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Dadis, «tran-ci-zion» (entendez Transition) et journaleux

Date de publication:2009-08-26 22:44:46

2009-08-27 00:42:51

Dadis et son groupe savait ce qu'il fallait raconter à mes concitoyens pour les amadouer et pouvoir s’installer; toutes ces paroles que mes compatriotes prenaient pour profession de bonne foi  et marque de sincérité n’étaient en réalité que celles d’une vipère qui finira par mordre ses semblables.  Dadis fut choisi par son groupe comme président de leur club de soulards parce qu’il était le seul doté d’une langue fourchue, sans scrupule, pour oser débiter autant de conneries devant le peuple et la communauté internationale. Il n’a personnellement jamais su quoi faire avec le pouvoir après l’avoir pris, d' où son incohérence: ses conseillers lui disent bien  quoi dire et pour berner,  mais oublient le quand et comment.

La vipère devenue python a tellement grossi que même ces conseillers ne savent plus  comment la nourrir sans se faire avaler. Depuis le 23 décembre, l’homme ne cesse de dire Tran-ci-zion  et personne n’ose lui apprendre à prononcer le mot, cela dure depuis huit mois déjà!  C’est ainsi chez nous, il suffit que quelqu’un dise de gros mots, tout fraichement extirpés du dictionnaire, pour que l’on conclue qu’il est instruit (A Kharankhii!). Voilà comment Dadis est devenu leur chef du CNDD, les soldats ont estimé que les autres officiers étaient moins instruits et éloquents (ils ont confondu éloquence à arrogance). Même Frédéric Kolié (l’un de ses ministres) à dû dire «Tran-ci-zion» lorsqu’ il est allé en Sierra Léone récemment. Endoctrinement, crainte de contredire le chef ? Allez savoir !
Et maintenant, il appelle les journalistes «confrères», cela explique peut-être le fait qu’il ne arrête de créer des postes bidons pour ces derniers. Dans ces conditions, croyez-vous, chers compatriotes, qu’un seul de ses flagorneurs osera lui parler d’orientation politique dans l’intérêt supérieur de la nation; autre notion que l’on utilise à profusion chez nous alors qu’elle est très mal comprise? L’on nous fait pourtant croire qu’il est bien entouré.

Avez-vous observé Dadis récemment, avez-vous remarqué l’air dédaigneux avec lequel il s’exprime? Croyant avoir intimidé tout le monde, il veut désormais paraitre plus gros que le pouvoir qu’ils ont ramassé dans la rue, rabroue et humilie tous ses collaborateurs : même son homme de presse Mandiou en a fait les frais récemment alors qu’il croyait rendre service à son leader fasciste en amadouant la presse afin d’orienter leur travaux vers la flagornerie dont seuls les hommes comme lui sont capables.

 Il veut désormais «enseigner aux autres comment accéder au pouvoir» (c’est bien cela : il sait comment y arriver mais pas comment diriger), déclare à tout bout de champ qu’il a eu trois occasions de prendre le pouvoir avec l’armée mais a préféré attendre au nom de la paix  -interethnique, cette fois - et du respect pour le «vieux Conté», mais c’est aux leaders politiques et anciens ministres qu’il reproche de n’avoir pas neutralisé son mentor.

Notre gonflé du Camp Alpha Yaya commence à rééditer le seul modèle de gouvernance qu’il connait :

Il écarte ou affaiblit tous les officiers dignes du nom en les affectant à des postes éloignés à l’intérieur du pays tandis qu’il fait croire à l’armée que c’est leur pouvoir. Se fait entourer de civils incompétents - issues de clans adverses - qui n’ont de talent que leur aptitude à faire les courbettes et autres génuflexions, si ce n’est la production de documents fallacieux qu’ils appellent projets pour tromper la communauté internationale et les investisseurs étrangers. Il tente de manipuler les populations en leur distribuant les fonds et autres biens publiques, braque les leaders politiques les uns contre les autres en leurs faisant croire qu’il a une préférence pour certains d’ entre eux, paie les corruptibles de la nation pour qu’ils lui demandent d’être candidat à une foutaise nationale. Tout ce qui est publique est au service du dictateur, de son image et entourage, et tout ce qui est à vendre au privé est acheté par eux : même les âmes.

