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MAINTENIR LA PRESSION SUR DADIS ET SA JUNTE

Date de publication:2009-11-05 08:22:15

2009-11-05 09:14:04

Depuis  ce  lundi noir du massacre au stade, plusieurs voix se sont élevées pour suggérer les unes; une intervention d’une force d’interposition,  et les autres pour s’y opposer.  J’estime pour ma part que c’est un débat stérile.  En soit, l’idée n’est pas mauvaise;  n’en déplaise aux  nationalistes  de pacotille.   Mais  Il faut se rendre à l’évidence,  les instances internationales ne bougeront pas.  Il ne faut surtout pas perdre de vu que mettre une force d’interposition sur pied est une entreprise ardue demandant  non seulement l’accord de plusieurs pays (qui en règle générale ne s’accordent que très rarement), mais aussi un financement qui, dans les conditions actuelles, n’est pas du tout acquis.  Les argentiers des forces d’interposition  en ont déjà  plein les bras (Congo, Soudan, Afghanistan) pour ne parler que des principaux théâtres de troubles).  C’est dire donc que toute solution doit venir de l’intérieur avec bien sûr l’appui de l’extérieur.

Alors au vu de ce qui  précède et après les crimes monstrueux du 28 septembre, qu’elle doit être l’attitude des forces vives et de l’opposition Guinéenne?  Quel stratégie faut-il adopter face à la junte et  à son chef dont le comportement  et le discours ne sont pas rassurants.  Le capitaine Dadis Camara est soit fou, soit complètement  irresponsable et inconscient (ce qui revient au même).  En effet, comment un homme normal peut-il justifier les massacres  et  viols dont se sont rendues coupables les militaires tout en tentant d’en faire porter la responsabilité aux victimes?  Depuis quand manifester (de surcroit dans un endroit  clôt) est-il passible de la peine de mort et  de viol ?  L’homme (Dadis) n’a rien compris et ne comprendra probablement rien jusqu'à ce que le ciel lui tombe sur la tête.  Il faut donc se préparer au pire. Ne vient –il pas de distribuer des galons à sa troupe?  Pour quel fait d’armes?  Un vrai affront.

Après avoir posé clairement le préalable du départ des tueurs et violeurs de la junte, il faut qu’on fasse en sorte que cette fois les coupables (tous les coupables) soient punis.

Au cas où les négociations n’aboutissent pas aux objectifs fixés,  les forces vives doivent dès leur retour,  lancer un mot d’ordre de désobéissance civile totale.  Il ne faut surtout pas donner du temps aux criminels.  Combien de fois ces gens vont-ils  commettre des crimes  pour ensuite venir nous parler de regrets, de pardon, de dialogue et de réconciliations?  On ne pardonne pas des récidivistes qui se sont habitué à l’impunité.  Cette fois-ci  est la bonne et nous ne devons pas laisser passer cette occasion. Nous  avons  le soutien du monde entier.  Une occasion  pareille ne se représentera plus pour très longtemps.  Alors il s’agit de ne pas la perdre avec des querelles de clocher.

«A Dadis, nous lui disons que nous ne sommes pas contre lui  pour ce que lui et ses supporters prétendent  (c'est-à-dire un  Forestier).   Nous sommes contre lui  pour ce qu’il est réellement :   Un incompétent, un parjure et un criminel.  Pour ma part je serais fier de supporter quelqu’ un  de la compétence et de l’intégrité  du Professeur  Ansoumane Doré  ou tout autre Guinéen de sa trempe  pour mener à  bien une transition apaisée.  Tout le reste n’est que  parti pris et mauvaise foi  pour des raisons inavouées et inavouables. »

Aux forces  vives (Partis Politiques, Société Civile) nous vous demandons (mieux, nous exigeons de vous) l’unité d’actions.  Souvenez-vous de l’adage : « On ne vend pas la peau de l’Ours avant de l’avoir abattu».  Après  qu’on aura installé un organe neutre de transition,  vous aurez tout le temps de vous opposer dans une joute démocratique ou le peuple aura le dernier mot pour le choix de ses dirigeants.

Que Dieu sauve notre pays et maudisse ces bandes de criminels qui l’asservissent !

BOCAR M. THIAM, Texas, USA
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