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La révolution des Nigauds

Date de publication:2009-08-24 16:58:56

2009-08-24 18:54:57 

Nigauds parce que c’est dans nos rangs, nous qui prétendons vouloir que Dadis et son groupe s’en aillent, que l’on retrouve:  

-         Ceux qui veulent les audits avant les élections, sans règlement de comptes(?).
-         Ceux qui veulent les présidentielles avant les législatives et vice versa. 
-         Ceux qui ne veulent pas des anciens collaborateurs des régimes précédents.
-         Ceux qui pensent que les leaders des autres partis ne doivent pas accéder au pouvoir pour multiples raisons. 
-          Ceux qui pensent qu’une fois Dadis confirmé au pourvoir c’est leur communauté qui serait favorisée ou défavorisée. 
-         Ceux qui croient que  les discours de Dadis leur sont favorables tantôt défavorables.
-         Ceux qui veulent des conférences nationales avant les élections. 
-         Ceux qui veulent les élections en  2009 ou 2010 : Qu’est ce qui va changer entre temps?
-         Ceux qui pensent qu’il faut ménager Dadis pour le faire partir tranquillement dans la "paix" : quelle paix, celle de la famine, du chômage, des abus militaires… ?
-         Ceux qui croient que Dadis doit d’ abord nettoyer la maison: Quelle maison, la sienne est-elle propre?

Bref, vous remarquerez que nous disons tous que Dadis doit s’en aller, mais …  Puis nous débattons et débattons comme si la Guinée était une démocratie confirmée. C’est tout comme lorsque nos compatriotes mourraient pour le départ de Conté, nous débattions de constitution et autres postes de premier-ministre.

C’est de ce malheureux "mais" que se servent Dadis et ses agents de la démobilisation pour jouer les prolongations. Il sait, mieux que tout le monde, que ses flagorneurs sont peu nombreux et qu’une bonne partie de "ses amis" abandonneraient le navire à la moindre alerte sérieuse. Cependant, il faut bien reconnaitre que leur engagement ne souffre d’aucune condition : Dadis doit rester quelque soit le prix à payer.

C’est à ce titre que certains pensent qu’il serait opportun de braquer certaines communautés les unes contre les autres pour accomplir leur sorcellerie qu’ils déguisent en prophétie. L’on vous parle de sac de riz estampillé Fouta-Djallon, de Telli Diallo , Saifoulaye Diallo, Diarra Traoré, comme si l’ on veut nous apprendre à nouveau l’histoire de la Guinée qu’ ils n’ ont jamais pu expliquer, par roublardise. La génération dont je me réclame a appris à lire le contenu d’un texte en même temps que les motivations et intentions de son auteur. Nous avons compris, ce qu’il y’ a lieu de l’être et qui complique cette vérité historique, et avons choisit d’aller de l’avant : progresser en veillant à ce que les déraisons collectives ne se répètent plus.

Pourquoi avoir passé sous-silence les légendes que l’on nous raconte aujourd’hui pendant que Lansana Kouyaté était aux affaires et que nos conteurs le considérait comme homme à abattre parce que PIVI et autres voyous étaient en action au sein d’un groupe qu’il voulait nous présenter comme "Frange républicaine de l’armée" ? Il n’était pas question des insuffisances de ce dernier et du pouvoir auquel il rendait service, mais bien de Sékou Touré et du PDG que l’on disait unique responsable de nos malheurs. Machiavélisme qui consiste à faire croire aux uns que l’on est avec eux pour s’attaquer (c’est de cela qu’il s’agit pour eux et non d’une quelconque vérité historique) aux autres, parce que les actions des premiers mèneront certainement à un dénouement favorable à leur dessein inavoué : faire partie des 20% de Pareto (c'est-à-dire, des bénéficiaires du système en place).

Aujourd’hui, ils veulent nous dire que c’est Telli et Saifoulaye Diallo qui sont à la tête de la résistance, qui est actuellement en court en Guinée, contre l’imposture Dadissienne. DIVISER POUR REGNER : Il n’y a que les personnes de bonne foi pour en être désabusées.

