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Un peu de psychologie pour aider nos

Date de publication:2009-09-02 20:48:30

2009-09-02 22:44:51

Transition : action de passer d’un état à un autre, d’une idée à une autre (source : n’ importe quel dictionnaire, même le Petit Robert). 

Nous croyons souvent que certains de nos compatriotes récitent le dictionnaire pour nous présenter  une phraséologie supposée séduire l’auditoire : il n’en est rien! Comprenons qu’il leur soit nécessaire de faire des phrases, comme à l’école primaire, avec tous les nouveaux maux (mots) que les spécialistes ont diagnostiqués chez eux. L’exercice n’est ni académique, ni facultatif, mais sanitaire. Remarquez qu’en réalité aucun n’enseignant ou père de famille n’apprend ce type de vocabulaire à son enfant, nous n’allons donc pas retranscrire ce que nous ne pouvons faire lire à nos petits. Par contre, un psychanalyste est obligé de s’exprimer en mots justes pour indiquer ce dont souffre son patient qui, influencé par son environnement immédiat, le milieu faisant l’homme, répète ce qu’il entend autour de lui et oublie rarement les mots blessants qui lui sont adressés, même venant d’ un ami ou spécialiste qui se soucie de sa santé mentale. C’est Thierry Henri, le footballeur français, qui disait à juste titre que «l’on peut sortir un homme de la rue, mais jamais la rue de l’homme». Il parlait de Zidane dont il regrettait la fameuse bourde sur Materazzi.

Sur le net, il nous revient donc de lire entre les lignes pour comprendre la nature de l’aide que nous pouvons apporter à ces compatriotes car il se trouve qu’ils nous exposent, effectivement, leurs problèmes personnels qui peuvent avoir un impact sur la société si nous ne prenons garde.

De La résistance, communément appelée entêtement : c’est un mal si sérieux qu’il empêche l’individu d’amorcer, cette transition graduelle vers une guérison des autres maux dont il souffre, c’est le pire état auquel sont confrontés les spécialistes. En fait, les psychothérapeutes, autant que les médecins, considèrent qu’il amorce cette transition dès l’instant où l’individu réalise son mal et, c’ est pourquoi, ils lui répètent sans cesse les mots qu’il faut pour le sensibiliser aux symptômes de sa maladie. La complication viendrait du fait que, pendant un certain laps de temps, le concerné pratique le déni (refus d’admettre la réalité) et le transfert (névrose qui peut aider à soigner le sujet, si comprise par les spécialistes). D’ où l’adage : «le fou considère que c’est le reste du monde qui est fou».

Ce transfert se fait au sein de la société, sur toute personne qui ne partage pas son point de vue, essaierait de l’aider, ou lui rappellerait maladroitement ce dont il souffre. Par exemple,  lorsqu’ il entend  les mots : menteur ou imposteur, il se presse  d’indexer les autres. On n’y peut rien car ses reflexes s’activent dès l’instant que vous parlez d’un symptôme qui lui est  familier, même lorsque le sujet concerné est un autre déséquilibré plus préoccupant que lui.

La paresse intellectuelle, associée à l’entêtement, rend l’individu borné dans l’espace et dans le temps, il ne peut faire une lecture adéquate des évènements et de l’actualité (difficulté de s’adapter aux situations nouvelles souvent liée à l’âge, autre névrose). Par exemple : Il vous parle des pharaons d’Égypte lorsque vous discutez de l’ère OBAMA. D’autres confondent Dadis à Daddy (en anglais, qui veut dire PAPA) et considèrent que l’on fait allusion à leur propre père quand on parle de l’homme du camp, ils se sentent donc biologiquement concernés. Lorsqu’on apprend- en l’occurrence,  une langue -  en récitant un vocabulaire, cela parait dans le discours et l’écrit : c’est Dadisser. Par exemple l’on dit «tran-ci-sion» et oublie que phrase = sujet, verbe et complément. Vous lui parler d’action citoyenne, l’individu entend activité politique et se donne pour mission : la démobilisation des troupes qu’il impute à un parti politique rival imaginaire et vous attribue toute bavure de ce dernier. Il commence à devenir dangereux!

Dépassé par les évènements et les changements d’époque, sa mémoire devient sélective dans un premier temps et peut être convaincant lorsqu’ il aborde les évènements dont il se souvient, puis, l’individu prend ses fantasmes pour réalité et c’est là que ca se gâte: J’ai connu un fou qui récitait tout le Coran (c’est honorable) qu’il disait avoir écrit parce qu’étant dieu (c’est gâté). Certains vous inventerons des liens dont vous n’aurez pas rêvé et n’en voudrez certainement jamais : c’est leur monde qu’ils veulent vôtre! D’autres, plus préoccupants, confondent la planète web à celle de la terre et ramènent tout à leurs petites "querelles virtuelles ", ils ont même développé des biceps électroniques pour mener leurs guéguerres qui n’en finissent pas. Évidemment ne pouvant s’essouffler dans l’univers virtuel du net, l’on peut se battre sur plusieurs fronts sans logique de «combat», ne parlons pas de stratégie. C’est ainsi que nous voyons naitre les Goldorak ou Superman du web.

