chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Réminiscence dangereuse de Lansinè Kouyaté

Date de publication:2008-01-31 19:41:40

Tout gouvernement a pour mission de perpétuer la construction de la Nation en tant qu’entité enfermant divers groupes d’Hommes sur un espace délimité géographiquement par des frontières et liés par une identité commune. Ses animateurs doivent être de véritables architectes, de vrais constructeurs et non des aménageurs de la misère de leurs concitoyens tel que les Guinéens le vivent sous le mal gouvernement guinéen. C’est à ce titre que je pose un regard exigeant sur les déambulations sinueuses et labyrinthiques du « MP3 ou sac à paroles » que la Guinée appelle gentiment et généreusement Premier Ministre.

J’entends déjà ses persifleurs se contorsionner en me lisant encore. Ils peuvent continuer, car je pense qu’il faut dire les choses et je me permets de les dire. Jamais dans l’histoire des sociétés, les causes, qui propulsent des individus au devant de la scène publique, n’ont été aussi favorables à la transformation et au renouveau de la Guinée que celles qui ont perché Lansinè Kouyaté à la primature. Malheureusement, son positionnement au deuxième étage du pouvoir ressemble à ce chien de chasse qui rapporte un crapaud comme gibier à son maître alors que ce dernier s’attendait à mieux. Alors que toutes les conditions étaient réunies pour arrimer le train guinéen à un bon et solide attelage progressif, voilà Lansiné Kouyaté pataugeant dans la boue de l’échec qu’il refuse d’accepter. Mieux, l’on peut observer chez lui des comportements et des conduites qui relèvent d’une sorte de réminiscence dangereuse et grave, à la fois pour lui-même et surtout pour tout le pays.

 La semaine qui s’écoule a vu s’ériger un éléphant au carrefour de Bellevue. Le symbole est évocateur et dit long sur les intentions de l’actuel locataire de la primature guinéenne. Ce n’est pas seulement la sculpture qui dérange, mais l’intention qui la couvre et l’objectif qui lui est assigné.

Dans toutes les sociétés humaines, le symbole a une force de préhension sur les consciences tant individuelles que collectives. L’éléphant du MP3, truffé de fétiches et gris-gris, implanté au carrefour de Bellevue renvoie au passé trempé de sang et pourri de la décomposition du corps de ses victimes. Syli était assimilé à Sékou Touré, Bellevue était une résidence de Sékou Touré. Alors quel est le message que le couple Kouyaté veut-il adresser ainsi aux Guinéens ?

Pour les plus jeunes que moi, il faut rappeler que le régime du PDG a bourré la patrie de tous les sacrifices. Les frontières guinéennes jalonnent de trous emplis de cadavres humains. Les villas sylis ont été bâties sur des puits remplis d’êtres humains. Les carrefours de la capitale ont eu leur part de sacrifices humains parmi lesquels de gosses et fillettes accouplés après les avoir assassinés. Tous les espaces républicains sont des cimetières non déclarés et anonymes dont les occupants pourraient être un oncle, une tante, une sœur, un frère, de beaux-parents.., etc.
Lorsque Lansana Conté usurpe le pouvoir en avril 1984, il a poursuivi l’approvisionnement de ces cimetières. D’abord en tuant ceux qui étaient appelés les dignitaires du PDG, puis certains de ses compagnons et enfin poursuivre l’œuvre funeste jusqu’à nos jours. Au moment où s’annonce son crépuscule, Lansinè Kouyaté (même s’il a déjà effectué l’apprentissage de la pratique macabre sous le PDG) et son épouse veulent prendre le relais d’où le test du carrefour de Bellevue. Allons-nous les laisser faire ?

