chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

 

NON AU REPLATRAGE AVEC LES « TONTONS MACOUTES » DU CNDD !

Date de publication:2009-10-03 12:34:11

2009-10-03 14:30:02

« Le dialogue est une vertu cardinale, mais on dine pas avec le diable ! ».

La Guinée est devenue, depuis belle lurette, un non-Etat engoncé dans du non-droit où tout était possible et imaginable ; et tout s’est aggravé avec les nervis du CNDD qui se sont surpassés en matière de barbarie et ont dépassé  les sinistres  « TONTONS MACOUTES »  d’Haïti, la première République noire au monde indépendante depuis le 1er janvier 1804. Ils méritent le même sort que la communauté internationale leur avaient infligé le 19 septembre 1994.

Une médiation ne sera qu’une réponse conjoncturelle à un problème structurel. Le problème à résoudre c’est l’armée. Comme à Haiti une restructuration de l’armée s’impose avec l’appoint de la communauté internationale. L’armée guinéenne et l’administration sont déliquescentes depuis belle lurette et demeurent  les plus grandes tares congénitales de notre pays.

En effet, tout dialogue avec le capitaine Moussa Dadis Camara, le CNDD et leurs affidés leur fera gagner du temps. Ils renaitront de leurs cendres comme, en janvier-février 2007,  le sphinx Lansana Conté (1934-2008) expert en matière de répression, de manœuvres dilatoires.

A l’époque (janvier-février 2007), le chanteur engagé ivoirien Tiken Jah Fakoly qui était venu soutenir la marche des Guinéens de France de la Place Victor jusqu’à la porte Dauphine nous avait mis en garde : « N’accepter pas le poste de premier ministre de consensus, sinon Conté va vous blaguer. Il faut aller jusqu’au bout ! ».

Il avait raison car c’était un processus inachevé, et Conté étant prémuni constitutionnellement et militairement mourut tranquillement dans son lit. Mais nous n’accepterons jamais que Dadis nous « blague » ; lui qui était au pont du 8 novembre en 2007 et qui a avoué avoir protégé Conté jusqu’à sa disparition le 23 décembre 2008.

De surcroit le choix de la CEDEAO du président du Burkina Fasso Blaise Compaoré comme facilitateur n’est pas judicieux, encore moins moral au regard de ses faits d’armes. Ce « sage »  et membre du syndicat du crime et de la longévité présidentielle des chefs d’état africains s’est refait une virginité morale à moindres frais.

Le 15 octobre 1987, au sein du Conseil de l’entente,la garnison militaire qui abrite le régiment de sécurité présidentielle, un commando formé par les hommes de Compaoré  assassina Thomas Sankara.

Le Collectif contre l’impunité avait manifesté le 13 décembre 2008 à Ouagadougou pour obtenir du dossier Norbert Zongo assassinat (avec les trois personnes qui l'accompagnaient Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo), commandité par le pouvoir 10 ans plus tôt. Ce  Journaliste, directeur de l’hebdomadaire « L’Indépendant »,  enquêtait sur la mort après tortures du chauffeur du frère du président Blaise Compaoré. Ces tortures avaient été infligées par des éléments de la garde présidentielle.

Mais ces crimes politiques restent malheureusement méconnus dans la majorité de l’opinion publique occidentale et de la majorité de la jeunesse africaine. Il n’est pas inutile de les rappeler.

Blaise Compaoré avait été le facilitateur au Togo et en Côte d’Ivoire où la démocratie n’est pas une réalité vivante : la dynastie Eyadéma et Laurent Gbagbo continuent de régner.

Aujourd'hui l'absence de visibilité des populations et des acteurs sociaux sur l'issue de la transition fait peser un risque important de bouleversement social et de confrontation, de nature à mettre en danger la paix civile.

