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ULIMO-ARMEE GUINEENNE: Guerre et drogue au Libéria, massacres et drogue en Guinée

Date de publication:2009-10-06 12:04:25

 2009-10-06 14:01:49

Introduction
Certains éléments ci-dessous datent de 1993, mais demeurent actuels, car il permettent de comprendre la place de l'ULIMO dans ce conflit au Libéria, et le recyclage de ses membres dans les massacres programmés de Konaté et de Dadis contre la démocratie en Guinée. Il permettent surtout de comprendre la convergence d'intérêts en tous genres, en particuliers du commerce international de la drogue et les officiers putschistes de Conakry.
Dadis  et le CNDD champions de la "lutte antidrogue", c'est comme le voleur nommé directeur de banque.
Texte
Le Libéria est entré dans une situation de guerre civile depuis la fin de l’année 1989, lorsque Charles Taylor à la tête du Front national patriotique du Libéria (FNPL)a dirigé la rébellion contre la dictature du général Samuel Doe et l’Armée national du Libéria (AFL). Prince Johnson, un des lieutenants de Charles Taylor, n’a pas tardé à entrer en dissidence pour créer le Front national patriotique indépendant du Libéria (FNPIL)qui a ensuite pratiquement disparu de la scène. Le Mouvement de libération uni pour la démocratie au Libéria (ULIMO)constituait enfin la troisième composante politico-militaire qui est devenue le principal adversaire de Charles Taylor. L’ECOMOG, la force d’interposition de 16 pays d’Afrique de l’Ouest, sous contrôle nigérian, a tenté, depuis son intervention le 24 août l990, de ramener la paix. En avril l992, le gouvernement intérimaire d’Amos Sawyer, le FNPL et l’ULIMO manifestaient leur volonté d’arrêter les combats. La CEDAO, lors de son sommet de Dakar en juillet 1992, a sommé Charles Taylor de désarmer ses miliciens et comme ce dernier n’a pas obtempéré, l’ECOMOG a retiré les forces d’interposition des territoires contrôlés par le FNPL. Le conflit s’est rallumé entre l’ECOMOG, soutenu par l’ULIMO ET LE FNPL le 15 octobre l992. Après un éphémère cessez le feu, l’ECOMOG renforcé par un contingent de 5 000 soldats, a infligé un revers décisif à Charles Taylor privé de carburant et de munition à la suite des sanctions internationales prises contre lui. Il a en particulier perdu le contrôle de l’aéroport international Roberts, de la plantations de caoutchouc Firestone et du port de Buchanan.
Le rôle de la production et du trafic des drogues n’ont cessé de se développer durant tout ce conflit. Charles Taylor, pour financer la guerre menée par le FNPL, s’est d’abord livré au trafic d’or dans le comté de Lofa, frontalier de la Sierra Leone. Lorsqu’il en a été délogé par l’ULIMO, à la suite de l’échec de l’invasion du pays voisin, en l991, il a dû chercher des financements alternatifs et s’est tourné vers le trafic de drogue. Pour cela il a utilisé le port de Buchanan, au sud de Monrovia, plaque tournante de tous les trafics, qu’il a contrôlé de l990 à 1992. Il opérait également le port de San Pedro, à une centaine de kilomètres à l’intérieur du territoire de la Côte d’Ivoire. Ses partenaires étaient des commerçants contrebandiers grecs et libanais. Des cargos débarquaient des armes et embarquaient du bois précieux et des containers, dans lesquels, selon "radio trottoir" avaient été dissimulées d’importantes quantité de cannabis. Ces dernières provenaient de régions productrices sous contrôle du FNPL, qui s’étendent du Mont Nimba, à la frontière guinéenne, jusqu'au centre du pays. Des journalistes ont déclaré avoir observé de grands champs dans des zones marécageuses qui étaient avant la guerre consacrées à la culture du riz. Depuis sa participation à l’offensive contre les rebelles de la Sierra Leone soutenus par Charles Taylor, l’ULIMO contrôle également les plantations qui s’étendent le long de la frontière entre les deux pays.
Mais les mêmes journalistes ont pu également constater que les forces de l’ECOMOG, en particulier les Nigérians et les Guinéens, ont mis à profit le port franc de Monrovia et leur collaboration avec des commerçants libanais et pakistanais, qui sont revenus en l991, après avoir fui le pays au début de la guerre civile, pour accorder une protection à la contrebande de toute sorte de marchandises débarquées et embarquées.
 Ce trafic de marchandises ne pourrait à lui seul expliquer les fortunes rapides que l’on observe à Monrovia et il est probable que la drogue prend le même chemin. Il existe également un important trafic aérien entre le Nigeria et le Liberia. L’aéroport international Robertslfield étant inutilisable, les avions empruntent celui de Spring Spain au centre ville.
 Selon les témoignages de journalistes, à chaque atterrissage l’aéroport est évacué de son personnel civile et protégé par un double cordon de militaires. Aucun contrôle des agences de lutte anti-drogue internationales n’étant possible, il est vraisemblable que les militaires nigérians qui participent activement au trafic dans leur pays, aient décidé de transformer le Libéria en plaque-tournante. Il est par ailleurs reconnu qu’un séjour au Libéria, en dépit des risques encourus, est très recherché par les officiers.

