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La Guinée, le réseau Franceafrique et la guerre civile qui pointe à l’horizon

Date de publication:2009-08-14 13:43:34

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY

Commentaires


2009-08-14 13:43:34 Sadio Barry

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Sadio Barry
2009-08-14 13:43:34 Doumbouya

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Doumbouya
2009-08-14 13:43:34 Oumar BAH

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Oumar BAH
2009-08-14 13:43:34 Alphady Sy

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Alphady Sy
2009-08-14 13:43:34 YSOUARE

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 YSOUARE
2009-08-14 13:43:34 MARA

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 MARA
2009-08-14 13:43:34 Lycéen

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Lycéen
2009-08-14 13:43:34 M. Sylla

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 M. Sylla
2009-08-14 13:43:34 diallo soulé

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 diallo soulé
2009-08-14 13:43:34 Solo Keita

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Solo Keita
2009-08-14 13:43:34 CISSE

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 CISSE
2009-08-14 13:43:34 Cheik Oumar Camara

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Cheik Oumar Camara
2009-08-14 13:43:34 Le Foutanké

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Le Foutanké
2009-08-14 13:43:34 aboubacar soumah

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 aboubacar soumah
2009-08-14 13:43:34 Alphady Sy

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Alphady Sy
2009-08-14 13:43:34 Alphadio DIALLO

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Alphadio DIALLO
2009-08-14 13:43:34 Alphady Sy

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Alphady Sy
2009-08-14 13:43:34 Thierno A DIALLO

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Thierno A DIALLO
2009-08-14 13:43:34 Woulé khono

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Woulé khono
2009-08-14 13:43:34 Ali Camara

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Ali Camara
2009-08-14 13:43:34 Souaré

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Souaré
2009-08-14 13:43:34 Thierno A DIALLO

2009-08-14 15:55:56

Certains trouveront le mot guerre civile exagéré peut-être. Je les renvoie aux discours de Dadis et je signale que beaucoup d’autres pays qui n’ont pas connu une telle impasse politique qui prévaut actuellement en Guinée ont basculé dans la guerre civile. Nous devons donc prendre conscience et faire tout pour éviter le pire à notre pays. 

En moins de deux semaines, le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, s’est rendu deux fois en Guinée. Le prétexte pour cette seconde visite a été la remise du prix d’excellence décerné au Capitaine Moussa Dadis Camara pour, dit-on, ses efforts dans la lutte contre le trafic de la drogue.
 
Oublié le fait que Dadis a laissé partir les barons du cartel de la cocaïne qui ont eu l’audace de venir proposer un marché de gagnant-gagnant au président du CNDD et à son ministre de la défense avec une offre de 2 milliards de nos Francs. Cette affirmation fut faite par Dadis lui-même le 10 février 2009 au Palais du peuple et devant la presse internationale. A cette occasion, Dadis disait : « Ce pouvoir, je dis bien ce pouvoir, on va le donner à un civil qui est propre, à un civil qui ne s’est pas impliqué dans les affaires de l’Etat avec les gouvernements précédents ».
 
Par cette déclaration, le chef du CNDD a manipulé le RPG et son chef Alpha Condé qui évitent désormais de faire toute pression sur la junte militaire. La passivité du vrai doyen des leaders politiques a entraîné celle des autres, avec pour conséquence, le risque de report des élections et la probable candidature de Dadis en 2010. Tous perdront ensemble et la Guinée ira tout droit au chaos sur tous les plans.
 
C’est difficile de comprendre qu’un jeune militaire sans niveau ni éducation puisse venir suspendre la constitution et toutes les institutions républicaines, interdire les activités politiques, démolir des habitations, se substituer à la justice et à la police, pratiquer des arrestations arbitraires pendant 8 mois sans que l’opposition politique ne lève le simple petit doigt pour au moins critiquer un seul de ses actes ! 

Depuis 8 mois, une épuration qui ne dit pas son nom est en cours au sein de l’armée. Tout militaire soupçonné valoir quelque chose est arrêté, torturé et gardé au secret sans aucune émotion de la classe politique. Pivi qui a été garde-du-corps de Charles Taylor avant de venir en Guinée est allé chercher ses anciens amis du Libéria et des milices de la Forêt pour constituer son ministère. On est entrain de recruter massivement des Forestiers de façon illégale dans l’armée. A bien voir les gardes autour de Pivi et de Dadis, on a du mal à reconnaître des Guinéens en eux, tant dans leur apparence que dans leur éducation : ils n’ont de respect pour personne en Guinée, ni même pour leurs chefs hiérarchiques ! Ils ont un langage vulgaire et ordurier.