Toujours selon nos magiciens de la division, hier c’était Lansana Conté qui avait éliminé Diarra Traoré (ce qui n’est plus le cas apparemment), Sékou Touré le torpilleur du développement et de l’émancipation de la Guinée, Alpha Condé un rebelle, Bah Mamadou un ethnocentriste, Siradiou Diallo un mercenaire etc… Depuis le 23 décembre la cassette a changé, c’est comme ça, ils écrivent l’histoire selon leurs relations et non tel que les faits se sont déroulés : vous dites retour à l’ordre constitutionnel, ils rétorquent que vous soutenez Aboubacar Somparé, vous réclamez les élections, ils disent que vous êtes manipulés par Cellou, Alpha Condé etc… Comme s’il n’y avait que deux ou trois leaders politiques en Guinée, lorsque vous démontrer avec tous les arguments utiles que Dadis doit s’en aller, ils laissent aller leur imagination ; vous devenez ethnocentriste, lié à l’un de nos anciens que vous tenterez de ressusciter. Parlez d’audits en bonne et due forme et vous passez pour un ethno-corrompu. Ils reviendront nous faire un championnat d’oraisons funèbres lorsque ceux qui se sacrifient pour nous ne seront plus.

Chers compatriotes, il  nous incombe de rompre avec  ce passé douloureux, fait de mensonges, de manipulations, de délations, de toutes sortes de bassesses éhontées qui entachent notre fierté nationale, et empoisonnent notre mémoire collective. Parler d’ethnie dans le contexte actuel c’est faire preuve de simplicité d’esprit et de légèreté intellectuelle, céder à cet autre faut débat aujourd’hui c’est favoriser la démobilisation de nos compatriotes au détriment de l’essentiel : Le Départ de Dadis et son clan au plus vite.

Nous qui pensons que Dadis doit s’en aller, devrons resserrer les rangs et raffermir notre foi en une Guinée meilleure et débarrassée de tout ce qui nous rappelle les maux dont nous souffrons tant.

Le changement passe aussi par un démenti cinglant qu’ il faut infliger à ces Nostradamus de mauvaise augure qui ne valent que les réactions dont nous les gratifions, nous devons les laisser seuls dans leur passé (qui change de versions au rythme de leurs changement de camps) qu’ils ne peuvent quitter et,  même s’ ils disent de temps à autre que «l’ histoire ne s’ est jamais répétée»,  dans leur cas  il faut comprendre qu’ ils n’ ont pas fini de vivre l’ histoire, la leur!

Les propos tenus par Dadis devant les jeunes des Quartiers dits "chauds" me rappellent affreusement ceux que Conté débitait aux populations de Kaloum (particulièrement de Boulbinet) qui, en réalité, étaient des plus défavorisées d’un pouvoir qu’ils croyaient leur appartenir. Cet autre passait pour un être sympathique et généreux envers les autres. 

Autre manœuvre dilatoire : dire que les martyrs du pont 8 Novembre ont été manipulés c’est porter atteinte à leur mémoire; ils sont morts pour leurs convictions nobles, pour une Guinée meilleure, sous les balles de ceux qui veulent, aujourd’hui, achever les survivants en prétextant vouloir faire la lumière sur les crimes qu’ils ont commis.  

Mais, que Dadis sache que les seules personnes qui risquent de se faire avoir cette fois sont ses conseillers et lui. Nos amis vont prendre l’argent  qu’il leur verse et descendre dans les rues, contre eux,  il aura la surprise de sa vie! Et si les forces vives s’avèrent incapables de lancer le mot d’ordre qui se fait attendre,  nous aurons un Mouctar Diallo pour assumer le leadership.

Renouvellement de la classe politique : permettez moi d’en rire, certains de nos compatriotes sont réellement enfermés dans leur passé, à tel point qu’ils ne voient pas la nouvelle page d’histoire qui est entrain de s’écrire. Ne croyant plus en leur Dadis, ils veulent passer pour les pionniers de cette nouvelle donne et revenir se réclamer prophète, quelle imposture, quelle lâcheté? Ce renouvellement a commencé il y’ a belle lurette!

Nous attendons le mot d’ordre, pour une résistance citoyenne, à l’image de la France qui malgré, l’impopularité de Jacques Chirac à l’époque, scandait, Tout sauf Le Pen!

Chers compatriotes, s’il est vrai que nous ne pourrons nous entendre sur  "tout",  en cette phase critique de notre histoire, nous devons nous mobiliser pour l’essentiel : faire partir Dadis et le système qu’il incarne. Son groupe et lui ne sont que les petits des grands et pour preuve, observez bien les clans qui gravitent autour de lui : ce sont les mêmes qui ont paralysé notre pays.

Pour ma part, je dis à qui veut l’entendre: JE NE VEUX RIEN SAVOIR, POURVU QUE DADIS S’EN AILLE AU PLUS VITE. Maintenant, tout de suite et non  en 1958 ou ‘84.

Bon Ramadan à toutes et tous. Puisse Allah Guider nos pas vers la droiture ici-bas afin de nous garantir une place dans son paradis éternel. Amin!
 
Boubacar Barros Diallo
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