A la jeunesse guinéenne, je demande de ne plus laisser  notre patrie à la merci des occultistes, ces seigneurs vampires et sangsues de la trempe du « MP3 ou sac à parole. »  Voilà pourquoi, je lance un vibrant appel aux jeunes patriotes de Guinée pour qu’ils détruisent ce premier essai public de Lansinè Kouyaté. J’en a profite pour soumettre aux Guinéens, au moment où nous parlons d’un cinquantenaire, la réflexion sur le transfert de la capitale en tout autre endroit. Conakry est assise sur trop de cadavres d’innocents guinéens dont l’esprit qui hante la République constitue l’obstacle à l’avènement de la nouvelle Guinée. Je ferme la parenthèse.

Souvent, les soutiens déclarés ou non s’étonnent de ma vigilance sur la conduite de notre pays par MP3. Je veux leur répondre : Qu’est-ce qui est plus dangereux que corrompre l’histoire ? Qu’est-ce qui est plus grave que rompre le cordon qui irrigue l’identité nationale d’un peuple ? Qu’est-ce qui peut anéantir une population que de le mépriser à l’infini ?

Lorsque cela se produit dans un pays, la vie sociale se perturbe gravement. Les répercussions sont désastreuses sur le destin de la Nation et de ses citoyens. Mais voilà Lansinè Kouyaté qui ressuscite de manière outrageuse la mémoire de Sékou Touré, le responsable de la tragédie guinéenne. Or ce dernier, bien que mort, continue d’entretenir le calvaire des Guinéens par l’intermédiaire de ses greffons, les deux Lansana. Il est essentiel que soit établi clairement, sans la moindre ambiguïté les faits ; et que soit surveillé sans arrêt le gouvernement de Kouyaté afin que l’injustice, les meurtres, les crimes et assassinats, l’impunité et les drames ne soient remplacés par d’autres plus intolérables comme l’esquisse le couple Kouyaté.

Mais puisque l’histoire enregistre dans ses pages la production des actes par les uns et les autres, les Guinéens doivent en tenir rigueur au moment où, les événements feront basculer l’ordre des choses, des comptes soient demandés aux différents gouvernants. Chacun d’eux devra solder ses forfaitures.

Qui pouvait croire que Madame Sékou Touré aurait pu être emprisonnée en 1984 et violée, en présence de son fils, par un soldat de basse classe qui s’en vantait après chaque coup : « C’est doux.. ». Cela est arrivé !

 Qui aurait pu croire que la « dynastie » clanique du potentat du premier régime aurait pu disparaître ? Et pourtant, après le 3 avril 1984, Amara Touré, pauvre paysan, (même s’il fut le grand frère du tyran et d’une grande fanfaronnade sous son pouvoir), et toute la nomenklatura PDG seraient fusillés puis enfouis, comme leurs nombreuses victimes innocentes, dans une fosse commune sans sépulture comme elles ? Une nuit, cela s’est passé vers 23H TU, au pied du Mont Gangan à FOROFOU (Kindia).

Qui savait, dis-je ou avait prédit, répéterai-je toujours, que les sœurs de Sékou Touré seraient victimes de viol  dans une prison guinéenne?  Cela s’est produit en Guinée sous la bénédiction de Lansana Conté, doublement assassinat !

Personne ne l’avait imaginé ! Personne n’avait pensé à un tel renversement du pouvoir et des rôles quand l’éloge n’était que Sékou Touré sur la terre de nos ancêtres. Et pourtant, cela a bien lieu ! Monsieur Kouyaté,  Méditez !

En acceptant d’emprunter le chemin lugubre, de suivre les sentiers sombres où les rivières à traverser ont pour eau du sang humain, où le territoire à parcourir est semé de cadavres pendant que les vivants meurent de misère,  apprenez que votre couple soldera ce voyage au moment venu, monsieur MP3.

L’histoire n’est pas répétition, mais puisque Lansinè Kouyaté veut démentir cette irréfutable réalité, que les Guinéens aussi gardent cela en mémoire !

C’est pourquoi jeunes de Guinée, ton devoir patriotique est de détruire l’éléphant de Kouyaté et son épouse et de le rendre poussière !

Jacques Kourouma
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.