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COMMUNIQUE NUMERO 11 DU FORUM DES FORCES VIVES

Date de publication:2009-10-24 19:44:43

2009-10-24 21:41:57

Après les massacres, les viols, les agressions auxquels nous avons assisté le 28 septembre 2009 et les jours suivants à Conakry, on se serait attendu à ce que la junte militaire saisisse cette tragique occasion pour réfléchir sur les graves conséquences de son action  et tirer les leçons qui s’imposent, en se préparant avec humilité à quitter le pouvoir.

Au lieu de cela, nous assistons au contraire à une tentative frontale de se maintenir coûte que coûte par la force des armes. Malgré les affirmations de la junte disant que le calme est totalement revenu et que la situation est revenue à la normale, de multiples faits prouvent que la junte entretient une atmosphère de terreur dans le pays.

Le lundi 19 octobre 2009, un haut fonctionnaire Mr Sadjo DIALLO dit Sader a été exécuté froidement par des hommes en uniforme devant sa famille. Selon le commandant Tiegboro CAMARA, en charge de la lutte contre le grand banditisme, ce sont sept personnes qui ont été ainsi assassinées depuis deux semaines. Les assassins courent toujours. Les militants chargés de la défense des droits humains qui assistent les victimes du stade du 28 septembre sont quotidiennement menacés de représailles. Ils reçoivent continuellement des menaces de mort par des appels téléphoniques anonymes. Beaucoup de blessés ou de femmes violées lors des évènements du 28 septembre 2009, craignant pour leur vie, n’osent pas se rendre dans les hôpitaux. Lors de son récent séjour à Conakry, le secrétaire général adjoint de l’ONU, Haïlé MENKARIOS avait tenté de faire libérer les détenus politiques. Le chef de la junte lui avait répondu que ses services ne détenaient plus personne. Or, des sources fiables indiquent que de nombreux détenus croupissent encore dans les geôles du camp de gendarmerie PM3 et au camp de la Garde présidentielle Koundara à Conakry-Kaloum, des lieux secrets de détention et de torture. Les libérations se négocient à Deux millions Francs Guinéens, soit environ 400 Dollars US.

Le même Commandant Tiebgoro CAMRA, affirme dans les médias, que les dirigeants des Forces vives ont mobilisé des bandes munies d’armes de guerre prises dans les deux commissariats de police cassés le 28 septembre 2009. Or, il est de notoriété publique que depuis la tuerie qui a coûté la vie à des dizaines de policiers en mai 2008, toutes les armes de guerre ont été retirées des commissariats.

Des groupes extrémistes grouillant au sein de la junte mijotent le projet machiavélique de monter une machination, pour impliquer le porte-parole des Forces vives, M. Jean-Marie DORE  dans une affaire de cache d’armes dans son village natal, alors que tout le monde sait qu’il ne s’est jamais départi d’une attitude républicaine, unitaire et pacifique. Comme pour joindre le geste à la parole, dans la nuit du vendredi 23 octobre 2009, un commando d’une vingtaine de nervis a tenté de l’agresser à son domicile. Cette bande armée et bien organisée, a assiégé sa concession à Donka toute la nuit, en proférant contre lui des menaces de mort.

Les mêmes groupes se réunissent secrètement pour ourdir des conspirations visant, soit à éliminer les dirigeants de Forces vives restés au pays, soit à les contraindre par la terreur à s’exiler, afin de laisser le peuple à la merci de la junte. Ils n’hésitent plus à lancer des campagnes médiatiques négationnistes, niant haut et fort qu’il ne se soit jamais passé quoi que soit de grave au Stade du 28 septembre! L’acharnement des équipes de « nettoyage » du stade en dit long sur la stratégie en marche, consistant à effacer au plus vite toute trace des crimes qui y ont été commis par les forces de sécurité contre les manifestants. Certains extrémistes au service de la junte adoptent déjà un langage génocidaire, regrettant publiquement qu’il n’y ait pas eu plus de morts ce jour là, tout en promettant de « finir le travail ». Ils font tout pour allumer et attiser la haine ethnique au sein des populations, qui, jusqu’à présent ont vécu ensemble dans la paix et la concorde.
 
Nous enjoignons solennellement la junte militaire à revenir sur la voie de la raison et à tourner le dos à la violence. Son obstination à vouloir s’accrocher illégalement au pouvoir, malgré la volonté du peuple de Guinée, unanimement soutenu par toute la communauté internationale, est une voie sans issue, porteuse de souffrances supplémentaires et de déchirements pour notre pays.
 
Nous mettons en garde le CNDD et ses agents contre toute atteinte à l’intégrité physique des dirigeants et des membres des Forces Vives. La junte militaire sera tenue pour responsable des graves conséquences qui découleraient de tels actes criminels. Aucun crime, si odieux soit-il, ne pourra empêcher le triomphe de la volonté du peuple.
Nous appelons le peuple de Guinée à rester vigilant, uni et mobilisé face aux extrémistes de la junte, pour défendre ses droits souverains a la liberté et au bonheur.    
 
Conakry, le 24 octobre 2009
Le Forum des Forces Vives de Guinée

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