d’Etat que connaît régulièrement le Tchad pour faire et défaire les regimes qui s’y sont succédés.

L’actuel president Idriss Deby, tombeur d’Hissène Habré en 1990, n’avait pu prendre et conserver le pouvoir que grâce à la France. Lors d’une de ces tentatives de coup d’Etat contre lui en mars 2006 c’est sous escorte de l’armée française que Deby avait pu regagné la présidence. Par un référendum très largement contesté au niveau national, le Président tchadien avait fait modifier la constitution du pays en 2005 pour supprimer la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels et se faire réélir en 2006 lors d'une élection présidentielle boycottée et contestée par l'opposition. Arrivé au pouvoir par la force en décembre 1990, Idriss Déby Itno a été élu en 1996, puis réélu une seconde fois en 2001, ces dernières élections ayant été marquées par des fraudes massives.

A côté de l'opposition parlementaire le regime tchadien fait dépuis des années face à plusieurs groupes rebelles armés opérant à partir des pays voisins ou du nord du pays. Tous justifient l'usage de la force armée par le manque de perspective d'obtenir l'alternance politique par des moyens démocratiques.

Roufaou Oumarou

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