De nos jours:

"Le ministre de l'information libérien nie toute implication de son gouvernement pour déstabiliser la Guinée.
Il réfute toute présence de citoyens libériens aux côtés des militaires guinéens lors des événements tragiques qui se sont déroulés dans le stade de Conakry lundi 28 octobre.
Certains témoins, dont des hommes politiques de l'opposition, affirment avoir vu des éléments de l'ULIMO participer aux exactions perpétrées contre les civils.
L'ULIMO est une ancienne faction rebelle libérienne qui était dirigée par El Hadji Koroma.
Lors des attaques rebelles en 2000 au sud de la Guinée, l'opposant guinéen, Jean Marie Dore, avait critiqué la présence de rebelles de cette faction en Guinée Forestière. C'était à l'époque du régime du défunt président Lansana Conte.
Par ailleurs le ministre libérien indique que son gouvernement punirait tout citoyen libérien qui tenterait de déstabiliser un pays de la région.
Les autorités libériennes s'engagent aussi auprès de la communauté internationale à trouver une voix de sortie de crise en Guinée."
Source: BBC Afrique
Conclusion
Le gouvernement actuel du Libéria repose sur une ossature héritée de la guerre. Il n'est donc pas étonnant que  ses autorités actuelles  (C'est un  pays frère, rappelons-le) montent en ligne devant l'abominable massacre dans lequel certains des leurs sont clairement parti prenante, mettant en lumière un  axe du mal, en l'espèce "axe forestier" qui ne dit pas son nom, composé de criminels originaires de régions voisines de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone.
Leur erreur est d'avoir oublié que nous ne sommes plus au 20ème siècle, mais en celui de l'internet et de la circulation instantanée de l'information. Dadis qui, à ce qu'il parait, ne regarde jamais l'internet (prière de ne pas y mettre votre main à couper), le saura assez tôt.
Faut-il donc s'étonner de la présence des anciens de l'ULIMO et de soldats guinéens membres de l'ECOMOG en cette période, dans les rangs des assassins du Stade du 28 Septembre?
Depuis quelques temps, Dadis prévient de l'imminence d'un massacre à la Rwandaise par partition programmée du pays. Sous les applaudissements de ses proches et laudateurs et l'incrédulité du grand nombre, du moins jusqu'aux massacres du 28 Septembre. Les enregistrements vidéo du Dadishow sont sans ambigüité à ce sujet. Les événements actuels montrent que ce n'étaient pas des paroles en l'air, et qu'il est surtout prêt à récidiver.
Sans tomber dans la compromission avec les pires assassins froids que notre pays ai  jamais connu, il reste entendu qu'il ne faut pas confondre ou associer les habitants de ces contrées avec les criminels qui en sont issus, et savoir en toute circonstance raison garder. Le combat pour le droit et la démocratie est à ce prix. Il  est le même pour tous.

Thierno A DIALLO
www.guineelibre.com

 

 

 

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