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Dadis, ses comités et hommes de soutien : Ali Maney, Fodé Tass Sylla, le dr Bano Barry etc

Date de publication:2009-09-07 11:40:29

2009-09-07 13:37:58

Depuis les années 90, les Etats africains et la Communauté internationale ont signé des accords selon lesquels plus aucune prise de pouvoir par coup d’Etat ne doit être acceptée.  A l’époque, j’avais denoncé le fait que ces mesures négociées par les dictateurs n’avaient pas tenu compte des cas de modification de constitutions pour se maintenir à vie. J’avais alors qualifié l’Union Africaine de syndicat des dictateurs dans JA et sur soc.culture.guinea-conakry.

Grâce aux changements démocratiques dans certains pays africains, comme au Mali voisin par exemple, les institutions africaines ne ferment plus complètement les yeux sur de tels cas, même si les ennemis de la démocratie et du progrès en Afrique comme Mohamar Kadhafi restent encore très influents.

Dans les conditions normales, des sanctions tombent au plus tard 6 mois après une prise illégale de pouvoir, surtout par un groupe armé.

A la prise illégale de pouvoir par le CNDD, Moussa Dadis Camara, un malheureux accident dans  l’Histoire de la Guinée, s’était fait accepter par le peuple et tolérer par les institutions internationales grâce aux engagements verbaux et écrits que le CNDD a fournis aux forces vives et aux institutions internationales. Dadis ira jusqu’à parler de „la valeur que sa culture et famille guerzée“ accorde à la parole donnée. Tout le monde ou presque l’a cru sauf l’IBCG qui n’a jamais cessé de mettre l’opinion nationale et internationale en garde face aux manoeuvres des militaires qui n’ont jamais honoré leur engagement en Afrique, exceptés le malien ATT et le ghanéen Rawlings. C'est suite à ces engagements que la communauté internationale accorda une période de transition de 12 mois à la Guinée sans prendre des mesures de sanctions. Ce qui va venir maintenant !

Malgré le financement des comités de soutien et des propos populistes, démagogiques et son hostilité affichée contre les partis d’oppositions interdits de l’essentiel des activités politiques à quelques mois des élections, les forces vives ont choisi de compliquer la situation en repoussant les élections d’un mois, juste le temps de permettre à Dadis de trouver le pretexte de violer ses engagements („C’est en 2009 que je me suis engagé à ne pas être candidat“) dit-il. C’est aussi l’argument que tiennent les ennemis de la démocratie et de l’Etat de droit comme Fodé Tass Sylla, Ali Maney et le vice-recteur de l’université de Sonfonia, le type qu’on appelle là-bas dr BANO BARRY.

Il y a une semaine, Fodé Tass Sylla disait que seuls les militaires savent mieux diriger, que la Guinée n’a jamais été aussi bien dirigée qu’entre 1984 et 1989 quand il n’y avait que le CMRN aux commandes. Tout se serait gâté quand Conté a fait appel aux civils dans le gouvernement. Mêmes les massacres et persécussions à caractère ethnique perpettrés dans cet intervall semblent être positivement évalués par Fodé Tass que certains prennent pour intellectuel en Guinée! Ce borgne socio-politique ne semble pas savoir que ce sont les militaires (Etat-Major des forces armées, Président Conté et sa garde) qui ont introduit et protégé les cartels de drogue en Guinée. Des avions de ces cartels atterissaient même dans la capitale guinéenne !

Hier dimanche 6 septembre, c’est Ali Maney qui défendait le maintien de Dadis au pouvoir sur Djigui FM. L’émission sera rediffusée aujourd’hui à 19 h. Vous pouvez l’écouter à partir du lien que nous avons sur la colonne de droite en bas (rouge). Par une petite intervention, j’ai essayé d’atirer l’attention des Guinéens que cet Ali Maney est un escroc qui ne vit que de ses manoeuvres de comité de soutien à toute personne irresponsable et ambitieux qui arrive aux commandes en Guinée. C’était le même qui dirigeait les comités de soutien à Lansana Kouyaté. Il n’a rien fait après le limogeage de ce dernier alors que leur slogan était „Kouyaté ou la mort“. Aujourd’hui, c’est Dadis qui paye ses services !

Il est faux de pretendre que Dadis ne s’est engagé que pour 2009 ! Dès la prise de pouvoir, Dadis avait pris l’engagement que ni lui, ni aucun membre du CNDD ou du gouvernement de transition ne sera candidat aux élections. Il ira jusqu’à prevenir que celui (membre du CNDD ou du gouvernement) qui ne serait pas d’accord avec cet engagement doit immédiatement démissionner. Je garde encore les images correspondantes du journal télévisé (RTG).  Seulement, en les mettant, le site devient lent et certains en Afrique ne pourront plus ouvrir ses pages. C’est au mois de juin passé que Dadis a commencé à relativiser ses engagements qui sont pourtant écrits et signés du CNDD. Quand le diplomate allemad lui posa la question simple de savoir si il veut être candidat en 2010 parce qu’il insiste trop sur l’engagement en 2009, le monde découvrit un véritable Godzilla blessé face au porte-parole européen (Lire Guinée : le Prinz et la bête). Cependant ni cela ni les mensonges de Dadis au sujet d'une rebellion aux frontières guinéennes pour obtenir le report des élections n’ont pas suffit pour mettre les Forces vives en alerte. C’est elles-mêmes qui saboteront le chronogramme 2009 en proposant un comité ad hoc sous les commandes de Dadis ! On se rappelle que les syndicalistes avaient fait un jeu pareil avec Conté en 2007, l'aidant ainsi à se maintenir au pouvoir. C'est encore eux qui avaient subitement proposé une sortie de crise avec un PM choisi par Conté.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que Dadis a le droit d’être candidat ! En tant que militaire et président de la transition, il n’en a pas droit. Et pour rien au monde, l’opposition ne doit accepter cela. On ne doit plus permettre à personne d’être arbitre et joueur en même temps dans le processus de transition. Aujourd’hui, aucune institution républicaine ne fonctionne. Dadis contrôle tout et dispose de tout comme bon lui semble. Cela est la faute aux partis politiques qui n’ont jusqu’à présent pas su jouer leur rôle. Dadis a souvent repeté que si le peuple le lui demande, il quitte le pouvoir. Qu’attendent les Forces vives pour faire appel à ce peuple ?

SADIO BARRY

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