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Le CNDD : C’est de la folie de grandeur (Par : Mamadou Diallo, MD)

Date de publication:2009-09-12 22:17:20

2009-09-12 23:45:52 

Depuis l’arrivée du la Junte militaire et du CNDD au pouvoir, il y a une montée inouïe de tribalisme et une paupérisation extrême du peuple, l’une des armes utilisées par la junte militaire pour asservir davantage le peuple et prostituer des éventuels leaders d’opposition faibles d’esprits qui ont du mal à supporter la misère comme les Bah Ousmane (de l’UPR) et autres anciens caciques du PUP de Lansana Conté car un ventre affamé n’a ni d’oreille, ni de raison ! Il faut être fort d’esprit pour résister à cette machine de destruction du CNDD!

Les haines personnelles et les esprits de vengeance enfouies depuis longtemps dans les cœurs, les âmes et les reflexes des membres de la junte militaire notamment par le Capitaine Moussa Dadis Camara couplé de cette boulimie du pouvoir et de la conservation du pouvoir à vie reposant sur les identités ethniques que le CNDD réactive et utilise comme ersatz d’une pensée politique anémiée, a mis le pays sur le chemin de l’enfer.
 
Le Capitaine Moussa Dadis Camara est atteint de la folie des grandeurs que j’appelle une « messianisme autocratique » qui est cette conviction psychiatrique d’être investi d’une mission spéciale et d’avoir un destin exceptionnel et divin de faire de la Guinée son butin de guerre ou son épicerie familiale dans une logique de gestion clanique du pays en plaçant les membres de sa famille, de sa région et de son ethnie dans des positions clés, ce qui leurs donnent l’opportunité de mainmise totale de l’Etat devenu leur bijou familial.
 
Déjà pour le Capitaine Moussa Dadis Camara, laisser le pouvoir est synonyme d’humiliation, de culpabilité dans les massacres de Janvier et février 2007 et dans le narco-trafique. S’accrocher au pouvoir même au risque de voir le pays s’embraser est devenu un pour lui un instinct de survie qu’il ne faut pas abandonner. C’est comme un naufragé qui s’accroche à une bouée de sauvetage.
 
C’est aussi pour le Capitaine Moussa Dadis Camara, jadis trop pauvre, d’amasser le plus d’argent possible pour assoiffer ses besoins sataniques et de délinquance morale et matérielle.
 
Il est aidé à cela par une élite prostituée sans scrupules qui n’a aucune dignité humaine et prête à applaudir toute personne pouvant lui laisser des miettes sous la mangeoire.
 
La culture démocratique en Guinée ne devrait être de partager le même point de vue, encore moins de se donner des leçons mais plutôt de faire croiser les idées et en extirper les meilleures qui puissent aider le Guinéens à bâtir notre nouvel environnement de paix qui est un état de quiétude, d’harmonie, de calme, de sécurité, de confort, et de tranquillité etc.…
 
Le combat pour le départ de la junte militaire et la restauration de la démocratie par des élections libres et transparentes est le combat de tous les Guinéens de tout bord et de tout état physique, qu’ils soient de la Basse Guinée, de la Moyenne Guinée de la Haute Guinée ou de la Guinée Forestière, qu’ils aient un nom de famille commençant par « A » ou par « Z » car ils ne demeurent pas moins Guinéens que les autres.
 
L’acharnement aveugle de la junte militaire contre les cadres ressortissants de certaines régions du pays, s’apparente à des méthodes d’intimidation qui sont signes de frustration, de faiblesse, de lâcheté et de manque d’arguments valables d’un pouvoir illégal et illégitime.
 
Seul un engagement patriotique, lucide et responsable de tous les Guinéens et Guinéennes pourra chasser la junte militaire et le CNDD pour empêcher le pays de retomber dans les pièges et les désolations du passé.
 
Si les Guinéens et les Guinéennes tombent dans le fatalisme, la résignation et le défaitisme face à une junte militaire irresponsable et incompétente, et qu’ils soient incapables d’engager des débats consistants et constructifs, alors, les Guinéens s’adonnent allègrement à leurs ritournelles favorites et ils seront bien agréablement surpris de voir leurs petits-enfants à leurs tours, entrain de s’envoyer mutuellement les immondices les plus incroyables, quand ils ne seront pas entrains de s’entretuer.
 
Les Guinéens ont le plus grand intérêt à cultiver leurs maturités et leurs vigilances politiques, afin de ne voir une troisième dictature féroce endeuiller le pays pendant les trois décennies à venir.
 