Trois raisons majeurs doivent inciter les Guinéens à demander, d’une part, le départ du pouvoir du capitaine Moussa « Dadis » Camara, du CNDD et leurs affidés aux mains ensanglantées et, d’autre part, le déploiement d’une force internationale d’interposition pour venir à la rescousse d’une nation en danger de mort et préserver l’intégrité d’un Etat dans un état de déliquescence très avancée, très prononcée:

  • Sa personnalité (cf. son mensonge d’Etat), sa mauvaise gouvernance et le carnage du lundi noir du 28 septembre 2009 qui a fait plus de 150 morts et d’un millier de blessés ; 
  • Un chef d’Etat africain sortant, de surcroît un militaire, ne rend jamais le pouvoir à un civil et ne perd jamais une élection.
  • La communauté internationale, prétendue garante de la démocratie et des droits de l’homme, finit toujours par valider cette élection et composer avec lui malgré toutes les dispositions condamnant l’accès au pouvoir par voie anticonstitutionnelle : c’est la Realpolitik.

Dadis avait promis la rupture avec les dérives du passé ; c’est l’équilibre de la Guinée qu’il risque de rompre avec un risque de guerre civile, de déstabilisation géopolitique de notre sous-région ; la Guinée était jusqu’à présent un ilot de stabilité, de tranquillité dans un océan trouble avec les guerres civiles en Côte d’Ivoire, au Libéria, en Sierra-Léone, en Guinée-Bissau, au Sénégal avec une guerre sans fin depuis 1983 en Casamance avec l’irrédentisme du MFDC, au Mali avec la rébellion Touareg à la frontière algéro-malienne.

La communauté internationale est avant tout une communauté de valeurs, de valeurs communes partagées (droits de l’homme, Etat de droit, protection de l’environnement, de notre planète Terre, etc.). Les actes doivent suivre les intentions.

Sans une réaction, une assistance internationale appropriée, nous allons au-devant d’une rupture d’équilibre géostratégique de notre sous-région aux conséquences imprévisibles, mais certainement dramatiques. Par rapport à notre pays, il ne devrait pas avoir deux poids deux mesures, vu les nombreux précédents.

La CEDEAO par le biais d’intervention de militaires de l’ECOMOD avec des Mission d’Observation des Nations Unies en :

  • Sierra Leone (février 1998-mars 2000) et  la Mission d’Observation des Nations Unies MONUSIL avec 4 résolutions (1289, 1270, 1260 et 1245) ;
  • Guinée-Bissau (décembre 1998-juin 1999) où les forces de l’ECOMOD se retireront et seront  remplacées par le Bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la paix (BANUGBIS) après 2 rapports du Secrétaire Général de l’ONU en application de 2 résolutions (1233 et 1216) du Conseil de Sécurité ;
  •  Liberia (août 1990-octobre 1999) où suite à l’accord de 1997, l’ECOMIL sera chargée d’assurer le maintien de l’ordre, le désarmement des mouvements armés ainsi que la formation de nouvelles forces de sécurité ; après 4 Résolutions (1116, 1100, 1083 et 1071.

Ironie du sort, la Guinée était parmi les Etats participant à ces forces d’intervention de militaires de l’ECOMOD.

La République d’Haïti, n’a amorcé son processus démocratique qu’à l’issue de la dictature duvaliériste (François Duvalier de 1957 à 1971 et son fils Jean-Claude « Baby doc » de 1971 à 1986). Cette période a été marquée par de graves violations des droits de l’homme orchestrées par les miliciens connus sous le nom de « Tontons macoutes ».

Après un embargo graduel et des discussions improductives menées par l’organisation des Etats américains sous la houlette des Etats-Unis, le conseil de sécurité des Nations unies autorise finalement Washington, le 31 juillet 1993, à utiliser tous les moyens nécessaires pour rétablir la légalité constitutionnelle. Le 19 septembre 1994, les forces américaines débarquent à Haïti et le Président Aristide retrouve son fauteuil le 15 octobre 1994 après trois ans d’exil pour terminer son mandat. Le processus démocratique peut alors reprendre son cours avec les nouvelles échéances électorales.

