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Ouaga 2 en vue, le sort de la Guinée et des Forces Vives en dépend !

Date de publication:2009-11-15 21:49:18

2009-11-15 22:44:42

Première Partie :

De la nécessaire et indispensable cohésion des Forces Vives
Dans une ou deux semaines, les Forces Vives et les représentants de la junte se rencontreront dans la capitale Burkinabé face à M. Blaise Compaoré, le facilitateur de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le défi à relever est de taille. L’enjeu, quant à lui, dépasse tout ce que la Guinée a connu depuis 1958. Il s’agit ni plus ni moins de sauver la patrie ou l’abandonner entre les mains d’un groupe de personnes qui ont prouvé à suffisance leur soif, non plus de pouvoir uniquement, mais aussi et surtout de sang.

Les regards sont déjà tournés vers ce que j’appellerai Ouaga 2. Le peuple de Guinée s’inquiète et les tourments du passé qui ont été renforcés par les massacres du 28 septembre 2009 le hantent plus que jamais.

A Conakry, la question qui est sur toutes les lèvres est « que feront les Forces Vives ? » Cela revient à se demander si les représentants de la nation seront unis et solidaires jusqu’au bout ou s’ils laisseront les Guinéens au milieu du guet.

L’échec des négociations entre Lansana Conté, les syndicalistes et la Société Civile en 2007, suivi des déboires que l’on sait, est plus que jamais à l’ordre du jour chez nos concitoyens. Les plus sceptiques commencent déjà à certifier que, comme à l’accoutumé, les hommes politiques guinéens feront ressortir l’arme de la division au moment le plus crucial.
Autant dire que les Forces Vives, notamment la classe politique, doit jouer serré. C’est la dernière balle qui lui reste à tirer. Aujourd’hui plus qu’avant, la génération de femmes et d’homes qui sont actuellement sur l’échiquier politique national a l’immense responsabilité de mettre fin à la spirale d’échecs qui a caractérisé le parcours historique de notre pays.
La solution est tout simple et n’est point miraculeuse. Il s’agit tout simplement de tenir à l’application des revendications d’Abuja : le départ de Moussa Dadis et de la junte pour favoriser la mise en place d’un organe de transition. Des signes avant- coureurs laissent penser que tel sera le cas.

La sortie médiatique de certains leaders politiques autorise à l’optimisme. Si l’on en croit M. Alpha Condé Président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), les Forces Vives sont sur la même longueur d’onde et les cordes de leur violon sont plus que jamais accordées. Les uns et les autres ont pleinement conscience de l’enjeu.

Ainsi, à l’image de ses pairs des Forces Vives, le Président du RPG affirme dans une interview accordée à un site internet que la solution au problème guinéen dépend avant tout des Guinéens eux- mêmes. Pour lui :

« Il ne faut pas croire que c’est le médiateur, ou l’Union Africaine ou encore moins l’Union européenne qui feront partir Dadis. Eux, ils apportent un soutien pour le dénouement de la crise. »

A cela, il ajoute sa confiance au peuple et aux Forces Vives. L’espoir est encore permis car d’autres comme lui sont aussi déterminés à mener le combat pour la démocratie et la lutte contre la dictature de Dadis.

Sans avoir besoin de revenir sur leur propos, MM. Cellou Dalein Diallo, Jean- Marie Doré, Lounsény Fall, Mouctar Diallo, Sidya Touré, Abé Sylla et bien d’autres de la société civile et des syndicaux n’affichent pas moins la même détermination.
Cependant, il ne faut pas se leurrer. C’est maintenant que commence le vrai combat. Tout le reste n’était qu’un simple réchauffement des adversaires avant la montée sur le ring. C’est dans les jours à venir que les Guinéens connaitront leurs vrais leaders. Ceux qui tiendront jusqu’au bout et qui ne les abandonneront pas en plein match.

Cette détermination est vitale non seulement pour le pays, mais aussi pour les responsables politiques et les forces vives elles- mêmes. En effet, la junte continue à croire à la stratégie du pourrissement. Pour ne pas dire à la solution à l’ivoirienne : une transition qui n’en finit pas de se rallonger pour se pérenniser.

Pour éviter une telle situation, les Forces Vives doivent d’ores et déjà prendre des initiatives nouvelles et innovantes.

Les actions symboliques déjà entamées, dont les journées villes mortes, doivent être poursuivies. Elles servent à donner un avant- goût de ce qui attend la junte si elle se hasardait à vouloir se cramponner au pouvoir.

Cependant, elles s’avéreront insuffisantes si, à Ouaga les représentants de Dadis osaient s’obstiner à ce qu’ils ont déjà lâché à demi- mot : la candidature du Dadis et le maintien du CNDD.

Les Forces Vives doivent dès à présent indiquer, de manière officielle, au peuple de Guinée qu’elles se rendront à nouveau à Ouaga pour une seule raison : discuter des modalités de départ de Dadis et la dissolution du CNDD.

Un tel message est d’autant plus nécessaire que le peuple de Guinée a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’hommes et de femmes qui le rassurent et qui pensent à son sort. Il permet en outre de renforcer la confiance placée aux Forces Vives. Une confiance à peine retrouvée car, ne l’oublions pas, la politiques du « si ce n’est pas moi ce ne sera pas toi non plus » avait sapé les liens entre les hommes publics et la base.

Un esprit patriotique doublé d’un sens aigu de l’histoire, et qui sera lui- même renforcé par le dépassement des intérêts personnels au profit de la nation doit guider les leaders politiques guinéens. Ils doivent savoir que le seul combat qui vaille, c’est celui contre la junte et son chef. C’est cela, actuellement et de manière salvatrice le combat pour la démocratie.
Cette démocratie n’est pas possible avec des gens qui violent, tuent, enterrent dans des fosses communes ou jettent les cadavres dans la mer.

