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Guinée-Côte d’Ivoire : l’éléphant guinéen humilié !

Date de publication:2008-02-05 09:59:10

A la peur d’une défaite face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, succède chez les supporters guinéens un impétueux sentiment d’humiliation. Au lendemain de la volée de 5 buts à 0 infligée au Syli national par l’équipe ivoirienne, les Guinéens se sont réveillés avec la gueule de bois au lendemain d’une nuit chargée de cauchemars. Pourtant, combien de fieffés supporters du onze national avaient vendu cher la peau de l’éléphant guinéen, espérant une prestation à l’aune de celle qui nous a valu de coiffer au poteau (3-2) les Lions de l’Atlas du Maroc lors de la deuxième journée des matchs de poule. Mais c’était se tromper d’adversaire, car la bataille entre éléphants guinéens et ivoiriens ne pouvait être une réplique de la rencontre maroco-guinéenne.

 Après sa qualification pour les quarts de finale sans trop impressionner les férus du cuir rond avec seulement quatre points, l’équipe guinéenne n’aura pas su tenir la dragée haute aux Eléphants de Côte d’Ivoire époustouflants de santé qui se sont tout bonnement livrés à une promenade de santé en engrangeant, sans coup férir, les neuf points possibles du premier tour. Les grands favoris ivoiriens sur le papier n’ont donc pas rechigné à se marrer de leurs malheureux voisins guinéens, faisant d’une bouchée voire d’une lampée une équipe qui apprend à ses dépens qu’elle est loin d’être l’un des gros bras du football africain. Qu’on ne s’y trompe donc pas ! Le Syli de Guinée tel que ses supporters le rêvent doit être réinventé. L’actuelle équipe est à remettre à plat. Un pays qui rêve de trophées footballistiques doit se lever de bonne heure. C’est la leçon que la Côte d’Ivoire vient de nous administrer.

 La galaxie de stars qui illuminent l’arène footballistique ivoirienne n’est pas sortie d’une boîte magique. C’est le résultat d’un travail de longue haleine. Si Didier Drogba, Salomon Kalou, Didier Zokora, Harouna Dindane, Eboué, Harouna Koné et autres brillent de mille feu sur la scène internationale, c’est parce qu’ils sont sortis d’écoles de football ivoiriennes qui leur ont donné les prédispositions nécessaires à leur affirmation dans les différents championnats européens. Ils partent ainsi aguerris à la conquête de l’Europe du football où ils ne craignent guère la compétition et la concurrence. Résultat : les grands clubs européens s’arrachent les joueurs ivoiriens et la plupart d’entre d’eux en alignent dans leurs effectifs. C’est pourquoi, l’opposition guinéo-ivoirienne ne donnait lieu à aucune comparaison raisonnable des effectifs des deux équipes. Tant par le calibre des joueurs que par le rang de leurs clubs. Fuyant la concurrence, le gros du contingent guinéen se réfugie dans les championnats turc ou belge qui sont loin d’être les mieux lotis.

 Parmi les footballeurs guinéens, celui qu’on considère comme l’étoile de notre onze national , à savoir Pascal Feindouno, évolue dans un club qui se débat dans les profondeurs du tableau de la Ligue 1 française. Pourtant, de par son talent rarissime, Feindouno mériterait bien de jouer à Chelsea ou à Barcelone. Plus grave, son attitude face au Maroc qui lui a valu une sanction pour deux matches n’était pas digne d’un métronome sans lequel, on vient hélas d’en avoir la confirmation, l’équipe guinéenne ne vaut pas un clou. Sur le terrain, on aura vu une équipe guinéenne offensivement nulle, défensivement plate. Bref, une équipe sans âme. Incapable de sauver l’honneur quand notre ‘’guinéenneté’’ doit être préservée de l’humiliation surtout quand il s’agit d’affronter un voisin comme la Côte d’Ivoire. Après avoir été éliminés en 2004 par le voisin malien, en 2006 par le voisin sénégalais, nous voici écrabouillés par notre voisin ivoirien. Un coup de massue sur un peuple de Guinée qui n’ose presque pas rêver de grandeur et de lumière. A chaque éclaircie dans le ciel guinéen, succèdent des ténèbres.

 Il est donc clair que le Syli national jouissait jusque-là d’une réputation pompeusement surfaite. Il ne nous reste plus qu’à rentrer la tête dans les épaules et nous remettre dans nos petits souliers de petit poucet parmi les grandes équipes africaines. Les cinq buts pris face à la Côte d’Ivoire ont toute la chance de ne pas être battus par un autre record tout au long de la compétition. C’est sans doute la plus lourde défaite concédée par l’équipe guinéenne depuis plus d’une décennie. D’où la truculente question de savoir si le football guinéen avance ou régresse. En tout cas, le prix de la résurrection sera lourd à payer.

Lamine Soumah et Ahmadou 1 Diallo

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