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Mesures d’urgence : Persister et « raisonner » les religieux

Date de publication:2009-09-29 23:40:36

2009-09-30 01:38:38

Dieu a voulu que nous payions un autre sacrifice pour notre libération. Sa décision est insondable, nous ne pouvons que l’accepter et Le remercier – comme cela se doit en toute circonstance – et agir en fonction des nouveaux paramètres. À présent, nos réactions sont toutes affectées par l’émotion. Il faut donc un minimum de tolérance dans la lecture. On essaye d’être objectif, d’écrire sans passion, avec clarté, mais nous sommes en période de guerre. Nous devons agir vite (pardon aux fautes), échanger nos idées, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Il faut aussi comprendre que nos idées, nous qui sommes devant des ordinateurs, ne sont pas les mêmes que celles de nos frères et sœurs qui sont à un mètre d’un soldat armé et drogué. Mais nous devons faire ce que nous pouvons.

Au regard des faits passés, depuis l’indépendance de la Guinée, nous avons raté les meilleures occasions de nous libérer à cause de la même faute tactique : Nous poussons l’ennemi jusqu’au bout et quand il ne suffit que d’un coup pour l’achever, nous le laissons, et le voilà ressuscité, rebellé, hargneux. En 1962, entre novembre et décembre, nous avions vaincu Sékou Touré en lui ôtant, la responsabilité suprême. Bien qu’il y n’y avait toujours qu’un parti, il ne devait plus cumuler les deux postes au sommet. Mais d’un coup nous y avons renoncé et lui avons rendu toute sa force pour sévir. Entre décembre 2006 et février 2007, nous avions vaincu Lansana Conté. Nous lui avions « ôté sa culotte » – c’est pas moi qui le dis, c’est lui-même qui l’a dit, paraît-il – mais nous avons préféré le garder avec nous… Même avec ce Dadis, le 23 juin passé, avec le premier boycott et la première manifestation contre lui et devant lui, au Palais, il avait été battu. Le 27 juin déjà, tel que je l’ai vu, on pouvait l’achever. Mais nous l’avons laissé faire… Me voici au point :

Cette fois, cette fois-ci, il faut persister jusqu'à la fin ! Avec les côtes cassées, les têtes suturées, les bras et les jambes plâtrés, nos leaders doivent se dire, pour autant qu’il leur reste un souffle, qu’il faut continuer jusqu’au bout. Si nous ne voulons pas du même recommencement, il faut, cette fois, simplement en finir avec la dictature ! Ceux d’entre nous qui mourrons, seront de martyrs, et de toutes façons ceux qui nous survivront nous rejoindrons un jour. Il ne doit y avoir aucun compromis cette fois. Pas de compromis avec qui que ce soit, surtout pas avec les religieux ! Ah, ces religieux, en venons-en !

À commencer par eux, les religieux et sages, le peuple de Guinée doit avoir la même tactique envers tous les collaborateurs de Dadis : Il faut les ramener à la raison. Bien qu’ils ne soient pas armés, nous avons les preuves que ce sont eux qui manient les armes qui nous tuent, car ceux qui manient ces armes les écoutent. On a dit que ce sont, pratiquement, les religieux qui ont pu faire libérer les leaders politiques. Ce n’est qu’une preuve supplémentaire de leur poids dans le processus. Pendant que nos morts sont encore chauds, Dadis dit (interview RFI) qu’il va consulter les mêmes sages et religieux pour décider de sa candidature. Si tous ces religieux et sages lui disent de se retirer, il le fera. Il nous suffit donc de raisonner ces religieux et sages pour en finir avec l’ennemi…

Ce que je veux dire par raisonner ? Moi, non plus, je ne le sais pas, à vrai dire ! Ce sera au cas par cas. Après un premier conseil, quiconque comprend et s’exécute pourrait être quitte. Pour les autres, on devra continuer, progressivement, en passant par tous les moyens, jusqu’à ce qu’ils viennent effectivement à la raison. Les mesures pourraient même être étendues aux éléments de leurs familles qui les soutiennent ou qui soutiennent Dadis. Si, personnellement, je pouvais avoir un de mes homologues imams de Conakry devant moi pour le raisonner, j’ai déjà établi des critères. Pour commencer, il faut qu’il soit prêt à réciter, comme moi, devant sa congrégation du vendredi : «Tabbat yadaa abii Dadis, wa tabba ! » Ce n’est plus Ya-Sin ! Ensuite, il faut qu’il soit prêt à dire à Dadis de se retirer. Que ceux d’entre vous qui connaissent son numéro de téléphone me communiquent : je l’appellerai pour lui dire de se retirer. Étant entendu que son retrait est sans préjudice des poursuites judiciaires qui les attendent, lui et sa clique. 

Mahmoud Ben Saïd

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