Ce qu’il faut en Guinée, c’est moins la quantité que la qualité de nos actions politiques à mener pour déraciner la junte militaire, et la victoire ne sera pas celle d’un individu mais de toute une nation.
 
Après cette libération du pays de toute forme de dictature militaire, les Guinéens œuvreront dans la mise en place d’institutions politiques visant à faire naitre un nouveau citoyen guinéen en mesure de sortir de la conscience en chute dans l’ethnie pour l’insérer dans une nation, et ce afin d’asseoir le progrès par le travail.
 
Un conseil aux Guinéens : « Ne jamais remettre à plus tard le combat pour leur liberté lorsque le temps est favorable ». C’est maintenant ou jamais pour balayer cette horde de militaires assassins, brigands, voyous, ivrognes et guidés par leurs fantaisies orgasmiques, qui vont honte à toute une nation.
 
Le triomphe ne vient que par le combat et non par la résignation. Les Guinéens et Guinéennes ne devraient donc pas craindre la mort pour défendre leur liberté contre cette pourriture militaire qui a pris en otage tout un pays pour mettre fin aux violations sans fin des droits de l'homme, à la dictature et à la misère qui ont tant divisé le peuple et rendu impossible le développement socio- économique de la Guinée.
 
La Guinée a un besoin urgent d'une nouvelle classe d'opposants sincères et soudés, décidés à en découdre avec la junte militaire pour conduire à la transition souhaitée par le peuple.
 
Le malheur de la Guinée est que depuis plus de 50 ans, ce sont les mêmes individus qui se succèdent au pouvoir, en y introduisant de temps à autres des jeunes parents, amis, ex-opposants opportunistes. Nous assistons à un recyclage permanent de ces mêmes pourritures politiques.
 
Sous la junte militaire, la corruption, la dépravation des mœurs sont à tel point qu'il faut s'atteler « d’installer un vrai changement en Guinée, si l’on veut aller vers le progrès ».
 
Si on arrive maintenant à mettre fin a cette dictature militaire sanguinaire incarnée par le CNDD, il faudra aussi travailler pour changer les mentalités, sinon le pays est encore perdu pour des décennies.
 
Avec la junte militaire actuelle pilotée par le capitaine « fou » Moussa Dadis Camara, qui place ses propres intérêts, ceux de sa famille, de sa clique et de ses acolytes avant l’intérêt supérieur du pays, l’avenir de la Guinée reste hypothéqué à jamais. La violation des droits de l'homme est alarmante en Guinée.
 
Depuis 9 mois en Guinée du « régime autocratique » du Capitaine Moussa Dadis Camara et du CNDD, l'opposition n’est pas autorisée de s'exprimer aux antennes des médias publiques.
 
La junte militaire a instauré un environnement politique propice pour que les journalistes et les intellectuels vendent leur âme et leur conscience pour de l’argent et où le tribalisme, le népotisme, le clanisme, la corruption » font ravage, et où le harcèlement des journalistes professionnels, indépendants et honnêtes, et des médias indépendants est une pratique courante.
 
Nous demandons à la Communauté Internationale et toutes les personnes qui aiment la Guinée, de l’aide afin de nous permettre de sortir de cet engrenage explosif aux conséquences imprévisibles mais certainement dangereuses et tragiques.
 
Une chose à se mettre à l'esprit et qui doit être bien comprise par le peuple de Guinée, est le message du présidant des États-Unis, Barack Obama à Accra aux peuple Africains.
 
Le peuple est le seul à prendre son destin en main pour se débarrasser de « la colonisation nationale menée par un groupe de dirigeants malfaiteurs corrompus » comme la junte militaire actuelle en Guinée. Aides toi et le ciel t'aidera.
 
En résumé, le Capitaine « maniaque » Moussa Dadis Camara et sa clique ne sont pas si bêtes pour quitter d’eux même le pouvoir juteux et avantageux pour eux et pour leurs familles. Ils ne peuvent pas prendre le risque de s'exposer à des poursuites judiciaires qui les conduiraient pour la plupart d'entre eux droit à la CPI à cause des massacres de Janvier et Février 2007. Il faut les forcer à quitter le pouvoir.
 
Docteur Mamadou Diallo, MD
 
Membre Fondateur de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (ANDD)
 
Fondateur et Administrateur de Guinea-Forum.
 
 

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