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Dossiers : Mr Boubacar Sow contre Mr Boubacar Barry

Date de publication:2008-02-09 22:11:49

Deux audiences et toujours impossible d'examiner le fond de l'affaire Maître Boubacar Sow (bâtonnier déchu) contre Maître Boubacar Barry (nouveau bâtonnier). L'audience du mardi 29 janvier dernier devant la Cour d'Appel de Conakry s'est soldée par un renvoi à huitaine, c'est-à-dire le 12 février prochain. Le temps pour la défense de prendre connaissance des pièces transmises à la Cour par les avocats de Me Boubacar Sow et consorts.

En effet, Me Sow a saisi la Cour d'Appel de Conakry d'une plainte en annulation de la décision issue de l'assemblée générale extraordinaire du 15 janvier dernier. Le bâtonnier déchu et ses compagnons d'infortune pensent que cette décision comporte une série de violations de la procédure qui sied en la matière. Tenue en représailles à la déclaration radiotélévisée de Me Boubacar Sow le 07 janvier dernier, cette assemblée du Barreau de Guinée qui s'est désolidarisé de la teneur du discours prononcé en son nom a abouti à la destitution de Me Boubacar Sow et des trois autres membres du Conseil de l'Ordre en l'occurrence Maîtres Sékou Koundiano, Dinah Sampil et Abass Bangoura. Bref, les quatre avocats aujourd'hui en délicatesse avec leurs pairs sont accusés d'avoir rédigé, sans l'avis de la majorité des membres du Barreau de Guinée, une déclaration qui, entre autres, fustigeait le mot d'ordre de grève lancée le 04 janvier par les syndicats.

L'audience du 29 janvier tout comme celle du 24 janvier dernier n'a donc pas mis fin à la querelle de procédure liée notamment à la transmission des pièces de l'accusation. Mardi dernier, conformément à la demande du président de la 1ère Chambre Civile de la Cour d'Appel de Conakry M. Yaya Boiro, les avocats de Me Boubacar Sow et consorts ont ainsi remis les 36 copies de l'accusation destinées aux 36 avocats devant défendre le nouveau bâtonnier Me Boubacar Barry et consorts. Avant le renvoi à huitaine et comme lors de la première audience, les confrères des deux parties en litige ne se sont pas fait de cadeaux. Les avocats de Me Sow tiennent à l'examen séance tenante du fond du dossier mais l'autre partie ne l'entend pas de cette oreille.

"Après le premier renvoi, ils avaient cinq jours pour remettre les pièces avant l'audience d'aujourd'hui. Alors, pourquoi ne l'ont-ils pas fait s'ils tenaient à ce que l'on entre dans le vif du sujet dès aujourd'hui ? ", lance un avocat de la défense.

"Si la bonne foi y était, la défense qui avait reçu une copie de nos écritures aurait pu s'y pencher avant aujourd'hui. Mais elle préfère faire dans le dilatoire ", réplique un avocat de Me Boubacar Sow.

Dans cette arène où les flèches viennent de toutes parts, le procureur ne sera pas épargné par les défenseurs de la partie plaignante : "On peut bien se passer de la présence du ministère public parce qu'il n'est pas parti principale. Dans cette affaire, il n'est que partie jointe", décoche un avocat de Me Sow. ''Faux !'', martèle le procureur M. Williams Fernandez. " Pour ceux qui connaissent le droit, cette procédure ne peut se dérouler sans le ministère public ", ajoute-t-il.

Un répit pour le ministère public, le temps pour les avocats des deux parties d'échanger quelques salves. Tout de go, un avocat de Me Boubacar Barry demande un report de trois semaines de la prochaine audience : "il faut donner le temps nécessaire aux 36 avocats de la défense pour leur permettre de mettre en commun leurs écritures. En effet, cette affaire sera plaidée avocat par avocat ", précise l’avocat en question.

Lorsque la partie adverse reprend la parole c'est pour demander que le report ne dépasse une semaine. "Si non, M. le président, vous n'aurez pas le temps de statuer sur cette affaire parce que le nouveau bâtonnier a deux mois pour organiser des nouvelles élections", fait remarquer un avocat de Me Boubacar Sow.

"Le Barreau ressemble actuellement à un navire qui est entrain de chavirer. Il est sans commandant de bord ", renchérit un autre défenseur de la partie plaignante.

« Qu'on ne cherche pas à noyer le poisson ! Le Barreau de Guinée se porte bien. Il y a un bâtonnier par intérim qui a la confiance de ses pairs et qui conduit bien les affaires courantes de la structure. Quant à nous ses avocats, nous allons chercher au cours de ce procès à grandir la profession d'avocat qui a été souillée par d'autres avocats", conclut un des avocats du nouveau bâtonnier Me Boubacar Barry.

C'est à l'instant précis que le président M. Yaya Boiro a décidé de renvoyer l'examen de l'affaire à huitaine. Prochaine audience, le 12 février à 12 heures 30 dans la salle de la Cour d'Appel de Conakry.

Lamine Soumah

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