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Le parjure du soldat Dadis

Date de publication:2009-08-25 21:56:24

2009-08-25 23:51:54

Aujourd’hui bien de Guinéens doivent être entrain de se demander comment le fringant capitaine qui prit le pouvoir le 23 décembre 2008 et qui souleva tant d’espoirs a choisi le parjure. On pardonnait volontiers au Capitaine Moussa Dadis Camara son inexpérience, son faible niveau intellectuel car on le créditait d’une sincérité et d’une volonté de mener à bien la transition vers un système démocratique que la Guinée attend depuis son accession à l’indépendance. On admirait la fougue avec laquelle le jeune putschiste combattait le narcotrafic et les prédateurs de tout acabit.  Volontiers on le comparait à Jerry Rawlings et Amadou Toumani Touré (alias ATT). 

Mais au fil des mois, il a fallu déchanter, le capitaine montrant de plus en plus ses velléités de s’installer durablement au pouvoir. Cela a culminé avec la récente conférence de presse dans laquelle il a implicitement admis sa candidature à sa propre succession, malgré sa promesse solennelle du mois décembre 08 selon laquelle ni lui ni un membre du CNDD ne sera candidat aux futures élections. Le soldat Dadis qui n’a pas hésité à commettre le parjure nous montre de plus en plus qu’il est plutôt un mélange inquiétant de Robert Gueï et de Samuel Doe que Rawlings ou ATT.
 
Comment a-t-on pu en arriver là ? Dadis est-il le seul responsable ?  Les causes sont certainement complexes et enchevêtrées mais l’on peut se hasarder à quelques hypothèses :
 
1) Les causes internes au CNDD :
Le CNDD est loin d’être un bloc monolithique. Ce n’est pas un hasard si le président autoproclamé ne s’est pas encore aventuré plus loin que Dubréka. C’est plusieurs groupes ou clans qui ont porté Moussa Dadis Camara au pouvoir. Ces groupes attendent bien sûr un prix, d’où le nombre pléthorique de ministères qui laisse perplexe lorsque l’on pense qu’il s’agit d’un gouvernement de transition. Même son garde du corps Claude Pivi qui est au dire de bon nombre d’observateurs un des piliers centraux du régime s’est vu être affublé du titre de ministre malgré son bagage intellectuel limité. Selon certaines informations, le bureau de Claude Pivi ressemble à tout sauf à un ministère, il n’y aurait même pas de secrétaire. Ministre chargé de la sécurité présidentielle est une monstruosité qu’on ne trouve nulle part dans le monde. Il est fort probable qu’un de ces groupes ou plusieurs d’entre eux s’était opposé à une restitution du pouvoir à un civil.
 
La misère matérielle dans laquelle la plupart des putschistes de décembre 08 végétaient est une autre cause possible pour le revirement du chef du CNDD. N’oublions pas que les membres du CNDD actuel ont joué un rôle essentiel dans les mutineries à répétition qui ont coûté bien de gouttes de sueur au Général Conté. Aucune de ces mutineries n’avait en fait mis en cause le régime Conté, le seul souci des militaires était l’amélioration de leurs conditions matérielles. Le chef de la junte a répété à qui veut l’entendre que lui et ses amis auraient pu déposer le vieux général s’ils l’avaient voulu. Comme leurs aînés du CMRN, ils ont attendu la mort du Chef de l’État pour faire un coup d’État contre un cadavre. Comme ceux-ci ils ne sont pas pressés de quitter la mangeoire.
 
2) Les causes externes au CNDD :
Malheureusement les facteurs sociologiques en Guinée prédisposent ce pays à la dictature. Il y a tout d’abord les traditions dont les gardiens sont les « vieux sages »  de la société ainsi que les notables religieux qui inculquent l’obéissance à l’autorité du moment. Le spectacle d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, l’ancien président de l’Assemblée Nationale flattant Dadis et allant jusqu’à le comparer à Moise est encore dans les mémoires. De même, le porte-parole des Forces Vives, le doyen Jean-Marie Doré ne rate jamais une occasion de se confondre en politesses devant le Chef du CNDD. Tout ceci peut monter à la tête d’un homme apparemment plein de complexes et très sensible à la gloriole.
 
