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DECLARATION de l'OGDH

Date de publication:2009-09-01 23:22:20

2009-09-02 01:18:44  

DECLARATION 

L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du CitoyenOGDH est profondément préoccupée et fortement déçue par la situation de la transition en République de Guinée.
Dés la reprise du pouvoir par l’armée le 23 Décembre 2008, l’OGDH avait accueilli ce changement de personnes à la tête de l’Etat par un Oui, mais.
 
En effet, l’arrivée de la Junte au pouvoir fut le fruit de la mauvaise gouvernance du régime du Général Lansana CONTE qui privatisa jusqu’à l’Etat à travers un libéralisme sauvage qui violait gravement les droits et libertés fondamentaux des Guinéens.
 
Les discours du Chef de la Junte qui prenait en charge les problèmes essentiels du pays et l’expression d’un désir de ne pas garder le pouvoir et organiser une transition apaisée dans un dialogue réciproquement accepté et sincère pour passer à un pouvoir civil ont couvert de baume les cœurs des Guinéens.
 
Mais voilà que brusquement, une tension surgit au sein des Forces principales de gestion de cette transition : le CNDD et les Forces Vives.
Le discours efficient doit, dans tous les cas, fonder, éclairer et diriger l’action. Il ne faut pas de contradiction entre ces deux éléments pour tout succès.
 
Toutes les personnes sensées savent que seule la marche concertée, honnête, sincère et éclairée de ces deux forces peut conduire à l’essentiel de la forme et du contenu de cette transition apaisée.
 
L’OGDH dans un processus avancé de dialogue national inclusif (Forum National) devait préparer la solution des problèmes les plus importants d’une transition efficace, c'est-à-dire conduisant à un régime civil construisant un Etat de Droit.
 
Mais malheureusement, l’incompréhension et d’autres facteurs inavoués ne permirent pas aux Guinéens de se concerter et préparer scientifiquement la transition, cette étape si importante. On se mit alors à laborieusement bricoler, avec tous les aléas en découlant. Alors que d’éminents Hommes d’Etats, des Experts éprouvés dans la Gestion de la Transition et en droit constitutionnel devaient se réunir pour réfléchir aux conditions d’une transition apaisée. Toutes ces possibilités et des moyens financiers énormes furent gaspillés et les promesses faites ne furent jamais tenues.
 
Mais, il n’est jamais trop tard pour bien faire, dans l’intérêt de la Nation.
 
L’OGDH désirerait que les deux (2) Forces : CNDD et Forces Vives reviennent à leur point de départ.
 
Si la confiance, grâce au dialogue, s’instaure entre les principaux acteurs, il est certain que le facteur temps comme tous les autres, ne seront pas une pomme de discorde.
 
C’est surtout, vu qu’il n’y a jamais eu d’élections libres et régulières que l’espérance d’un changement fondamental dans les élections, avec l’arbitrage du CNDD, naquit chez les Citoyens. Avec cet arbitrage du CNDD, on était confiant car en réalité cette fois ci il n’y avait pas de :
 
1)    Président de la République Candidat prêt à tout pour être réélu.
2)    Parti Politique qui a toutes les prérogatives avec l’appui de l’Administration, à tous les niveaux, et des Forces Armées et de Sécurité, alors que l’opposition ne dispose d’aucun droit. Cette fois-ci nous sommes devant un Président qui dit ne pas vouloir s’éterniser au pouvoir et qui n’a pas de Parti Politique à privilégier.
 
C’est le seul espoir réel, objectivement fondé pour les Forces Vives et singulièrement les Partis Politiques. Il faut que ces Forces Vives ne se focalisent pas seulement sur les élections car bien qu’étant un élément important de la démocratisation, elles ne sont pas le garant de la démocratie..
 
Il faut considérer tous les facteurs politiques, économiques et sociaux entrant en jeu dans la gestion d’un pays.
 
En clair, le CNDD doit rester arbitre, comme prévu au début de la prise du pouvoir; organiser de bonnes élections. Passer à un régime civil. Cela sera à son honneur et évitera au pays la catastrophe. Mais si l’arbitre joue aussi, le jeu ne peut être régulier. Tout est alors faussé.
 
La formation aujourd’hui de groupes pour et anti Dadis résultant de la confusion dans la gestion de la transition peut conduire à des situations graves. La Guinée d’aujourd’hui est différente de celle d’avant 2007. A présent, la jeunesse oubliée, comme tout le monde, sans repères réels, vivant dans des familles où le père et la mère chôment, sans emploi, sans espoir, frustré a décidée de lutter pour se prendre en charge et cela n’est possible que par le changement de régime politique qui a crée sa condition sociale déplorable.
 
L’OGDH qui a suivi de près les crimes abominables commis sous le régime du Général Lansana CONTE particulièrement en Janvier-Février 2007 pendant l’insurrection nationale populaire et qui en a géré le recensement des blessés, des femmes et filles violées, des personnes tuées, des arrêtés,  des disparus, des biens détruits et des pillages, connait l’ampleur de leur horreur, alors que le pouvoir est resté les yeux et les oreilles fermés. Pour être objectif et lutter pour que ces crimes ne se répètent plus, il faut en rechercher les causes réelles et éviter cette position irrationnelle qui a caractérisé le responsable guinéen depuis les années 50 qui est de considérer le guinéen comme mineur qui ne pense ni n’agit par lui-même. Il est toujours manipulé. A tout les niveaux !
 
Aussi, l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du CitoyenOGDH en appelle au CNDD pour qu’il revienne au Statut de gestionnaire, avec les Forces Vives, de la transition.
 
Elle en appelle aux Forces Vives pour s’organiser plus solidement et lutter afin que le CNDD revienne à la case de départ,
 
au Peuple de Guinée afin de rester vigilent, et aux partenaires bi et multilatéraux pour que leur soutien au Peuple en lutte pour la démocratie soit réelle.
 
Il faut éviter la neutralité comme en Janvier et Février 2007 où le Peuple innocent fut conduit à la boucherie sans la moindre réaction.
 
 
Pour le Bureau Exécutif
Le Président 
 
Dr. SOW THIERNO MAADJOU
 
 

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