Dadis aurait reçu beaucoup d’argent de Kadhafi et du roi de Maroc pour réussir son installation durable au pouvoir. D’ailleurs, il distribue des milliards de FG et des voitures de luxe actuellement en Guinée à des personnes qui seront capables de le soutenir. Il dit ne pas s’intéresser au net (qu’il recommandait à la jeunesse guinéenne au mois de mars) mais il cherche à gagner la sympathie de certains gérants de site. C’est le cas du responsable d’un site que je connais bien qui a reçu une très belle voiture de Dadis. Le cas de ce dernier qui est un homme intellectuel et conscient ne m’inquiète pas mais Dadis ne ferait pas tout cela en affirmant haut et fort que lui n’a pas besoin de l’argent de l’Etat s’il n’a pas une autre source de financement. (Lire 1). 

Pourquoi Dadis va-t-il distribuer tout cet argent et ces véhicules s’il doit quitter le pouvoir dans 4 mois ?
 
Le chef du CNDD a fait savoir qu’il ne s’engage à ne pas être candidat qu’en 2009. Cela veut dire que s’il n’y a pas d’élections en 2009, il n’y aura pas de changement en Guinée. Dadis ne ferait pas tout ce qu’il est entrain de faire et être candidat aux élections pour s’humilier après avec une défaite. S’il est candidat, ce serait avec l’argument que c’est le peuple qui le veut. Alors il ne va pas proclamer des résultats contraires à cette affirmation. C’est tellement évident q’on n’a pas besoin de faire des études de sciences politiques pour comprendre cela. Si donc les partis politiques guinéens continuent à dormir et à rester dans la démagogie face au CNDD, qu’ils ne s’amusent pas à appeler la communauté internationale à l'aide après avoir contribué à faire échouer le chronogramme 2009 qui nous aide à sortir de la crise et du régime militaire.
 
Après le "Grand domaine" (Selon les propres termes de Dadis) offert à Wade en Guinée, nous apprenons que le chef du CNDD qui disait lutter contre le népotisme, le favoritisme et la corruption vient de céder un complexe industriel (Aredor) à un de ses proches (Lire 2). Toujours aucun mot ni des syndicats ni des partis politiques ! On comprend aujourd’hui la colère de Dadis contre le PM Kabinet Komara lors que ce dernier s’est intéressé à une société aurifère de Guinée (écouter l’audio à droite). Dadis lui-même a son programme sur ces sociétés lucratives en Guinée.
 
Nous devons attirer l’attention de Dadis, de ses amis, de son "vieux père" Wade et des hommes d’affaires véreux sur une chose :
 
L’Etat guinéen est dans une situation d’exception. Les dirigeants actuels ne sont pas élus par le peuple. Ils ont pris le pouvoir par la force. Ils sont tolérés mais ils ne sont pas reconnus par les autres Etats qui les somment d’organiser les élections libres et transparentes pour remettre le pouvoir à des autorités élues légalement. Donc tout acte posé par le régime actuel (des accords ou des contrats économiques et commerciaux, dons ou cessions des domaines de l’Etat etc.) sera nul et non avenu et leurs bénéficiaires seront poursuivis par le futur Etat de droit..
 
Quant au CIMA, Conseil International des Managers Africains, il ne s’agit nullement d’une organisation sérieuse. Ce groupe a été fondé par les barons de la Franceafrique qui trouvent en Dadis le bouffon par lequel on peut enfin organiser le pillage de la Guinée. En effet, la légèreté avec laquelle Dadis cède nos patrimoines peut bien attirer des vautours sur la Guinée.
 
Sur la page officielle du CIMA, on peut lire :
 
« Le Conseil International des Managers Africains a été créé sous les sages conseils de leurs Excellences Félix HOUPHOUËT BOIGNY, premier Président de la République de Côte d’ivoire, Abdou DIOUF, deuxième Président de la République du Sénégal et Paul BIYA, Président de la République du CAMEROUN. » (Lire 3).
 
L’organisation est dirigée actuellement par le sénégalais Sidi Abd Allah SY. Ce n’est donc pas par hasard que Abdoulaye Wade ait été choisi pour remettre le prix à Dadis.
 
S’agissant du « forum économique de l’Afrique gagnante » du CIMA, ses parrains sont cités dans l’ordre que vous devez bien remarquez :
 
« Chefs d’Etats des pays suivants : Sénégal, Gabon, Côtes d’Ivoire, Burkina-Faso, Togo, Cameroun, Bénin, Mali, Namibie, Angola… »
 
Il faudra tout de même remarquer que Wade a été le seul à se rendre à cette cérémonie de remise de prix au Capitaine Moussa Dadis Camara. Rappelons-nous également du rôle que Wade a joué pour rendre la succession dynastique des Eyadema possible au Togo, après que ce peuple ait presque retrouvé de l’espoir.
 