Un autre facteur sociologique est l’amour des mouvements de masse, péjorativement appelés « mamayas » en Guinée. Les Guinéens en raffolent, il s’agit probablement d’une réminiscence du PDG, peut-être accentuée de nos jours par la paupérisation de la majorité de la population. Dans de telles conditions, le CNDD qui puise de manière éhontée dans les maigres ressources du pays peut s’acheter des mouvements de soutien. Nous avons assisté ces jours au spectacle affligeant des affrontements de Macenta où les couches déshéritées de la population se jettent sur les miettes distribuées par les maîtres du pays. Changer cette mentalité guinéenne sera très difficile et cela, personne ne le fera à la place des Guinéens. Les partis politiques et la société civile pourraient y contribuer par une formation accrue de la population à la base. Les futurs gouvernements devront aussi réformer la RTG pour qu’elle cesse d’être un instrument de propagande. Que serait Moussa Dadis Camara sans ses fréquentes apparitions à la télévision guinéenne ?
 
Dans l’immédiat, il faut conjuguer les pressions internes et externes pour pousser la junte à renoncer au pouvoir. Heureusement les partis politiques et la société semblent sortir de leur torpeur. Leur dernier communiqué a été un avertissement pour Moussa Dadis Camara et ses copains. Mais cela ne suffira pas. Le pragmatisme exige de leur offrir quelque chose, par exemple une augmentation de leur solde, autant que le budget le permette. Il faut les mettre à l’abri du besoin. Le chef de la junte devrait bénéficier d’un traitement spécial en tant qu’ancien chef d’État, par exemple sous forme d’une pension décente, d’une résidence et d’une protection rapprochée. Je sais que cela fera mal à beaucoup de concitoyens, d’autant plus que certains membres du CNDD pourraient avoir du sang sur les mains (massacres de juin 2006 et de janvier-février 2007) mais pour le moment, le premier objectif doit être de trouver un moyen pacifique d’éloigner la junte du pouvoir. D’ici janvier il y a assez de temps pour exercer des pressions sur le CNDD tout en négociant (la tactique de la carotte et du bâton !). Espérons que les deux parties ne perdent pas de vue qu’une transition ratée aurait des conséquences néfastes pour la Guinée, pouvant aller jusqu’à la guerre civile.
 
 
Oumar Bah

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2009-08-25 21:56:24 Aboubacar

2009-08-25 23:51:54

Aujourd’hui bien de Guinéens doivent être entrain de se demander comment le fringant capitaine qui prit le pouvoir le 23 décembre 2008 et qui souleva tant d’espoirs a choisi le parjure. On pardonnait volontiers au Capitaine Moussa Dadis Camara son inexpérience, son faible niveau intellectuel car on le créditait d’une sincérité et d’une volonté de mener à bien la transition vers un système démocratique que la Guinée attend depuis son accession à l’indépendance. On admirait la fougue avec laquelle le jeune putschiste combattait le narcotrafic et les prédateurs de tout acabit.  Volontiers on le comparait à Jerry Rawlings et Amadou Toumani Touré (alias ATT). 

Mais au fil des mois, il a fallu déchanter, le capitaine montrant de plus en plus ses velléités de s’installer durablement au pouvoir. Cela a culminé avec la récente conférence de presse dans laquelle il a implicitement admis sa candidature à sa propre succession, malgré sa promesse solennelle du mois décembre 08 selon laquelle ni lui ni un membre du CNDD ne sera candidat aux futures élections. Le soldat Dadis qui n’a pas hésité à commettre le parjure nous montre de plus en plus qu’il est plutôt un mélange inquiétant de Robert Gueï et de Samuel Doe que Rawlings ou ATT.
 
