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Un plan anti-Dadis

Date de publication:2009-09-23 00:01:24

2009-09-23 02:00:12

Vu l’épreuve de force en perspective avec Dadis, nous devons tous commencer à réfléchir sur la façon de le faire céder sans devoir exposer nos vies à ses tueurs- ce qui doit être le dernier recours- et autant que faire se peut en minimisant les souffrances des populations. Nous devons donc éviter de foncer tête baissée dès le début -sans avoir essayé d’autres méthodes- dans une confrontation avec les brutes du CNDD qui ont certainement de gros muscles avec une petite matière grise ; ce qui explique leur attitude et performance depuis 9 mois. Nous sommes des gens civilisés qui n’utiliserons la force et a fortiori des moyens de défense létaux qu’en dernier ressort et en légitime défense, si nécessaire seulement. Nous devons donc commencer -avec les Forces Vives- à sensibiliser tous les Guinéens afin qu’ils utilisent tous les réseaux de communication possibles pour inciter leur parents et connaissances exerçant dans les forces de l’ordre à désobéir aux ordres de répression du CNDD. Il y a certainement au sein de l’Armée des militaires patriotes qui n’approuvent pas l’attitude du CNDD mais manquent de courage pour se rebeller. Et à propos, vous remarquerez un phénomène singulier : la plupart de ceux (militaires et civils) qui ont participé activement ou passivement aux tueries de 2007, ont mal fini. Les Généraux Kerfala, (…), Bailo, le chef militaire de la région de Gaoual qui avait brulé des maisons et fait massacrer des manifestants, le Président Nino Viera de la Guinée Bissau ; Somparé est parti humilié ; Ousmane Conté a fini emprisonné par son propre ami ; Lansana Conté est décédé laissant sa famille dans la honte et en voie de ‘’dislocation’’. Et certainement que la malédiction liée aux massacres de ces innocents aux mains nues de 2007 n’a pas encore fini d’agir, d’autres suivront certainement bientôt !

Pour notre part dans le cadre de la lutte, nous pourrions agir graduellement de façon suivante :
1.    Demander dès maintenant un boycotte général des militaires en refusant autant que possible d’avoir à faire à eux : vente, transport en commun, location, etc. Ils doivent devenir persona non grata hors de leurs camps.
2.    Faire de tous les vendredis, villes mortes (grève générale) sur toute l’étendue du territoire et jours de prière pour la paix et le départ du CNDD. Puis ajouter les jeudis, ainsi de suite mais en laissant au moins un jour par semaine d’activités professionnelles possibles et autres urgences pour ne pas gripper complètement l’économie ‘’officielle‘‘, bien que déjà virtuellement morte : les spécialistes pourront donner leur avis à ce sujet. C’est une option par rapport à une grève générale illimitée tout de suite, vu que nous avons littéralement une économie de subsistance, au jour le jour.
3.     Si après quelques semaines (surtout pas, mois), le CNDD n’entend toujours pas raison, les Forces Vives devront annoncer la formation d’un gouvernement d’union nationale et demander – étant certainement reconnu par la communauté internationale- à l’UA et ONU la venue d’une ‘’force de paix’’ pour assurer leur sécurité et celle des populations, comme en Côte d’Ivoire, Liberia et en Somalie : le Nigeria à lui seul, s’il a un mandat international, pourrait assurer ce rôle. En Sierra Leone, ce sont les Nigérians qui ont, en fait, ramené la paix en non les Britanniques qui n’ont apporté que soutiens financier et logistique.
Continuons en disant que, plus qu’en 2007, nous avons la légitimité, le droit et la sympathie de l’opinion internationale de notre côté ; nous n’avons rien à craindre car nous sommes la ’’ force tranquille’’ qui vaincra. La seule chose dont il faudra se méfier, ce sera un excès de confiance que les ‘’chevaux de Troie’’ parmi nous pourraient exploiter pour saper notre unité. Notre unité est l’arme la plus puissante qui sera fatale au CNDD. D’où vigilance ! D’autre part, comme a dit un leader politique, nous devons éviter d’aller sur leur terrain mais plutôt les engager sur le nôtre (selon nos termes et conditions) ; et nous ajouterons : celui de la non-violence.  En outre, nous devons (indispensable !) neutraliser tous les civils qui entourent Dadis et lui permettent de gouverner en le guidant : c’est un de ses talons d’Achille et les moyens d’action non-violents sont nombreux, comme le bannissement par exemple : il faut désormais que ceux qui nuisent au Pays –en aidant des dictatures- sachent qu’il y aura des conséquences au moins sur le plan social. N’oublions pas non plus d’avertir Dadis et ses complices actifs que toute mort d’innocents par leur faute pourrait conduire -même, conduira - à des poursuites en Guinée ou devant la Cour Pénale Internationale (les spécialistes du Droit devraient s’y pencher) : il faut qu’ils sachent qu’aucune amnistie ou arrangement ne sera possible dans la mesure où ils sont avertisCe dernier message doit lui être signifié clair et net dès maintenant !
 
 Finissons en disant à ceux qui parlent de « souveraineté », qu’un putschiste ne peut parler de droit car il est en violations des lois ; et un pays classé PPTE vit dans un fantasme ou une délusion totale en pensant être « souverain » car pour survivre il devra se soumettre d’une façon ou d’une autre aux desiderata de la main qui le nourrit ! Donc arrêtons ces inepties, laissons le peuple choisir librement ses dirigeants, instaurons les libertés liés aux droits humains et mettons nous au travail –qui devra être acharné- en exploitant intelligemment nos richesses minières et humaines ! Seulement après, nous pourrons rêver de « souveraineté » !
 
Note : - en termes de souveraineté, Dadis devrait en parler à son mentor Kadhafi (dont il aurait « mangé » l’argent) qui a constaté à ses dépends que sa souveraineté s’arrêtait où le pouvoir des Occidentaux commençait ! Quant à la Guinée dans son état actuel, n’en parlons pas !
           - Quant aux propos équivoques de Sirleaf Johnson du Liberia à Conakry, elle a fait preuve d’ingratitude hypocrite envers la communauté internationale qui l’a favorisée aux dépends de Georges Wea –qui avait probablement gagné les elections (le vote populaire). En plus, elle avait nommé à un Nigérian comme Chef d’Etat-major pour reconstituer l’Armée, pendant qu’elle-même avait comme garde rapprochée, des Américains : elle sait donc, mieux que quiconque, combien la communauté internationale peut être utile -lorsqu’elle le veut- dans la stabilisation et restauration de la paix. Le Liberia en a profité, pourquoi pas la Guinée ?!                                                                                                                                                                          
 
I.Diallo-‘’Ollaid’’                   

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