chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

 

Université Kofi Annan de Conakry

Date de publication:2008-01-31 17:31:33
Après le mouvement de grève des étudiants, une mise au point du doyen de la Fac de Médecine
 
Créée en 2007, la Faculté des Sciences Médicales de l’Université Kofi Annan de Conakry a été secouée à la fin de ce mois de janvier 2008 par un mouvement de contestation mené par un groupe d’étudiants. Pour en savoir plus sur les motifs de cette protestation, nous avons rencontré le Dr Mohamed Condé, doyen de ladite faculté.
 
« Si on n’y prend garde, les mouvements de contestation, parfois non fondés, dans nos institutions d’enseignement risquent d’affecter dangereusement la bonne marche de l’école guinéenne. Car, n’oublions pas que l’école c’est surtout la discipline et le travail ». C’est en ces termes que le Dr Condé a introduit les débats pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur la situation de l’école guinéenne en général.
 
Pour ce qui est du mouvement de contestation récemment enregistré au sein de sa faculté, notre interlocuteur ne tergiverse pas : « Ce groupe est essentiellement constitué d’étudiants que l’Etat nous a affecté cette année. Ils sont une cinquantaine. Mais, je vais vous dire franchement qu’il y a anguille sous roche. Autrement dit, ces étudiants cachent plutôt leurs lacunes. C’est tout simplement parce qu’ils ne supportent pas la rigueur que nous imprimons à notre formation. Ici, tous les samedis il y a ce qu’on appelle une évaluation formative. Ce qui nous permet de connaître le niveau de compréhension des cours dispensés au cours de la semaine qui s’achève. Car, il ne s’agit pas de donner des cours et s’en débarrasser. Certes, nous cherchons l’argent, mais au-delà, nous cherchons surtout la crédibilité et nous attachons un prix au respect scrupuleux à la déontologie du métier d’enseignant, de surcroît en sciences médicales».
 
En parlant de crédibilité, le Dr Condé souligne qu’aujourd’hui, il y a d’autres étudiants africains à la Faculté des Sciences médicales de l’Université Kofi Annan. « Nous avons des Tchadiens, Béninois, Djiboutiens, Camerounais, Maliens, Togolais, Congolais, Sénégalais et Mauritaniens. Sans oublier que le corps professoral est aussi constitué de professeurs venus de l’Université de Conakry et des universités marocaines », précise-t-il. D’ailleurs, ajoute le Dr Condé, ‘’au cours de ce mois de février 2008, l’Université Kofi Annan s’apprête à recevoir des professeurs venus de France et du Maroc’’. Une mission d’enseignement dans des spécialités rares, mais qui va s’élargir aussi dans le cadre du renforcement de la formation des médecins guinéens et autres agents de santé.
 
Parlant des étudiants qui manifestent, le Dr Condé précise qu’ils sont tous remis à la disposition du Ministère de l’Education Nationale : « Nous voulons de l’argent, mais dans le sérieux, la sérénité et la discipline. Nous sommes une école qui se bat pour la qualité. Ces étudiants sont tous des boursiers de l’Etat, sauf une fille. Car, il faut le reconnaître aussi, le fondateur de notre université, le Dr Ousmane Kaba ne badine pas avec la formation. Il tient rigoureusement au respect des accords qui le lient aux parents d’élèves. Avec le Dr Kaba, c’est la rigueur et la droiture. A l’Université Kofi Annan, nous avons une fiche de contrôle de tous les étudiants. Donc, rien ne nous échappe ici », martèle le doyen Condé qui lance un appel aux parents d’élèves pour qu’ils contribuent à dans l’encadrement de leurs progénitures appelées à les prendre en charge plus tard.
 
Le Dr Condé pense également que la Guinée qui a participé à la conférence d’Alma-Ata en 1978, pour la création des soins de santé primaire doit encourager toute idée qui est en rapport avec la formation des médecins. A noter que la Faculté des Sciences Médicales de l’Université Kofi Annan dispense des cours en odontostomatologie, en pharmacie, en médecine et possède des laboratoires de dernière génération. « Nous avons un partenariat avec l’Université Mohammedia de Rabat », affirme le doyen Condé qui possède, par ailleurs, la nationalité marocaine.
 
Depuis la création de ladite faculté, le Dr Condé en est le doyen et le chef de projet de la médecine et des ingénieries. A ce jour, ce sont plus de 200 étudiants qui y suivent des cours. « A l’image du Pr. Baldé, président de l’ordre national des médecins, les hommes de sciences de ce pays doivent nous soutenir pour le doter de bons médecins. Il faut que l’Afrique investisse dans le domaine du savoir, pour qu’enfin, des images lugubres de ce continent cessent d’être diffusées à travers des télévisions étrangères », conclut le doyen Condé.
 
Amadou 1 Diallo

Commentaires


Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.