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DADIS ET SON GROUPE PREPARENT PIRE QUE LE 28 SEPTEMBRE

Date de publication:2009-10-23 20:52:32

2009-10-23 19:00:08

Des nouvelles inquiétantes filtrent du pays. Selon un article paru le 18 Octobre 2009 sur guineenews:

" Hier la tension est brusquement montée d'un cran à N zérékoré, la plus grande métropole du sud guinéen... Ce regain de tension fait suite à la présence de tracts qui circulaient dans la ville appelant à une marche de soutien en faveur du chef de la junte et incitant une ethnie contre une autre dont nous nous réservons de dévoiler les noms ici pour question d'éthique et de souci de préserver le tissu social"

" Séance tenante, le gouverneur de région, dans un ton ferme et responsable, a menacé de poursuivre devant les juridictions compétentes les responsables de l'Association des Patriotes de la Forêt accusés d'être les auteurs de ces tracts qu'il a qualifiés à cause de son caractère haineux et spécifiquement destiné contre une entité sociale donnée, s'ils ne procèdent pas immédiatement à une réparation."

Selon le gouverneur de région, le colonel Boureima Condé:

"L'heure est à la prière et aux recueillements pour le pays et pour les victimes du 28 septembre. Quiconque s'investi dans cette logique répond au vœu du président Dadis et du CNDD"

Si la tension est montée d'un cran, c'est qu'elle existait déjà, entretenue par Dadis et ses milices. Pas plus que la fausseté des vœux de Dadis, il n'est  difficile de deviner quelle est l'ethnie visée, c'est une répétition connue depuis Sékou Touré et sa politique anti-peulh.

Des signes annonciateurs de cette volonté de s'en prendre à ladite ethnie et le comportement des tueurs au Stade sont connus mais pudiquement tus au nom de la "concorde nationale" .

 Jouer à la politique de l'autruche en ce moment devant cette volonté réaffirmée de Moussa de mettre le feu au tissu social relève de l'inconséquence. Cet homme est passé maître dans l'art de commettre des crimes et de s'en sortir avec des "je suis désolé…"
Cela doit être d'autant plus pris au sérieux que Dadis vient d'interdire le territoire national aux journalistes étrangers. Moyen efficace d'assassiner sans témoins, en toute tranquillité. Car la réprobation internationale s'est fait entendre surtout après la publication des images et témoignages des  horreurs sur le net puis sur les chaînes de télévision étrangères.

A ce jour la RTG, télévision "nationale" dirigée par M. Barry," l'ami" de son "Excellence" n'a pas montré une seule image des massacres.

Les journalistes nationaux honnêtes sont menacés de mort. L'organisation Reporters Sans Frontières vient d'émettre un communiqué dans lequel nous pouvons lire:

"Dans la soirée du 17 octobre 2009, trois journalistes français de la chaîne internationale France 24 ont été refoulés de l’aéroport de Conakry et placés dans le premier avion les ramenant à Paris. Cyril Vannier et Willy Bracciano n’avaient pas de visa. Alain Chabot, en revanche, disposait d’un visa et s’était déjà rendu dans le pays après les événements du 28 septembre. Son entrée sur le territoire a été refusée au motif qu’il n’avait pas de lettre d’invitation.

Au même moment et pour les mêmes raisons, trois journalistes de la chaîne publique française France 2, arrivés de Dakar, ont dû prendre le premier avion pour le Sénégal. Deux jours plus tôt, c’est un reporter français de l’hebdomadaire Paris Match, Patrick Forestier, qui avait été refoulé.

Par ailleurs, nombre de journalistes locaux, dont Reporters sans frontières souhaite préserver l’anonymat, continuent d’être surveillés par la junte et reçoivent des menaces de mort régulières, notamment par téléphone. "

RSF prévient: "Etant donné le climat qui règne dans le pays, cette mesure et l’absence de tout journaliste étranger sont extrêmement préoccupantes."

Il faut donc craindre sérieusement une préparation de crimes à grande échelle par Dadis et son CNDD. Ses milices ethniques et maintenant ce mystérieux groupe d'assassins dit "Patriotes de la Forêt" rappellent étrangement une situation à l'ivoirienne et ses "jeunes patriotes".

Dadis le pseudo-malade mental a pourtant pris la sage précaution d'envoyer l'essentiel de sa famille à l'étranger. Comme par hasard avant les événements tragiques du Stade. Elle n'est toujours pas revenue, surement pour des motifs très clairs dans la tête de Dadis et son entourage. Il prépare probablement un nouveau massacre, cette fois "à la rwandaise".

 L' hécatombe du 28 Septembre a suffisamment montré la volonté de Dadis de ne tolérer aucun obstacle dans sa conquête d'un pouvoir qu'il pense que Dieu lui aurait destiné.

Il est grand temps que la communauté internationale envoie des forces militaires, et arrête de tergiverser, avant que Dadis détruise tout dans sa fuite en avant. Sans céder au pessimisme, l'avenir est très sombre; il suffit d'être réaliste.

Aux dernières nouvelles, les assassinats à Conakry  par les troupes ethniques forestières de Dadis ont commencé. Selon des informations :

"douze assassinats ciblés depuis le 28 septembre 2009. Celui d'un responsable des mouvements de jeunesse a fait couler beaucoup d'encre. Amadou Sadio Diallo a été exécuté de deux balles dans la tête à son domicile dans la nuit du 18 octobre."

Il est grand temps d'arrêter de philosopher et mettre en place des moyens matériels et humains pour protéger la population. Personne ne dira qu'il ne savait pas ou n'avait pas perçu l'urgence de la situation.

Source : guineelibre.com

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