L’Ile d’Anjouan, le 25 mai 2008, l'armée des Comores jointe aux forces de l'Union africaine y avaient rétabli la légalité républicaine et chassé le colonel Mohamed Bacar.

La Guinée ayant signé, ratifié la convention de New-York du 10  octobre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants et le traité de Rome du 17 juillet 1998 portant  création de la Cour Pénale Internationale (CPI) , les auteurs d’exactions et leurs commanditaires peuvent être arrêtés et déferrés devant un tribunal pénal international. A l’instar de l’ ancien président du  Libéria Charles Ghankay Taylor inculpé par le tribunal spécial pour la Sierra Leone.

 « Le CNDD est un groupe de copains et de coquins, insouciant de tout résultat pourvu qu'ils soient aux commandes ; tu allais être plus édifié si tu étais sur place en Guinée. » telle est l’observation d’un internaute résidant à Conakry après la lecture de mon récent article intitulé « Sortir de l’illusion ».

L’armée est devenu un facteur d’insécurité avec ses éléments incontrôlés ; elle n’est pas en mesure de créer, comme au  Ghana de Jerry Rawlings, un cercle vertueux avec la classe politique, de jouer le jeu démocratique avec les forces vives

 « Il n’est pas pire ennemi que celui qui fut votre ami ! ». Cet adage se vérifie souvent entre les militaires d’une junte au sein de laquelle s’opère toujours et inéluctablement un « réglage ». Dans la Rome antique César fut trahi par Titus Labienus ; dans une période plus récente Thomas Sankara au Burkina Fasso et Diarra Traoré en Guinée l’apprirent à leur dépends respectivement face à Blaise Compaoré et Lansana Conté. A qui le tour et dans quel ordre entre Sékouba Konaté, Claude Pivi et Moussa Dadis Camara ?

A méditer au camp Alpha Yaya Diallo, l’antre de la junte militaire !

Que Dieu préserve la Guinée !

Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH

Juriste et anthropologue guinéen
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Paris, le 03 octobre 2009


Commentaires


2009-10-03 14:30:02

« Le dialogue est une vertu cardinale, mais on dine pas avec le diable ! ».

La Guinée est devenue, depuis belle lurette, un non-Etat engoncé dans du non-droit où tout était possible et imaginable ; et tout s’est aggravé avec les nervis du CNDD qui se sont surpassés en matière de barbarie et ont dépassé  les sinistres  « TONTONS MACOUTES »  d’Haïti, la première République noire au monde indépendante depuis le 1er janvier 1804. Ils méritent le même sort que la communauté internationale leur avaient infligé le 19 septembre 1994.

Une médiation ne sera qu’une réponse conjoncturelle à un problème structurel. Le problème à résoudre c’est l’armée. Comme à Haiti une restructuration de l’armée s’impose avec l’appoint de la communauté internationale. L’armée guinéenne et l’administration sont déliquescentes depuis belle lurette et demeurent  les plus grandes tares congénitales de notre pays.

En effet, tout dialogue avec le capitaine Moussa Dadis Camara, le CNDD et leurs affidés leur fera gagner du temps. Ils renaitront de leurs cendres comme, en janvier-février 2007,  le sphinx Lansana Conté (1934-2008) expert en matière de répression, de manœuvres dilatoires.

A l’époque (janvier-février 2007), le chanteur engagé ivoirien Tiken Jah Fakoly qui était venu soutenir la marche des Guinéens de France de la Place Victor jusqu’à la porte Dauphine nous avait mis en garde : « N’accepter pas le poste de premier ministre de consensus, sinon Conté va vous blaguer. Il faut aller jusqu’au bout ! ».

Il avait raison car c’était un processus inachevé, et Conté étant prémuni constitutionnellement et militairement mourut tranquillement dans son lit. Mais nous n’accepterons jamais que Dadis nous « blague » ; lui qui était au pont du 8 novembre en 2007 et qui a avoué avoir protégé Conté jusqu’à sa disparition le 23 décembre 2008.

