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Dadis, le candidat

Date de publication:2009-09-12 21:12:51

2009-09-12 23:09:04

Il ne fait aucun doute, désormais, que Dadis veut être candidat. Seulement, à la différence du courage qu’il a eu en ‘’ramassant’’ le Pouvoir au nez et à la barbe des Généraux de Conté (pas de l’Armée, apparemment, vu la facilité avec laquelle les événements se sont passés), Dadis n’ose pas encore déclarer officiellement sa candidature devenue secret de Polichinelle. Ce n’est ainsi plus une stratégie car personne ne sera plus surpris, à part qu’il biaise le jeu démocratique en abusant des fonds publics pour battre campagne avant son ouverture officielle et acheter les consciences ; sans mentionner qu’il violera ainsi la parole donnée urbi et orbi (cela ne vous rappelle pas un certain Lansana Conté qui disait que «si l’année prochaine, vous nous voyez avec des maisons et (…) ; sachez qu’on a volé ! »). L’histoire se répéterait-elle ? Pas deux sans trois ?  Nos dirigeants (civils et militaires) ont tellement de mépris pour nous, les Guinéens, qu’il nous prennent pour des nigauds/enfants auxquels il faut dire ce qu’ils veulent entendre le temps de consolider son pouvoir et les soumettre de gré -avec argent et nomination- ou de force. Le moins que nous pouvons dire, c’est que ce n’est pas honorable ! Si début octobre 2009 –à trois mois des présidentielles-, le CNDD ne cède pas l’Exécutif à un organe neutre qui ne prendra pas part au scrutin, quelles que soient les conditions, Dadis ne devrait plus pouvoir être candidat ! Puisqu’il prétend s’inspirer de son « frère » de Mauritanie, il doit faire comme ce dernier et laisser quelqu’un d’autre conduire le reste de la transition. Ce qui veut dire qu’à partir d’octobre, si Dadis ne confirme pas sa non participation aux présidentielles, les leaders de l’opposition et la frange patriotique de la Société Civile devront prendre leur responsabilité ! Car il ne peut être acceptable que le CNDD organise et participe au scrutin comme si Dadis était un président élusortant !

Cela dit, il semble que les audits tant attendus seraient sur le point d’être réactivés. Mais il y a un problème : comment peut-on conduire ces investigations de façon sereine à 4 mois des élections, d’autant plus que certains candidats sont concernés/visés ? Et pire, le CNDD n’est plus le mieux placé pour parler d’audits après avoir usé et abusé de ‘’gré à gré’’ ainsi que des deniers publics pour usages personnels de propagande et autres!  Même les avocats, profession ‘’libérale’’ (sic), ont bénéficié des largesses de Dadis avec notre argentIls n’émargent pas au budget de l’Etat, non ? Depuis 9 mois, pourquoi ces audits (tant réclamés) maintenant et pas avant ? Et quel est l’impact sur le présent chronogramme ? Cela ressemble plus à un chantage politique qu’une réelle volonté de trouver des irrégularités et détournements ! Et qu’en est-il des tueries de juin 2006, janvier et février 2007 ? Ce n’est pas aussi important que les audits ? Il faut des audits mais sous un contrôle parlementaire et non de l’Exécutif, surtout pas le CNDD ! Ils se sont disqualifiés par leur gestion : son chef aurait « mangé » l’argent de Kadhafi à côté d’un budget de « souveraineté » qu’il s’est lui-même attribué et sans aucun contrôle neutre ! Ce qui nous ramène à questionner encore la logique d’organiser les présidentielles en premier. L’explication selon laquelle, la transition finit avec l’élection du Président de la République (PR) est techniquement vraie mais il n’en demeure pas moins que tout scrutin comme l’installation d’un parlement – qui sont des élus(es) du peuple donc légitimes- met aussi de facto fin au pouvoir du CNDD dont le rôle serait réduit à celui d’intérim pour les affaires courantes quelques semaines, le temps que le PR soit élu. Ce qui aurait eu l’avantage de pouvoir commencer les audits sans préjugés de partialité, le nombre de présidentiables serait réduit par les résultats des législatives et inculpations, s’il y en aEt si l’échéance présidentielle devait être repoussée le temps nécessaire pour que la Constitution soit retouchée sereinement et que les candidats soupçonnés prouvent leur innocence, il serait aisé de constituer avec les partis au parlement, un gouvernement de consensus ou d’union nationale qui gouvernerait le Pays et commencerait son redressement. De toute façon, il serait louable que le futur Président ouvre son gouvernement aux partis qui se rallieront à sa vision pour la Guinée. Le problème est qu’il faut combler au plus vite au moins l’un des vides constitutionnels !  Et le moins problématique semble être les législatives, en termes d’enjeu et critères!

Cela aussi dit, les tergiversations du CNDD, surtout sa gouvernance, et pour des audits crédibles,  rendent maintenant inéluctable la formation d’un gouvernement d’union nationale pour conduire la transition à son terme dans une atmosphère de paix de sociale. Vu le comportement du Capitaine Dadis, nous ne pouvons plus prendre le risque de lui faire confiance maintenant : il sort des paroles ‘’mielleuses’’ lorsque le contrôle des événements semblent lui échapper mais continue néanmoins son plan. Il faut qu’il arrête de nous prendre pour des nigauds et le moment n’est plus à la peur !  Plus de flatteries mais des actes concrets !     

Pour finir, répétons qu’il devient de plus en plus évident que le statu quo ne peut plus conduire à un dialogue serein et dans la confiance. Et il sera impossible de tenir dans le contexte actuel des élections qui ne soient pas bâclées, en janvier 2010 ! Le CNDD évoque trop de problèmes à la fois et à la dernière minute pour nous divertir du chronogramme : cette tactique a permis à Gbagbo (Côte d’Ivoire) de rester 4 ans de plus au pouvoir.  Par exemple, l’enrôlement des Guinéens installés à l’étranger a été fait en termes de délais et exigences de sorte que la majorité ne puisse pas voter : le CNDD s’est donné bonne conscience en acceptant cette requête sans s’y être favorable vu les conditions imposées, alors que depuis 6 mois, ce processus aurait pu commencer ! Les Guinéens devraient maintenant savoir lire et interpréter les intentions de leurs gouvernants ; ce n’est pas la première et certainement pas la dernière fois qu’on les prend pour des nigauds. Et cela continuera à nos dépends tant que nous resterons naïfs et crédules : jugeons quelqu’un –surtout un chef d’Etat- par ses actes et non ses promesses et paroles ! Vu que le CNDD fait montre d’impéritie et est incapable de conduire une transition dans le respect de ses engagements, l’idée d’une alternative fait son chemin et pourrait s’imposer pour sauver le Pays de la catastrophe. C’est une idée à cogiter et murir !   Reprenons l’initiative car Dadis est soit otage de son groupe soit il est déboussolé par les complications liées à la gestion d’un Etat (surtout la Guinée) ; ou tout simplement les deux- le plus probable. Dans tous les cas, il s’avère être de moins en moins l’homme qu’il faut pour conduire la transition : il est dépassé par les événements !

PS : Juste préciser pour certains commentaires que Mr/M. I. Kylé et moi sommes en phase et que l’apologie des leaders concernait ceux qui ont voulu utiliser son article pour avantager certains à tort au lieu de se concentrer sur Dadis qui n’ose pas franchir le Km 36 ! D’où le titre « Contribution » et pas « Réaction » !

 

I.Diallo –‘’Ollaid’’

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