En juillet 2009, le même CIMA a donné "les prix de l'Oscar de l'excellence" aux Ivoiriens MM. Lansiné Kety Soumaharo et Touré Ahmed Bouah, pour, entre autres, avoir aidé le président Laurent Gbagbo à loger les forces de défense et de sécurité ivoirienne (Fds).
 
Ils sont respectivement Directeur général de l'Agence de gestion foncière (Agef) et Président du conseil d'administration de la Société pour la promotion de l'habitat, l'immobilier et de l'aménagement (Sophia). (Lire 4)
 
Les nouveaux engagements officiels non respectés de Dadis et du CNDD
 
- La Commission Ad hoc devait réaliser ses travaux dans un délai de 10 jours à compter du lundi 20 juillet 2009. Elle ne devait exister que pour 10 jours. Nous sommes le 14 août 2009 et elle n’a pas encore rendu son travail.
 
- Le CNT devait être opérationnel en fin mars 2009. Avec le coup de théâtre Rabiyatou-Jean Marie Doré, cet organe devait suivre la commission ad hoc et être opérationnel avant la fin du mois de juillet 2009. Il devait finir son mandat avant la fin du mois d’août 2009. C’est seulement hier 13.08.2009 que le texte autorisant sa création sur papier a été promulgué. Il sera pléthorique et composé de 244 membres parmi lesquels des religieux (une soixantaine), des cultivateurs, des mouvements des paysans et des jeunes etc. qui doivent tous comprendre chaque texte de la constitution avant de l’adopter. A cette allure, cet organe ne finira pas son travail avant 3 ans. Surtout que ses membres ne tarderont pas à recevoir des cadeaux de Dadis.
 
Pour sortir de la crise
 
Il ne reste plus qu’une solution en Guinée pour éviter le maintien des militaires au pouvoir et les risques que cela comporte: vu que le CNDD n’a pas pu mettre sur pieds l’organe qui doit assainir les textes de constitution pendant 8 mois et que cet organe, dans sa forme actuelle sur papier n’a aucune compétence juridique, les partis politiques doivent prendre leurs responsabilités et se démarquer dès maintenant des forces vives pour exiger ce qui suit :
 
- plus besoin de commission ad hoc ni du CNT qui sont des facteurs de division et de retard. Le CNDD doit immédiatement lever la suspension de la constitution existante et les restrictions des droits politiques afin que les campagnes électorales commencent sans délais. Les élections doivent se tenir en 2009 conformément aux engagements de Dadis et du CNDD. Le parlement qui sera élu s’occupera de la révision de la constitution qui sera soumis au référendum après les présidentielles.
 
- les partis politiques sont invités à s’accorder sur le principe que ces élections ne mènent pas à la défaite d’un quelconque parti en Guinée, autre que celui des militaires non-patriotes qui veulent prendre le peuple en otage. Ils doivent signer un accord de constituer un gouvernement d’union nationale après les élections pour ce mandat qui va suivre afin de donner une base solide au décollage politique et économique à la Guinée. Tous, ensemble, les Guinéens doivent réfléchir et construire une base de fonctionnement de notre société pour l’avenir.
 
Ce départ, il nous le faut maintenant ; car aujourd’hui, il faut reconnaître que nous sommes tombés trop bas. La misère s’aggrave avec son cortège de l’inflation: 100 euro s’échangent déjà à plus de 720.000 FG.
 

La Guinée est tombées trop bas ! Cela a commencé quand des leaders politiques, des intellectuels et autres acteurs sociaux disaient que la solution chez nous, c’est un coup d’Etat, c’est l’armée. Cette armée qui se révolte de devoir payer du riz dix fois moins que les civils.

La démission a été collective. Nous avons fait violence à notre patrie en occasionnant que dans l’Histoire de ce pays, on retienne qu’un Dadis a été chef d’Etat, qu’un Pivi, qu’un Thiégboro, qu’un Issa Camara, qu’un Moussa Keita aient eu rang de ministre ! La Guinée est tombée trop bas ! Plus personne, plus aucune institution n’est crédible dans ce pays :

- l’armée a perdu sa crédibilité
- la société civile a perdu sa crédibilité
- les partis politiques et leurs leaders ont perdu leur crédibilité
- les religieux ont perdu leur crédibilité
- les syndicats ont perdu leur crédibilité
 
Eh les Guinéens, à quand le réveil !?
 
La seule chose qui atténue l’humiliation des Guinéens face au monde est qu’on peut encore dire que le CNDD n’a pas été élu par le peuple guinéen. Le peuple le subit parce que cette bande armée a fait un coup d’Etat et s’est imposée par les armes. Nous perdrons cet argument si les élections n’ont pas lieu en 2009 et que le groupe se fasse légitimer par des élections truquées en 2010.
 
 
 
SADIO BARRY
2009-08-14 13:44:53 Thierno A DIALLO
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