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Le mauvais choix de se rendre au Burkina !

Date de publication:2009-10-23 17:59:21

2009-10-23 19:57:48

Encore une fois, les leaders politiques guinéens ont fait preuve d’amateurisme en acceptant l’idée d’une médiation de Blaise Compaoré, sans avoir créé un gouvernement d’union nationale au préalable, comme Abe Sylla l’avait suggéré. En effet, le chef de l’Etat burkinabé n’était jusque-là qu’un facilitateur chargé de transmettre le message de la communauté internationale dont l’essentiel est le retrait définitif de Dadis et du CNDD après les massacres du 28 septembre. Le Nigéria s’était même déclaré prêt à accorder un droit d’asile à Moussa Dadis et à sa famille.

L’opposition guinéenne devait rester ferme sur ce point et ne jamais permettre le détournement du dossier par Blaise Compaoré dont toutes les médiations du passé se sont soldées par la victoire des dictateurs décriés. Blaise qui est dans une situation comparable et qui espère se maintenir à vie au pouvoir va-t-il favoriser une jurisprudence en la matière dans la sous-région ?

En acceptant de venir négocier, ces leaders doivent donc rester au moins sur le seul point suivant : dans quelles conditions Moussa Dadis et le CNDD vont-ils quitter le plus vite possible le pouvoir au profit d’un gouvernement de transition à mandat clairement défini et limité dans le temps.

A propos de la justice pour les victimes, les Forces Vives doivent dénoncer et rejeter les propositions de Jaques Vergès qui n’est autre que l’avocat éternel des dictateurs africains. Nous avons appris que Vergès a même été sollicité par les émissaires de Dadis pour faire de l’affaire rien qu’un problème africain qui doit être résolu entre Africains. Ces mêmes émissaires se seraient rendus également au TPI (Tribunal Pénal International) pour convaincre cette institution de laisser le CNDD s’occuper du dossier ! Jacques Vergès et ses alliés peuvent se constituer avocats du CNDD s’ils veulent.

Le problème guinéen est très délicat et, comme le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner l’a dit, ces massacres sont l’un des plus graves crimes contre l’humanité commis ces dernières décennies en Afrique. Seule la justice internationale qui est sure pourrait empêcher un règlement de compte armé en Guinée. D’ailleurs, il faut noter que des assassinats ciblés sont en cours actuellement dans le pays. Ce qui peut à tout moment faire basculer toute la Guinée dans la violence. Il suffirait que les couches ciblées décident de s’organiser et riposter.

SADIO BARRY

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