De surcroit le choix de la CEDEAO du président du Burkina Fasso Blaise Compaoré comme facilitateur n’est pas judicieux, encore moins moral au regard de ses faits d’armes. Ce « sage »  et membre du syndicat du crime et de la longévité présidentielle des chefs d’état africains s’est refait une virginité morale à moindres frais.

Le 15 octobre 1987, au sein du Conseil de l’entente,la garnison militaire qui abrite le régiment de sécurité présidentielle, un commando formé par les hommes de Compaoré  assassina Thomas Sankara.

Le Collectif contre l’impunité avait manifesté le 13 décembre 2008 à Ouagadougou pour obtenir du dossier Norbert Zongo assassinat (avec les trois personnes qui l'accompagnaient Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo), commandité par le pouvoir 10 ans plus tôt. Ce  Journaliste, directeur de l’hebdomadaire « L’Indépendant »,  enquêtait sur la mort après tortures du chauffeur du frère du président Blaise Compaoré. Ces tortures avaient été infligées par des éléments de la garde présidentielle.

Mais ces crimes politiques restent malheureusement méconnus dans la majorité de l’opinion publique occidentale et de la majorité de la jeunesse africaine. Il n’est pas inutile de les rappeler.

Blaise Compaoré avait été le facilitateur au Togo et en Côte d’Ivoire où la démocratie n’est pas une réalité vivante : la dynastie Eyadéma et Laurent Gbagbo continuent de régner.

Aujourd'hui l'absence de visibilité des populations et des acteurs sociaux sur l'issue de la transition fait peser un risque important de bouleversement social et de confrontation, de nature à mettre en danger la paix civile.

Trois raisons majeurs doivent inciter les Guinéens à demander, d’une part, le départ du pouvoir du capitaine Moussa « Dadis » Camara, du CNDD et leurs affidés aux mains ensanglantées et, d’autre part, le déploiement d’une force internationale d’interposition pour venir à la rescousse d’une nation en danger de mort et préserver l’intégrité d’un Etat dans un état de déliquescence très avancée, très prononcée:

  • Sa personnalité (cf. son mensonge d’Etat), sa mauvaise gouvernance et le carnage du lundi noir du 28 septembre 2009 qui a fait plus de 150 morts et d’un millier de blessés ; 
  • Un chef d’Etat africain sortant, de surcroît un militaire, ne rend jamais le pouvoir à un civil et ne perd jamais une élection.
  • La communauté internationale, prétendue garante de la démocratie et des droits de l’homme, finit toujours par valider cette élection et composer avec lui malgré toutes les dispositions condamnant l’accès au pouvoir par voie anticonstitutionnelle : c’est la Realpolitik.

Dadis avait promis la rupture avec les dérives du passé ; c’est l’équilibre de la Guinée qu’il risque de rompre avec un risque de guerre civile, de déstabilisation géopolitique de notre sous-région ; la Guinée était jusqu’à présent un ilot de stabilité, de tranquillité dans un océan trouble avec les guerres civiles en Côte d’Ivoire, au Libéria, en Sierra-Léone, en Guinée-Bissau, au Sénégal avec une guerre sans fin depuis 1983 en Casamance avec l’irrédentisme du MFDC, au Mali avec la rébellion Touareg à la frontière algéro-malienne.

La communauté internationale est avant tout une communauté de valeurs, de valeurs communes partagées (droits de l’homme, Etat de droit, protection de l’environnement, de notre planète Terre, etc.). Les actes doivent suivre les intentions.

Sans une réaction, une assistance internationale appropriée, nous allons au-devant d’une rupture d’équilibre géostratégique de notre sous-région aux conséquences imprévisibles, mais certainement dramatiques. Par rapport à notre pays, il ne devrait pas avoir deux poids deux mesures, vu les nombreux précédents.