Et pire, il veut braquer le peuple, encore une fois, contre la communauté internationale, en prétextant une certaine souveraineté longtemps perdue dans les annales de l’histoire.

N’ importe qui peut aller porter plainte chez n’ importe quel autre du gouvernement et son dictateur; il suffit d’être de la bonne famille, d’avoir les bons contacts et le langage qui sied (celui des vipères). Preuve qu’ils ont effectivement du travail. Ils appellent cela : justice rapide.  

Son gouvernement est composé d’hommes et de femmes qui, pour la majorité, lorsqu’ il s ne répondent pas à ses appels au pied, n’ont de taches journalières que quelques signatures de chèques et les représentations de leur chef à tel regroupement ou autre manifestation de soutien ou mamaya publique. Leur seul mérite est d’avoir contribué à ériger le mensonge comme modèle de gouvernance, par la fabrication de documents ignobles - comme celui qu’ils viennent d’adresser à l’ambassade des USA -, la manipulation de certains organes de presse (internationaux aussi: c’est l’innovation CNDD avec l’aide de WADE) réelles machines à production de mensonges qui nous sont présentés comme œuvres de prétendus journalistes de profession : rien que des fabulateurs au service du dictateur. Ils nous apprendront bientôt des vérités telles que :

Conté a été vu jouant au foot avec Sékou Touré sur le Mont-Gangan et Dadis était l’arbitre.

Du «journalisme d’enquête» qu’ils appellent ça de nos jours. Eh oui, nouveau régime - nouvelle trouvaille! Le champion en titre de ce genre de mensonges - l’homme qui aurait vu Conté sous son fromager alors que son cadavre se décomposait au camp Samory - ne vient-il pas  de retourner aux affaires pour continuer son œuvre, reconverti en distributeur de riz aux pauvres populations affamées? Ils inventent que tous les «Guinéens de l’étranger» soutiennent Dadis et empêchent nos compatriotes d’accéder aux informations afin d’en avoir le cœur net. Puis, font croire à l’extérieur du pays que ce dernier est populaire et soutenu par les anciens combattants et des jeunes qui sont obligés de se cacher à Conakry comme ces autres qui, partis pour «diversifier leurs activités» ou à la recherche de leur premier emploi, en Guinée, sont obligés, une fois revenus dans leur pays de résidence, de couper contact avec  leurs amis et compatriotes qui les auraient reconnu à la télé. Même espionnage ne peut être confondu à mensonge! Une enquête sert à dénicher la vérité et non à lui tordre le cou. En attendant que le vide soit comblé, je vais encore préférer les analyses de nos compatriotes aux talents et courage indéniables même s’ils ne sont pas journalistes. C’est toujours mieux que ces journaleux sans âme qui servent de mouchards à un apprenti dictateur. Vous les applaudissez une seule fois, ils reviennent vous dire que vous ne valez-rien : tel dictateur, tel journaleux, tous des gonflés!

Chers compatriotes, l’heure est à la mobilisation, les forces vives viennent de se réveiller (heureusement, mieux vaut tard que jamais),  nous devons mettre un terme à cette humiliation quasi-quotidienne, cette nième réédition de ces tares dictatoriales qui obscurcissent l’avenir de notre nation. Croire que Dadis est dupe et limité serait lui rendre service et lui permettre de s’installer durablement comme Conté l’a fait. Il a démontré qu’il sait qui approcher, manipuler et utiliser avant de le jeter comme un torchon, pourvu qu’il reste unique patron du camp et terroriste absolu de Conakry. Ce menteur est loin d’être bête, flou peut être mais pas fou! Il ne doit pas, sous aucun prétexte, être candidat à une quelconque mascarade électorale, nous savons tous pourquoi : pas besoin de me poser des questions.

 N’a-t-il pas dit dans sa dernière conférence de presse qu’il a fini d’étudier les Guinéens? À bon entendeur…
 
Boubacar Barros Diallo
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