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Commune urbaine de Boké

Date de publication:2008-01-31 16:38:43
Si depuis un certain temps de nombreuses villes de Guinée améliorent leur physionomie, le cas d’autres comme Boké reste toujours alarmant, voire révoltant; d’autant plus qu’il s’agit d’une des villes minières du pays. Paradoxalement, cette cité reste encore l’expression la plus manifeste du délabrement avancé des villes guinéennes.
 
La simple évocation de Boké devrait rimer avec prospérité. Ceci, pour la simple raison que sa région administrative, située dans la zone côtière du pays, est dotée de richesses naturelles considérables. En témoigne la présence de plusieurs sociétés minières dans la zone. Cependant, il est frappant de constater que Boké fait partie des capitales régionales les plus abandonnées du pays. Ici, tout est vétusté et pauvreté.
 
Aucun édifice public ne force l’admiration de celui qui foule pour la première fois le sol de la métropole du Kakandé. On y trouve quelques bâtisses de l’administration coloniale dont celle abritant le gouvernorat et la préfecture. Ces constructions très anciennes ne font l’objet d’aucun entretien et ne sont pas alimentées en eau !
A l’intérieur des bureaux, s’entassent un peu partout tables et chaises cassées alors que des documents administratifs sont déposés à même le sol ! « Par manque d’eau, on ne parvient pas à nettoyer les bureaux » selon un employé de la préfecture rencontré dans les couloirs. Pire, pour l’ensemble du personnel de la préfecture et du gouvernorat, il n’existe plus de toilettes, en dehors de celles réservées exclusivement au gouverneur et au préfet ! Les autres travailleurs, pour se mettre à l’aise, n’ont d’autre solution que de se rendre dans les concessions avoisinantes.
 
Autre aspect du sous-équipement de la ville. Au rez-de-chaussée du bâtiment préfectoral, se trouve le bureau du correspondant régional de la Radio nationale, M. Mahim Cissoko qui manque de moyens pour effectuer convenablement son travail d’information. On ne trouve dans son bureau d’un mètre sur quatre qu’une petite table, deux chaises et un téléphone fixe très « éloigné » des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
 
Sur le plan de l’hygiène, Boké recèle quelques poches d’insalubrité dont la plus visible est celle du rond-point central, situé entre la préfecture et le marché. C’est le lieu qui sert de dépotoir des ordures ménagères.
 
Par ailleurs, la ville manque totalement de cyber-café (pas de connexion à Internet ) et est en proie aux crises perpétuelles d’eau et d’électricité. A cela s’ajoute le fait qu’à ce jour, toute la ville ne compte qu’une seule station d’essence, très mal approvisionnée en carburant.
 
En somme, rien ne brille dans la ville de Dinah Salifou et ce ne sont certainement pas ses habitants qui vont soutenir le contraire.
 
 

Lamine Soumah

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