La CEDEAO par le biais d’intervention de militaires de l’ECOMOD avec des Mission d’Observation des Nations Unies en :

  • Sierra Leone (février 1998-mars 2000) et  la Mission d’Observation des Nations Unies MONUSIL avec 4 résolutions (1289, 1270, 1260 et 1245) ;
  • Guinée-Bissau (décembre 1998-juin 1999) où les forces de l’ECOMOD se retireront et seront  remplacées par le Bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la paix (BANUGBIS) après 2 rapports du Secrétaire Général de l’ONU en application de 2 résolutions (1233 et 1216) du Conseil de Sécurité ;
  •  Liberia (août 1990-octobre 1999) où suite à l’accord de 1997, l’ECOMIL sera chargée d’assurer le maintien de l’ordre, le désarmement des mouvements armés ainsi que la formation de nouvelles forces de sécurité ; après 4 Résolutions (1116, 1100, 1083 et 1071.

Ironie du sort, la Guinée était parmi les Etats participant à ces forces d’intervention de militaires de l’ECOMOD.

La République d’Haïti, n’a amorcé son processus démocratique qu’à l’issue de la dictature duvaliériste (François Duvalier de 1957 à 1971 et son fils Jean-Claude « Baby doc » de 1971 à 1986). Cette période a été marquée par de graves violations des droits de l’homme orchestrées par les miliciens connus sous le nom de « Tontons macoutes ».

Après un embargo graduel et des discussions improductives menées par l’organisation des Etats américains sous la houlette des Etats-Unis, le conseil de sécurité des Nations unies autorise finalement Washington, le 31 juillet 1993, à utiliser tous les moyens nécessaires pour rétablir la légalité constitutionnelle. Le 19 septembre 1994, les forces américaines débarquent à Haïti et le Président Aristide retrouve son fauteuil le 15 octobre 1994 après trois ans d’exil pour terminer son mandat. Le processus démocratique peut alors reprendre son cours avec les nouvelles échéances électorales.

L’Ile d’Anjouan, le 25 mai 2008, l'armée des Comores jointe aux forces de l'Union africaine y avaient rétabli la légalité républicaine et chassé le colonel Mohamed Bacar.

La Guinée ayant signé, ratifié la convention de New-York du 10  octobre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants et le traité de Rome du 17 juillet 1998 portant  création de la Cour Pénale Internationale (CPI) , les auteurs d’exactions et leurs commanditaires peuvent être arrêtés et déferrés devant un tribunal pénal international. A l’instar de l’ ancien président du  Libéria Charles Ghankay Taylor inculpé par le tribunal spécial pour la Sierra Leone.

 « Le CNDD est un groupe de copains et de coquins, insouciant de tout résultat pourvu qu'ils soient aux commandes ; tu allais être plus édifié si tu étais sur place en Guinée. » telle est l’observation d’un internaute résidant à Conakry après la lecture de mon récent article intitulé « Sortir de l’illusion ».

L’armée est devenu un facteur d’insécurité avec ses éléments incontrôlés ; elle n’est pas en mesure de créer, comme au  Ghana de Jerry Rawlings, un cercle vertueux avec la classe politique, de jouer le jeu démocratique avec les forces vives

 « Il n’est pas pire ennemi que celui qui fut votre ami ! ». Cet adage se vérifie souvent entre les militaires d’une junte au sein de laquelle s’opère toujours et inéluctablement un « réglage ». Dans la Rome antique César fut trahi par Titus Labienus ; dans une période plus récente Thomas Sankara au Burkina Fasso et Diarra Traoré en Guinée l’apprirent à leur dépends respectivement face à Blaise Compaoré et Lansana Conté. A qui le tour et dans quel ordre entre Sékouba Konaté, Claude Pivi et Moussa Dadis Camara ?

A méditer au camp Alpha Yaya Diallo, l’antre de la junte militaire !

Que Dieu préserve la Guinée !

Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH

Juriste et anthropologue guinéen
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Paris, le 03 octobre 2009

2009-10-03 12:34:11 Ollaid
Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.