Comment a-t-on pu en arriver là ? Dadis est-il le seul responsable ?  Les causes sont certainement complexes et enchevêtrées mais l’on peut se hasarder à quelques hypothèses :
 
1) Les causes internes au CNDD :
Le CNDD est loin d’être un bloc monolithique. Ce n’est pas un hasard si le président autoproclamé ne s’est pas encore aventuré plus loin que Dubréka. C’est plusieurs groupes ou clans qui ont porté Moussa Dadis Camara au pouvoir. Ces groupes attendent bien sûr un prix, d’où le nombre pléthorique de ministères qui laisse perplexe lorsque l’on pense qu’il s’agit d’un gouvernement de transition. Même son garde du corps Claude Pivi qui est au dire de bon nombre d’observateurs un des piliers centraux du régime s’est vu être affublé du titre de ministre malgré son bagage intellectuel limité. Selon certaines informations, le bureau de Claude Pivi ressemble à tout sauf à un ministère, il n’y aurait même pas de secrétaire. Ministre chargé de la sécurité présidentielle est une monstruosité qu’on ne trouve nulle part dans le monde. Il est fort probable qu’un de ces groupes ou plusieurs d’entre eux s’était opposé à une restitution du pouvoir à un civil.
 
La misère matérielle dans laquelle la plupart des putschistes de décembre 08 végétaient est une autre cause possible pour le revirement du chef du CNDD. N’oublions pas que les membres du CNDD actuel ont joué un rôle essentiel dans les mutineries à répétition qui ont coûté bien de gouttes de sueur au Général Conté. Aucune de ces mutineries n’avait en fait mis en cause le régime Conté, le seul souci des militaires était l’amélioration de leurs conditions matérielles. Le chef de la junte a répété à qui veut l’entendre que lui et ses amis auraient pu déposer le vieux général s’ils l’avaient voulu. Comme leurs aînés du CMRN, ils ont attendu la mort du Chef de l’État pour faire un coup d’État contre un cadavre. Comme ceux-ci ils ne sont pas pressés de quitter la mangeoire.
 
2) Les causes externes au CNDD :
Malheureusement les facteurs sociologiques en Guinée prédisposent ce pays à la dictature. Il y a tout d’abord les traditions dont les gardiens sont les « vieux sages »  de la société ainsi que les notables religieux qui inculquent l’obéissance à l’autorité du moment. Le spectacle d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, l’ancien président de l’Assemblée Nationale flattant Dadis et allant jusqu’à le comparer à Moise est encore dans les mémoires. De même, le porte-parole des Forces Vives, le doyen Jean-Marie Doré ne rate jamais une occasion de se confondre en politesses devant le Chef du CNDD. Tout ceci peut monter à la tête d’un homme apparemment plein de complexes et très sensible à la gloriole.
 
Un autre facteur sociologique est l’amour des mouvements de masse, péjorativement appelés « mamayas » en Guinée. Les Guinéens en raffolent, il s’agit probablement d’une réminiscence du PDG, peut-être accentuée de nos jours par la paupérisation de la majorité de la population. Dans de telles conditions, le CNDD qui puise de manière éhontée dans les maigres ressources du pays peut s’acheter des mouvements de soutien. Nous avons assisté ces jours au spectacle affligeant des affrontements de Macenta où les couches déshéritées de la population se jettent sur les miettes distribuées par les maîtres du pays. Changer cette mentalité guinéenne sera très difficile et cela, personne ne le fera à la place des Guinéens. Les partis politiques et la société civile pourraient y contribuer par une formation accrue de la population à la base. Les futurs gouvernements devront aussi réformer la RTG pour qu’elle cesse d’être un instrument de propagande. Que serait Moussa Dadis Camara sans ses fréquentes apparitions à la télévision guinéenne ?
 