Comme lorsqu’ on lui prescrit des remèdes - qui ont fait des preuves incontestables ailleurs – l’individu se méfie de la manipulation et des complots qu’il s’imagine partout autour de lui et contre son petit "bonhomme de neige", il est réfractaire au changement d’état, même pour son bien être! N’ayant mentalement pas grandi, parce que borné, il confond la jeunesse d’aujourd’hui à la sienne qu’il estimait immature. Lorsque vous exercez votre droit citoyen d’exprimer librement votre opinion (sur le net), à quelques reprises, pendant que les évènements qui se succèdent lui intiment de se taire, il juge qu’il perd une certaine  compétition  virtuelle dans laquelle il se croit obligé de produire n’ importe quoi pour sauver la face, exister; gesticulation désordonnée pour survivre car il se sent en danger lorsqu’ il ne peut suivre les autres. J’ai déjà dis que certains compatriotes ne seraient plus rien si nous leur enlevions le net.

En politique, tel un crabe royal, même ses partenaires ne comprennent ses mouvements et déplacements qui sont lourds, lents et toujours de coté (hors de l’eau), jamais vers l’avant ! Mais là s’arrête la comparaison avec ce crustacé parce que ce dernier à la capacité de changer de carapace pour grandir, évoluer. Vous remarquerez des oasis de lucidité au début et à la fin de son désert verbal, c’est typique pour tout individu souffrant des mêmes insuffisances neuropsychiques; dès qu’il vous dit bonjour, souhaitez qu’il y rajoute automatiquement au revoir, vous n’entendrez rien de sensé entre les deux expressions. La bonne foi lui faisant défaut, sa petite personne passe avant l’intérêt général, il se fait radier partout  pour son égocentrisme;  une autre névrose qu’il ne faut confondre avec ethnocentrisme.

Pour la société, le danger est qu’un tel individu se prend souvent pour un donneur de leçons; il y’ a donc risque de contagion si d’autre faibles d’esprit l’écoutent. Fort heureusement, les maladies mentales ne sont jamais épidémiques; évitons toutefois d’en faire un chef ou leader d’opinion, par prudence!

Enfin, il fini par s’isoler de la société pour camoufler ses complexes en prétextant qu’il est le seul à avoir tout compris; évidemment, tous les autres sont fous. C’est la phase d’autopunition!

Nous n’allons pas nous attarder là-dessus non plus,  il y’ a urgence ailleurs, le sujet très vaste et ne voulons pas nous laisser entrainer dans cette automutilation qu’il veut collective. Cependant, j’ai estimé qu’il serait utile de vous inviter à faire une petite halte afin de considérer une autre facette du mal qui gangrène notre société.  C’est un peu de notre faute, nous n’aidons pas suffisamment les plus faibles d’ entre nous - et pire nous les "accusons" d’être intellectuels et sages - alors que leur arrogance n’est qu’une éloquente expression des maux dont ils souffrent réellement. Mauvais diagnostic implique mauvais remède!

Retenons que :

-         L’intellectuel sage est capable d’un langage réconciliateur et mobilisateur et ne joue jamais au «barbare» (même verbal).

-         C’est lorsque le psychothérapeute (psychologue ou psychanalyste) ne peut plus aider son patient qu’il est obligé de le référer à un psychiatre pour des traitements plus sérieux. C’est à ce stade que les occidentaux, Allemands par exemple, le renvoient dans son pays d’origine s’il est boursier Parce qu’en général, ils traitent les petits cas de dépression et autres névroses tant qu’ils sont jugés contrôlables, ce qui est fréquent dans leurs armées d’ailleurs. Autrement, à chacun ses malades en puissance!

-         Le développement  d’une société dépend de la capacité d’évoluer et d’innover de ses éléments les plus faibles.

Ce dernier point est celui qui motive la rédaction de ce texte et me mène à sa deuxième partie.
 
Proposition de thérapie collective  (de solutions concrètes pour les douaniers du net) :
En Afrique, lorsqu’ un enfant se promène nu on lui crie de se rhabiller très vite, mais si c’est d’un vieillard qu’il s’agit l’on détourne vite le regard (j’avoue que je ne peux m’empêcher de pouffer de rire), surtout lorsque nous sommes préoccupés par l’autre fou du village qui, par imposture et armé de kalachnikovs, veut se prendre pour chef; c’est d’ autant plus sérieux que distrayant au point que nous oublions souvent le vieillard qui erre tout seul.

N’étant pas spécialistes, nous ne pouvons prescrire de remèdes, aidons les tous à guérir en leur répétant et expliquant, très respectueusement, les mots/maux empruntés chez leur psy et dont ils acceptent de nous parler, c’est déjà un pas vers une transition réussie par l’ensemble de la société. Il ne faut surtout pas prendre le bêlement de moutons pour meuglement de vaches autrement l’on risque de se tromper de poids (intellectuel cette fois). Il y’ a des moments pour débattre avec ce genre d’individu et d’autres pour leur dire, tout simplement : tais-toi, il ne s’agit pas de toi!

Par ailleurs l’approche fondamentale pour aider un individu – enfantin qui bafoue, gazouille ou gargouille - à mieux s’exprimer consiste à :

-         L’ignorer lorsqu’ il parle comme un bébé, même s’il  ne cesse de rechigner.
-         Et le féliciter lorsqu’ il s’exprime comme quelqu’un de son âge.
Wallahi, vous pouvez demander aux psychologues, c’est vrai et je n’ai fait que vulgariser! Aidons les donc sans être trop sérieux avec eux, autrement nous risquons de prendre les kalachnikovs aussi, situation à éviter absolument parce qu’on n’imite pas le fou. Très sincèrement!
 
 
Boubacar Barros Diallo
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