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La nécessité de protéger la population guinéenne contre sa propre armée

Date de publication:2009-10-15 23:23:13

2009-10-16 01:19:55

Nous avons reçu des images de France24 qui montrent un militaire entrain de poignarder et trimballer un jeune homme Guinéen jusqu’à la mort (voir le lien en bas). Tout un groupe de militaires assistent à la scène et ils abandonnent la victime au milieu de la route ! 

Sans une intervention rapide d’une force internationale qui va neutraliser les milices et criminels qui composent actuellement l’armée guinéenne, rien n’empêchera la création d’une force d’autodéfense ou de représailles contre les milices au pouvoir. Ce qui va ouvrir la voie à la guerre civile en Guinée.
 
Après les massacres et les exactions commis par des milices militaires guinéens aidées par des rebelles libériens, c’est grâce à la mobilisation générale de tous les Guinéens et de la communauté internationale que la population et les familles des victimes sont restées encore calmes. Cependant, les esprits sont éveillés et tout le monde est désormais sur sa garde. Un retard de l’intervention internationale et une bavure accidentelle ou intentionnelle ferait éclater le feu en Guinée.
 
L’armée guinéenne républicaine n’existe plus. Cette institution qui devait constituer le soubassement de l’unité nationale est devenu un facteur de division et de la désintégration totale de la Guinée. Le journal La lettre du continent, dans son numéro N° 573 du 08/10/2009, révèle au reste du monde ce que nous connaissons bien en Guinée : la tribalisation poussée de l’armée qui a atteint une dimension grave sous Dadis. On y donne des précisions sur les bataillons ethniques qui cohabitent aujourd’hui au camp Alpha Yaya Diallo:
 
Bataillon guerzé dirigé par Moussa Dadis Camara, toma dirigé par Claude Pivi, soussou dirigé par Toto Camara et malinké dirigé par Sékouba Konaté. Seuls les Peuls n’ont pas leur bataillon au camp Alpha Yaya comme si eux ils ne se soucient pas de la sécurité de leur communauté. Heureusement que jusqu’à présent la population guinéenne reste majoritairement hostile à tout conflit ethnique. Cette situation ne peut pas durer longtemps si la communauté internationale n’envoie pas une force pour protéger la population.
 
Lien :
 
N.B :
 
Entre temps, le pouvoir se désintègre à Conakry, à deux jours de l’expiration de l’ultimatum international. Quatre hautes personnalités ont déjà démissionné : Abdourahmane SANO de l'agriculture et l'élevage, Alpha DIALLO de la fonction publique, Justin Morel Junior de l’information et Abdoulaye Condé, conseiller à la présidence. L’opposition et les fores vives doivent hausser le ton et programmer des actions pour accélérer le processus.
 
 
SADIO BARRY
 
 
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