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Quand les mouvements sociaux remettent en cause le plan de maintien au pouvoir, de concentration et de confiscation des pouvoirs de Dadis

Date de publication:2009-10-15 23:07:05

2009-10-16 01:05:14 

Cette contestation a atteint son point culminant lors de l’immense « manifestation de protestation du 28 Septembre 2009 » .Dadis a le choix entre " perdre un peu maintenant" et garder le tout et " tout garder maintenant" et risquer de tout perdre. 

À l’opinion publique guinéenne et internationale,
Aux moyens de communication guinéens et internationaux,
Aux organisations non gouvernementales pour le respect des droits humains,
 
A titre d'expression de ma compassion à la douleur des guinéens en général et des familles éplorées en particulier, suite aux massacres du triste et douloureux 28 Septembre, je voudrais dénoncer les crimes commis par la junte au pouvoir en Guinée:
* la violation des droits humains, 
* les viols sur les femmes,
* les tirs à balles réelles sur la foule, 
* les menaces d’arrestation proférées à l'encontre de certains manifestants

* les menaces de mort proférées par des hommes en armes.

Au moins cent cinquante (150) personnes ont été tuées et plus de deux cents (+200) blessées après une journée de féroces affrontements que se sont livrés, le 28 Septembre dernier dans le plus grand stade du pays qui porte le nom de la même date "28 Septembre», des soldats lourdement armés et des manifestants anti-gouvernementaux.

Cette situation, que les dirigeants au pouvoir avaient pris à la légère, a pris sa grande dimension quand la presque totalité des populations de la zone urbaine ont rejoint les protestations dirigées contre l'éventuelle candidature du chef de la junte aux prochaines élections présidentielles.

Après qu’ils aient pris d’assaut les grandes artères de la banlieue en direction du stade, les protestations contre la candidature de Dadis se sont intensifiées quand des manifestants ont assiégé le Stade du 28 Septembre.

L’armée a déployé des milliers soldats, armés de fusils automatiques, de gaz lacrymogène et autres qui se sont dirigés contre les protestataires en provoquant de violents affrontements avec les manifestants.

Des véhicules militaires équipés de mitrailleuses lourdes patrouillaient dans les rues comme en tant de guerre. Le nombre de victimes reste imprécis.

L’armée insinue n'avoir pas tiré des balles réelles en direction de la foule alors que plus de 80% des personnes à avoir été admises dans les hopitaux et cliniques souffraient de blessures par balle. Les porte-parole du gouvernement ont nié toute responsabilité car de nombreuses personnes ont été blessées et certains corps dissimulés. 

Les problèmes que connaissent actuellement les guinéens, qui sont dus à l'indiscipline notoire qui caractérise l'armée guinéenne, ont commencé depuis en (janvier - février 2007), quand le Général Conté a ordonné aux hommes de troupe de mettre à genoux les officiers supérieurs.  

On sait très bien que l’armée guinéenne a déjà abattu de par le passé des manifestants sans armes, sur instructions d’un autre chef de la junte militaire. Le feu Président Lansana Conté n’avait-il pas ordonné aux troupes de tirer sur une vaste foule de manifestants au niveau du pont du 8 Novembre ? Des dizaines de personnes avaient été tuées et beaucoup d’autres avaient « disparu » dont : au moins 300 personnes avaient été interpellées et nombre torturées. La crise n'avait été désamorcée que quand la communauté international  a intervenu en insistant sur la nomination d'un 1er Ministre de consensus. Le reste tous les guinéens le savent.  

La plus grande crainte de la population guinéenne aujourd'hui, est que le manque de compromis politique et le recours à la répression militaire ne produise des perturbations sociales incontrôlables. La situation que traverse la Guinée  « est la conséquence du virus d’un projet autoritaire qui s’est emparé du Président autoproclamé ».

« La candidature quoiqu’une raison de la manifestation, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les violations du droit et les menaces qui sont faites sont la conséquence de la mise en place d’un projet d’Etat autoritaire qui laisse de côté tout ce qui est en rapport avec les politiques sociales ou la garantie des droits. Pendant que se poursuit le conflit politique, le pays vit dans un climat de confusion caractérisé par des menaces et des attaques contre certains manifestants et des opposants.

C'est pourquoi ayant eu la chance de vivre les réalités de visu et en rapport depuis la date du 28 Septembre avec certaines familles de disparus, je me permets aujourd'hui de divulguer la liste de certaines personnes qui ne sont retrouvées ni parmi les morts non plus dans les hôpitaux en lançant l'appel à toutes les structures censées pouvoir apporter leur aide aux familles au nom desquelles je parle, de faire en sorte que lumière soit faite sur leur sort:

1- Mamadou Aliou Sow -Marchand- Cité de l'air Commune de ratoma

2- Tilmidiou Bah- Etudiant- Hamdalye marché-Commune de Ratoma

3- Mme Oumou Fofana -UFR -Teminetaye- Commune de Kaloum 

4- Lamine Camara - Matam Ludo-Commune de Matam

5- Mariame Konate -MDDP - Commune de Dixinn

6- Issiaga Diallo - Commune de Ratoma

7- Ismael Bangoura - MDDP - Commune de Matot

10- Kabinet Sako - MDDP -  Commune de Ratoma

11- Abdourahimi Balde -Etudiant -Commune de Ratoma.

12- Fode Morcire Sylla - Etudiant MDDP -Commune de Matam

13- Ibrahima Barry - Etudiant. La liste est exhaustive

 C'est le lieu d'attirer la haute attention de la communauté internationale sur l'existence dans le pays depuis le 28 Septembre dernier d'une structure para policière chargée de « la chasse aux opposants ».

La situation revêt une telle gravité que la France à travers son ministre des affaires étrangères a pointée du doigt le Chef de la junte et récemment nommée par Décret Présidentiel l'un des plus craints de l'administration militaire française en qualité d’Ambassadeur plénipotentiaire en Guinée.

Le gouvernement a nié toute implication dans les massacres. Pourtant, l’impunité est le trait commun à tous ces cas. personne n’a été arrêté, et les mobiles des attaques n’ont pas été éclaircis.

Pour finir, nous appelons l’ensemble de la société civile guinéenne et internationale à rester vigilante, en prévision de ce qui pourrait nous arriver, étant donné les plans sanglants ourdis par ce nouveau dictateur guinéen appelé Moussa Dadis Camara.

Tout en saluant l'ensemble des résistants et des militants qui poursuivent,

aujourd'hui, l'œuvre du Changement, nous tenons à leur réaffirmer notre considération constante et notre sollicitude continue, de même que le respect que nous vouons à la place qui est la leur et aux efforts qu'ils ont fournis au service de la patrie.

Nous saisissons, par ailleurs, cette occasion, pour exprimer notre considération et nos remerciements aux peuples et pays frères et amis, qui apportent leur soutien à la cause guinéenne et l'appuient  auprès des instances onusiennes et internationales.
 

Mohamed Camara

 

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