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Faut-il un

Date de publication:2009-11-09 07:49:03

2009-11-09 08:45:20

Après la catastrophe qui a frappé la Guinée et la réaction ferme et digne de la population guinéenne soutenue par l’ensemble de la communauté internationale, la Guinée se trouve aujourd’hui plus que jamais face à son histoire. Les choix des uns et des autres auront des conséquences extrêmement importantes sur l’avenir de notre pays.

C’est la raison pour laquelle au-delà de la douleur de toute la Guinée et plus particulièrement celle des victimes et de leurs familles les forces vives qui ont aujourd’hui le soutien de la communauté internationale et de l’immense majorité des Guinéens, doivent être capables de s’entendre sur les éléments indispensables pour la sortie de crise.

Le travail à accomplir est énorme pour deux raisons principales :

-D’une part, il faut être capable de constituer une véritable équipe au sein des forces vives qui sera en mesure de conduire la transition. Ce qui passe obligatoirement par la prise en compte d’un élément fondamental qui nous a cruellement fait défaut depuis des années, c’est la primauté de l’intérêt supérieur de la nation sur toutes autres considérations.

La communauté internationale a rarement été aussi claire et ferme dans la gestion de la crise interne d’un pays, mais c’est la détermination et surtout l’organisation des Guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur qui nous permettront d’instaurer l’Etat de droit dans notre pays.

Sans une organisation solide avec une structure opérationnelle préparée en amont (qu’on pourrait appeler gouvernement d’urgence nationale), la lutte contre la junte peut aboutir à une situation encore plus grave.

-D’autre part, la responsabilité politique du président du CNDD est une évidence que personne ne peut valablement contester.

Quant à sa responsabilité pénale il existe des présomptions graves et concordantes allant dans le sens de sa culpabilité. Mais une commission d’enquête internationale ayant été mise en place, on peut espérer que sa conclusion nous permettra de trouver une réponse judiciaire à cette question.

Malgré cet état de fait, le président du CNDD qui détient la réalité du pouvoir dans le pays peut encore contribuer à la réussite de la transition en respectant son engagement mainte fois réitéré. Nous devons enfin être capables de tenir compte de la réalité au nom de l’intérêt général et de proposer une porte de sortie pour les membres de la junte qui n’ont pas de sang sur les mains.

Khadra Malick, Consultant juridique et fiscal, chargé de cours à l’institut de commerce et de communication de Paris.

Source: Guinea-Forum
Par Khadra MALICK - Publié dans : Libre opinion


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2009-11-09 08:45:20

Après la catastrophe qui a frappé la Guinée et la réaction ferme et digne de la population guinéenne soutenue par l’ensemble de la communauté internationale, la Guinée se trouve aujourd’hui plus que jamais face à son histoire. Les choix des uns et des autres auront des conséquences extrêmement importantes sur l’avenir de notre pays.

C’est la raison pour laquelle au-delà de la douleur de toute la Guinée et plus particulièrement celle des victimes et de leurs familles les forces vives qui ont aujourd’hui le soutien de la communauté internationale et de l’immense majorité des Guinéens, doivent être capables de s’entendre sur les éléments indispensables pour la sortie de crise.

Le travail à accomplir est énorme pour deux raisons principales :

-D’une part, il faut être capable de constituer une véritable équipe au sein des forces vives qui sera en mesure de conduire la transition. Ce qui passe obligatoirement par la prise en compte d’un élément fondamental qui nous a cruellement fait défaut depuis des années, c’est la primauté de l’intérêt supérieur de la nation sur toutes autres considérations.

La communauté internationale a rarement été aussi claire et ferme dans la gestion de la crise interne d’un pays, mais c’est la détermination et surtout l’organisation des Guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur qui nous permettront d’instaurer l’Etat de droit dans notre pays.

Sans une organisation solide avec une structure opérationnelle préparée en amont (qu’on pourrait appeler gouvernement d’urgence nationale), la lutte contre la junte peut aboutir à une situation encore plus grave.

-D’autre part, la responsabilité politique du président du CNDD est une évidence que personne ne peut valablement contester.

Quant à sa responsabilité pénale il existe des présomptions graves et concordantes allant dans le sens de sa culpabilité. Mais une commission d’enquête internationale ayant été mise en place, on peut espérer que sa conclusion nous permettra de trouver une réponse judiciaire à cette question.

Malgré cet état de fait, le président du CNDD qui détient la réalité du pouvoir dans le pays peut encore contribuer à la réussite de la transition en respectant son engagement mainte fois réitéré. Nous devons enfin être capables de tenir compte de la réalité au nom de l’intérêt général et de proposer une porte de sortie pour les membres de la junte qui n’ont pas de sang sur les mains.

Khadra Malick, Consultant juridique et fiscal, chargé de cours à l’institut de commerce et de communication de Paris.

Source: Guinea-Forum
Par Khadra MALICK - Publié dans : Libre opinion

2009-11-09 07:49:03 Le Foutanké
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