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Date de publication:2009-10-04 19:21:04

2009-10-04 21:17:46

Il est parfois très difficile de comprendre nos compatriotes. Les volte-face sont monnaie courante, les retournements de veste, légion. Et les pirouettes des girouettes, au bon soin des vents contraires.

Premier cas

Nous sommes surpris, sûrement vous aussi, de la nouvelle tendance d'un site que nous apprécions à sa juste valeur. Son administrateur aurait été , photo à l'appui, victime de la barbarie du CNDD. On y voit effectivement une lésion linéaire sur le cuir chevelu. Aucun visage n'est visible: avons-nous été prématurément affirmatifs?

Sans préjuger du nom de l'auteur de l'article, nous lisons sous la rubrique" l'invité de la semaine" de ce jour 01-10-09, sous le titre "Evitez les amalgames":

- Il importe d’éviter les amalgames.. le discernement doit être de rigueur entre l’appartenance au gouvernement et la responsabilité dans la dérive tendancielle du régime du CNDD.

-L’objectivité de notre profession oblige à signaler d’emblée, que certains membres importants du CNDD n’étaient pas présents lors de ces évènements sanglants. C’est le cas du ministre de la défense, le général Sékouba Konaté en mission à Guéckédou, le jour du drame.

-La même honnêteté exige de rapporter des témoignages recueillis auprès de certaines populations qui assurent que le capitaine Claude Pivi alias Copland et ses hommes se trouvaient au carrefour de Bambeto où ils sensibilisaient les populations quand d’autres éléments de la garde présidentielle tiraient sur la foule et violaient des femmes

- Il est important que ceux qui ont été de près ou de loin mêlés à ces crimes soient retrouvés et châtiés pour que cesse enfin l’impunité qui a fait le lit de la violence en Guinée depuis 50 ans.

- Jean Marie Doré, leader politique, tabassé et suturé a assuré sur les ondes de RFI à sa sortie d’hôpital que la gendarmerie a eu une attitude majoritairement républicaine durant cet affrontement atroce..

Résumons les arguments du nouveau défenseur de Konaté et accessoirement Pivi

(Après ceux d'un autre "journaliste" et sa sortie hasardeuse d'il y a quelques jours, consécutive à une rencontre avec le même Général Konaté dans un hôtel parisien):

.Ne pas être présent physiquement  absout-il les commanditaires planificateurs des massacres? Au contraire. Pour rappel, qui a jamais signalé la présence de Sékou Touré lors des pendaisons ou tortures au Camp Boiro , ou de Lansana Conté lors des exécutions de Diarra Traoré et de ses compagnons?

 Faut-il là aussi "éviter les amalgames" vu qu'il n'y avait pas "certaines populations" pour confirmer?

.Pourquoi ne citer nommément  que Konaté et Pivi, sinon pour les séparer du reste du CNDD, lequel n'est constitué que de quelques individus. Quid des autres, qui peut croire en de tels arguments?

.Curieusement l'auteur revient sur "ceux qui ont été de près ou de loin mêlés à ces crimes". C'est reconnaitre que l'on peut être mêlé même en étant de loin: cas de Pivi opportunément à Bambéto pendant que les troupes qu'il a personnellement recruté et  encadré se livraient à leurs sales besognes.

.Signaler des gendarmes "majoritairement républicains" signifie en bon français qu'il y en avait de "minoritairement non républicains". A moins que notre sagace journaliste ait compté minutieusement les gendarmes au garde-à-vous en ces instants, nous ne voyons pas comment il peut parler de majorité dans ces conditions de carnage.

D'où la question fondamentale: la blessure du "journaliste" était-elle une facette du plan visant à en faire un héros, pour ensuite lui permettre d'encenser les criminels du 28 Septembre?

Un journaliste de Guineevision  lance ce cri de colère:

"Oui! vous n’êtes pas les victimes, car au même moment vous étiez en train d’organiser une manifestation pro-CNDD a Kaloum sous la protection du Gouverneur Diop et de Chantal Colle la PDG d’ALO, avez vous été dispersés par les forces de l’ordre?
C’est pourquoi Chantal Colle a été parmi les premières personnes aux secours des blessés pour apporter son “assistance” en invitant les journalistes de ne pas “mettre le feu entre le pays...”.
 Oui, vous n’êtes pas les victimes, car vous vivez tous sous la protection de ces criminels ou à l’étranger.
Pardon, démarquez vous de votre cynisme et revoyez ces images, fermez les yeux  méditez et interrogez votre conscience si évidemment vous en avez une
"

Pour ceux qui oublient vite, les prestations de serment de fidélité et d'obéissance des garnisons militaires, gendarmes et policiers étaient faites exclusivement à Dadis et Konaté, mais pas au pays, ni à sa constitution.

Ces deux compères sont et demeurent solidairement responsables des soi-disant dérives  criminelles de leurs soldats. Les larmoiements et accès de sincérité suspects d'un journaliste, aux ordres ou pas, n'y changeront rien.

Il est impossible dans ce cas de vouloir les dissocier de la responsabilité et de la direction des tueries. Sauf à sous-estimer les guinéens en bloc. Erreur fatale.

Thierno A DIALLO
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