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LA BARBARIE A UN VISAGE

Date de publication:2009-10-13 22:40:35

2009-10-14 00:35:50

L’histoire de l’humanité est ponctuée d’épreuves quelque fois de nature à déshumaniser son être, celles plus récentes de la guinée en sont une morbide illustration. 

Notre peuple n’a connu quasiment que des épreuves qui au mieux, lui ont commandé d’être à genoux pour d’avantage grandir, lui a-t-on laissé croire : espoir vain, et au pire, de s’accommoder des principes de l’asservissement pour mieux le dompter : peuple – paria n’ayant jamais séjourné que dans l’antichambre du bien être.
 
L’accaparement du pouvoir par la junte militaire à l’orée de l’an 2009, a néanmoins suscité de l’espoir et du soulagement chez le commun des mortels, cela dénote l’état de déliquescence du pays. Nous sommes, en fait, dans un territoire délimité par les narco trafiquants qui ont pignon sur rue, et autres prévaricateurs et prébendiers de la pire espèce ; ceux là dont le leitmotiv est l’enrichissement personnel sans cause, tout en déniant au peuple son droit à jouir des royalties de ses richesses.
 
Nous sommes dans un système où les uns sont repus de superflus et les autres, (la grande majorité) peinent à combler l’essentiel.
 
Dans sa profession de foi le chef de la junte, autoproclamé, déclare : « Je ne suis ni un homme d’argent ni un homme de pouvoir et, je ne m’y éterniserai pas ; sincère sans doute, il exprime son intention ô combien louable, de combattre ces fléaux.
 
Les actes, dans un premiers temps, ont suivi et cela lui a valu la sympathique popularité de ses compatriotes. Que de propos ! C’était sans compter « qu’il ne parlera jamais bien celui qui ne sait pas garder le silence en bien des circonstances », les vertus se perdant souvent dans l’intérêt. L’auteur de la profession de foi, procureur de vertu, n’a désormais de cesse de se perdre dans ses palinodies conjecturelles ; nous attendions de lui bien plus que de la parole qui n’apprend rien, des exemples, et ça a été le coup de Jarnac.
 
O mon dieu ! Qu’il est traite le pouvoir avec sa capacité à corrompre son homme, le temps aidant et chemin faisant.
 
L’horreur indicible et innommable qui s’est abattue sur nos compatriotes et certainement à la faveur d’un guet-apens (les enquêtes nous édifieront), cette monstruosité n’a d’égale que l’impunité dans laquelle le pays s’est toujours distingué ; et pour camper dans le temps, citons les évènements de juin 2006 (répression des élèves) et ceux de janvier, février 2007 restées sans suite : circulez il n’ya rien à voir.
 
Aujourd’hui, et comme pour faire l’apologie de cette impunité qui s’institutionnalise, la CEDEAO désigne un  «  facilitateur », celui là même qui les mains et la conscience maculées : on voudrait l’aider à se racheter une conduite, à légitimer son parcours et acquérir ses lettres de noblesses, qu’on ne s’y prendrait pas autrement. N’est-ce pas une preuve d’encouragement implicite à tordre le coup aux jeunes démocraties du continent et à étouffer celles encore dans l’œuf. 
 
Nous sommes tous préoccupés, inquiets pour le devenir de notre pays, c’est bien cela qui doit nous servir de moteur pour aller de l’avant car « ce n’est pas parce que c’est difficile que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que c’est difficile » et ensemble, nous accomplirons ce que personne ne peut faire seul.
 
Ce combat passera par le respect de nos institutions, le respect de l’homme qui se trouve être la pierre matricielle autour de laquelle doit s’articuler tout projet de société, tout projet politique fédérateur.
 
La seule alternative qui vaille ici et maintenant est celle qui commande impérativement le retour des militaires dans les casernes, ce qui sera le début d’un travail de refondation plus que de restructuration. Pour inhiber toute velléité de clan, de coup de force, notre armée a besoin d’être « civilisée », et éduquée pour être en phase avec sa vocation régalienne : défense de l’intégrité territoriale, des hommes et de leurs biens sous peine de vivre des situations itératives. Nous sommes aujourd’hui impactés par les évènements monstrueux du 28 septembre 2009, n’est ce pas les conditions qui y mènent que nous devrions chercher à maîtriser ?
 
Quant au Chef de l’Etat, Chef de Armées, ce qu’on attend d’abord de lui, c’est qu’il assume la responsabilité des actes de ceux qui sont placés sous sa responsabilité et qu’il en tire les conséquences qui conviennent : « La pire erreur n’étant pas dans l’échec mais dans l’incapacité de dominer cet échec ». L’espoir tourne au cauchemar et les auteurs de ce massacre collectif n’ont d’autres choix que de se démettre. Nous ne devons attendre que de nous même, tout apport extérieur ne se fera qu’en terme d’appoint : par rapport aux évènements cités plus haut, il n’y eu que l’activisme gesticulatoire sinon verbale venant de la communauté internationale qui y est souvent allée de ses condamnations timorées et mesurées, les pays la constituant pensant à se repositionner sur l’échiquier économique une fois la tempête passée.
 
L’union Africaine, elle, tributaire de ses moyens inversement proportionnelle à ses ambitions et avec des moyens moins, on ne peut que peu. Ceci dit, j’aimerais qu’à ma courte honte ses institutions se fassent violence en conjuguant leur volonté, il faudra alors leur en donner acte et en prendre des graines. Les responsabilités dans affres commises doivent être situées et les auteurs placés sous l’autorité des juridictions pénales compétentes pour répondre de leurs forfaitures.
 
Les horreurs de l’histoire ne devraient jamais tomber dans l’oubli : les morts ne sont pas morts pour rien, devrons nous dire bientôt ; rendons leurs hommage en continuant le combat pour la démocratie et la liberté.
 
 
QUE DIEU PROTEGE CE PEUPLE ET CONTINUE DE BENIR CETTE TERRE !
 
Bocar CONDE
Chargé de mission OMS
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12/10/09
 

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