Dans l’immédiat, il faut conjuguer les pressions internes et externes pour pousser la junte à renoncer au pouvoir. Heureusement les partis politiques et la société semblent sortir de leur torpeur. Leur dernier communiqué a été un avertissement pour Moussa Dadis Camara et ses copains. Mais cela ne suffira pas. Le pragmatisme exige de leur offrir quelque chose, par exemple une augmentation de leur solde, autant que le budget le permette. Il faut les mettre à l’abri du besoin. Le chef de la junte devrait bénéficier d’un traitement spécial en tant qu’ancien chef d’État, par exemple sous forme d’une pension décente, d’une résidence et d’une protection rapprochée. Je sais que cela fera mal à beaucoup de concitoyens, d’autant plus que certains membres du CNDD pourraient avoir du sang sur les mains (massacres de juin 2006 et de janvier-février 2007) mais pour le moment, le premier objectif doit être de trouver un moyen pacifique d’éloigner la junte du pouvoir. D’ici janvier il y a assez de temps pour exercer des pressions sur le CNDD tout en négociant (la tactique de la carotte et du bâton !). Espérons que les deux parties ne perdent pas de vue qu’une transition ratée aurait des conséquences néfastes pour la Guinée, pouvant aller jusqu’à la guerre civile.
 
 
Oumar Bah
2009-08-25 21:57:03 Aboubacar
2009-08-25 21:56:24 Barros Diallo

2009-08-25 23:51:54

Aujourd’hui bien de Guinéens doivent être entrain de se demander comment le fringant capitaine qui prit le pouvoir le 23 décembre 2008 et qui souleva tant d’espoirs a choisi le parjure. On pardonnait volontiers au Capitaine Moussa Dadis Camara son inexpérience, son faible niveau intellectuel car on le créditait d’une sincérité et d’une volonté de mener à bien la transition vers un système démocratique que la Guinée attend depuis son accession à l’indépendance. On admirait la fougue avec laquelle le jeune putschiste combattait le narcotrafic et les prédateurs de tout acabit.  Volontiers on le comparait à Jerry Rawlings et Amadou Toumani Touré (alias ATT). 

Mais au fil des mois, il a fallu déchanter, le capitaine montrant de plus en plus ses velléités de s’installer durablement au pouvoir. Cela a culminé avec la récente conférence de presse dans laquelle il a implicitement admis sa candidature à sa propre succession, malgré sa promesse solennelle du mois décembre 08 selon laquelle ni lui ni un membre du CNDD ne sera candidat aux futures élections. Le soldat Dadis qui n’a pas hésité à commettre le parjure nous montre de plus en plus qu’il est plutôt un mélange inquiétant de Robert Gueï et de Samuel Doe que Rawlings ou ATT.
 
Comment a-t-on pu en arriver là ? Dadis est-il le seul responsable ?  Les causes sont certainement complexes et enchevêtrées mais l’on peut se hasarder à quelques hypothèses :
 
1) Les causes internes au CNDD :
Le CNDD est loin d’être un bloc monolithique. Ce n’est pas un hasard si le président autoproclamé ne s’est pas encore aventuré plus loin que Dubréka. C’est plusieurs groupes ou clans qui ont porté Moussa Dadis Camara au pouvoir. Ces groupes attendent bien sûr un prix, d’où le nombre pléthorique de ministères qui laisse perplexe lorsque l’on pense qu’il s’agit d’un gouvernement de transition. Même son garde du corps Claude Pivi qui est au dire de bon nombre d’observateurs un des piliers centraux du régime s’est vu être affublé du titre de ministre malgré son bagage intellectuel limité. Selon certaines informations, le bureau de Claude Pivi ressemble à tout sauf à un ministère, il n’y aurait même pas de secrétaire. Ministre chargé de la sécurité présidentielle est une monstruosité qu’on ne trouve nulle part dans le monde. Il est fort probable qu’un de ces groupes ou plusieurs d’entre eux s’était opposé à une restitution du pouvoir à un civil.
 
