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La France estime qu'

Date de publication:2009-10-06 05:02:18

2009-10-06 06:57:30

D’après un rapport de l’AFP daté du 4 octobre 2009, la France estime qu'"on ne peut plus travailler" avec le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, après la répression sanglante d'une manifestation lundi dernier à Conakry, a affirmé dimanche le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Pourquoi Blaise Compaoré voudrait-il que les forces vives négocient avec cet animal Guinée ?

Pour une fois en Afrique, la France semble bien mesurer la situation à sa juste valeur et agir comme il le faut. Lire le texte de l’AFP :

Le ministre français, interrogé par le quotidien le Figaro, la chaîne de télévision LCI et la radio RTL dans une émission conjointe, a précisé que la France travaillait à une forme d'"intervention internationale" pour résoudre la crise en Guinée.

"Peut-on faire une mission internationale ? Nous avons alerté la Cédéao (communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), il faut que le Nigeria soit d'accord, nous y travaillons", a déclaré Bernard Kouchner.

"Le danger de guerre inter-communautaire est immense. Il s'est passé cette chose effrayante et sauvage, nous ne pouvons pas l'accepter", a-t-il également dit. "Il me semble qu'aujourd'hui, on ne peut plus travailler avec Dadis Camara et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale", a-t-il ajouté.

Bernard Kouchner a rappelé que le président burkinabé Blaise Campaoré se rendait lundi à Conakry pour tenter de faire baisser la tension, dans le cadre d'une mission confiée par ses pairs de la Cédéao.

Il a souligné que la France voulait agir avec ses partenaires africains sur le dossier guinéen. "Ce n'est pas à la France de prendre des décisions là-dessus, on n'est plus au temps de la Françafrique", cette relation opaque et complexe entretenue pendant des décennies par Paris avec ses anciennes colonies, a-t-il ajouté.

Le ministre français a souligné l'extrême violence de la répression lundi dernier à Conakry, qui a fait au moins 157 morts et 1.200 blessés, selon une ONG.

"Il y a eu un déferlement de violence...Même (l'ex-dictateur ougandais Idi) Amin Dada n'avait pas fait ça (...) Là on égorgeait les femmes sous les yeux de leurs maris, on les violait, on les tuait", a dit le ministre français.

Il est urgent d’intervenir en Guinée avant que la vraie dimension des massacres et du travail des milices privées de Dadis ne soit découverte par le peuple. Une mobilisation et réaction très prochaine des victimes sont plus que certaines. Pour rien au monde, ces massacres horribles ne resteront sans suite comme en a l’habitude en Guinée ! 

Nous prions la communauté internationale d’agir le plus vite possible. Une fausse solution ou une solution rien que guinéenne débouchera à des affrontements intercommunautaires en Guinée, qui vont s'étendre à la Sierra Léone et au Libéria au moins. C’est ce que le CNDD veut et prépare. Les coupeurs de bras léonais et libériens sont aujourd'hui en action contre nos femmes et nos enfants chez nous ! 

 
SADIO BARRY

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