La misère matérielle dans laquelle la plupart des putschistes de décembre 08 végétaient est une autre cause possible pour le revirement du chef du CNDD. N’oublions pas que les membres du CNDD actuel ont joué un rôle essentiel dans les mutineries à répétition qui ont coûté bien de gouttes de sueur au Général Conté. Aucune de ces mutineries n’avait en fait mis en cause le régime Conté, le seul souci des militaires était l’amélioration de leurs conditions matérielles. Le chef de la junte a répété à qui veut l’entendre que lui et ses amis auraient pu déposer le vieux général s’ils l’avaient voulu. Comme leurs aînés du CMRN, ils ont attendu la mort du Chef de l’État pour faire un coup d’État contre un cadavre. Comme ceux-ci ils ne sont pas pressés de quitter la mangeoire.
 
2) Les causes externes au CNDD :
Malheureusement les facteurs sociologiques en Guinée prédisposent ce pays à la dictature. Il y a tout d’abord les traditions dont les gardiens sont les « vieux sages »  de la société ainsi que les notables religieux qui inculquent l’obéissance à l’autorité du moment. Le spectacle d’Elhadj Boubacar Biro Diallo, l’ancien président de l’Assemblée Nationale flattant Dadis et allant jusqu’à le comparer à Moise est encore dans les mémoires. De même, le porte-parole des Forces Vives, le doyen Jean-Marie Doré ne rate jamais une occasion de se confondre en politesses devant le Chef du CNDD. Tout ceci peut monter à la tête d’un homme apparemment plein de complexes et très sensible à la gloriole.
 
Un autre facteur sociologique est l’amour des mouvements de masse, péjorativement appelés « mamayas » en Guinée. Les Guinéens en raffolent, il s’agit probablement d’une réminiscence du PDG, peut-être accentuée de nos jours par la paupérisation de la majorité de la population. Dans de telles conditions, le CNDD qui puise de manière éhontée dans les maigres ressources du pays peut s’acheter des mouvements de soutien. Nous avons assisté ces jours au spectacle affligeant des affrontements de Macenta où les couches déshéritées de la population se jettent sur les miettes distribuées par les maîtres du pays. Changer cette mentalité guinéenne sera très difficile et cela, personne ne le fera à la place des Guinéens. Les partis politiques et la société civile pourraient y contribuer par une formation accrue de la population à la base. Les futurs gouvernements devront aussi réformer la RTG pour qu’elle cesse d’être un instrument de propagande. Que serait Moussa Dadis Camara sans ses fréquentes apparitions à la télévision guinéenne ?
 
Dans l’immédiat, il faut conjuguer les pressions internes et externes pour pousser la junte à renoncer au pouvoir. Heureusement les partis politiques et la société semblent sortir de leur torpeur. Leur dernier communiqué a été un avertissement pour Moussa Dadis Camara et ses copains. Mais cela ne suffira pas. Le pragmatisme exige de leur offrir quelque chose, par exemple une augmentation de leur solde, autant que le budget le permette. Il faut les mettre à l’abri du besoin. Le chef de la junte devrait bénéficier d’un traitement spécial en tant qu’ancien chef d’État, par exemple sous forme d’une pension décente, d’une résidence et d’une protection rapprochée. Je sais que cela fera mal à beaucoup de concitoyens, d’autant plus que certains membres du CNDD pourraient avoir du sang sur les mains (massacres de juin 2006 et de janvier-février 2007) mais pour le moment, le premier objectif doit être de trouver un moyen pacifique d’éloigner la junte du pouvoir. D’ici janvier il y a assez de temps pour exercer des pressions sur le CNDD tout en négociant (la tactique de la carotte et du bâton !). Espérons que les deux parties ne perdent pas de vue qu’une transition ratée aurait des conséquences néfastes pour la Guinée, pouvant aller jusqu’à la guerre civile.
 
 
Oumar Bah
2009-08-25 21:57:03 Barros Diallo
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