Je dis et réitère que rien n’est possible avec une bande armée qui, dans le but de fausser le nombre de victimes, invente un subterfuge de nettoyage des cimetières pour déterrer les corps. Une bande qui, non satisfaite de tuer, continue les assassinas nocturnes, menace les survivants et sème la terreur dans les villes de notre pays.

Enfin, je dis, ce sera Dadis ou les leaders. Dadis ou le peuple. Dadis ou la démocratie. » C’est un choix inévitable. Il n’ ya pas un siège pour deux avec la junte guinéenne. Je dirai, la survie politique du premier exclu celle des seconds.

Je dis, les prochaines rencontres de Ouaga doivent, une fois pour toute, nous débarrasser de Dadis et de la junte. Seul le (ou les) leader politique qui réclamera jusqu’au bout cette condition pourra garder le capital de confiance du peuple de Guinée. Autant dire que les défaitistes qui décevront cette attente savent d’ores et déjà ce qui adviendra de leur carrière politique.
Le maintien de Dadis et la junte au pouvoir après Ouaga équivaudrait à la fin des espoirs, à la mort de la nation et à l’exil définitif des leaders politiques actuels. Ce sera Dadis et la junte contre la paix, la sécurité, l’unité nationale et la démocratie.

En définitive, je dis, si Dadis et la junte ne quittaient pas le pouvoir pour être traduits devant le Tribunal pénal International ce serait un double échec : celui de la communauté internationale, mais aussi et surtout le ratage de la dernière chance qui aurait pu éviter le chaos à la Guinée !

A suivre : Deuxième partie : Dadis et la junte sur tous les fronts

Lamarana Petty Diallo
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2009-11-15 21:49:18 soumah

2009-11-15 22:44:42

Première Partie :

De la nécessaire et indispensable cohésion des Forces Vives
Dans une ou deux semaines, les Forces Vives et les représentants de la junte se rencontreront dans la capitale Burkinabé face à M. Blaise Compaoré, le facilitateur de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le défi à relever est de taille. L’enjeu, quant à lui, dépasse tout ce que la Guinée a connu depuis 1958. Il s’agit ni plus ni moins de sauver la patrie ou l’abandonner entre les mains d’un groupe de personnes qui ont prouvé à suffisance leur soif, non plus de pouvoir uniquement, mais aussi et surtout de sang.

Les regards sont déjà tournés vers ce que j’appellerai Ouaga 2. Le peuple de Guinée s’inquiète et les tourments du passé qui ont été renforcés par les massacres du 28 septembre 2009 le hantent plus que jamais.

A Conakry, la question qui est sur toutes les lèvres est « que feront les Forces Vives ? » Cela revient à se demander si les représentants de la nation seront unis et solidaires jusqu’au bout ou s’ils laisseront les Guinéens au milieu du guet.

L’échec des négociations entre Lansana Conté, les syndicalistes et la Société Civile en 2007, suivi des déboires que l’on sait, est plus que jamais à l’ordre du jour chez nos concitoyens. Les plus sceptiques commencent déjà à certifier que, comme à l’accoutumé, les hommes politiques guinéens feront ressortir l’arme de la division au moment le plus crucial.
Autant dire que les Forces Vives, notamment la classe politique, doit jouer serré. C’est la dernière balle qui lui reste à tirer. Aujourd’hui plus qu’avant, la génération de femmes et d’homes qui sont actuellement sur l’échiquier politique national a l’immense responsabilité de mettre fin à la spirale d’échecs qui a caractérisé le parcours historique de notre pays.
La solution est tout simple et n’est point miraculeuse. Il s’agit tout simplement de tenir à l’application des revendications d’Abuja : le départ de Moussa Dadis et de la junte pour favoriser la mise en place d’un organe de transition. Des signes avant- coureurs laissent penser que tel sera le cas.

La sortie médiatique de certains leaders politiques autorise à l’optimisme. Si l’on en croit M. Alpha Condé Président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), les Forces Vives sont sur la même longueur d’onde et les cordes de leur violon sont plus que jamais accordées. Les uns et les autres ont pleinement conscience de l’enjeu.

Ainsi, à l’image de ses pairs des Forces Vives, le Président du RPG affirme dans une interview accordée à un site internet que la solution au problème guinéen dépend avant tout des Guinéens eux- mêmes. Pour lui :

« Il ne faut pas croire que c’est le médiateur, ou l’Union Africaine ou encore moins l’Union européenne qui feront partir Dadis. Eux, ils apportent un soutien pour le dénouement de la crise. »

A cela, il ajoute sa confiance au peuple et aux Forces Vives. L’espoir est encore permis car d’autres comme lui sont aussi déterminés à mener le combat pour la démocratie et la lutte contre la dictature de Dadis.

Sans avoir besoin de revenir sur leur propos, MM. Cellou Dalein Diallo, Jean- Marie Doré, Lounsény Fall, Mouctar Diallo, Sidya Touré, Abé Sylla et bien d’autres de la société civile et des syndicaux n’affichent pas moins la même détermination.
Cependant, il ne faut pas se leurrer. C’est maintenant que commence le vrai combat. Tout le reste n’était qu’un simple réchauffement des adversaires avant la montée sur le ring. C’est dans les jours à venir que les Guinéens connaitront leurs vrais leaders. Ceux qui tiendront jusqu’au bout et qui ne les abandonneront pas en plein match.

Cette détermination est vitale non seulement pour le pays, mais aussi pour les responsables politiques et les forces vives elles- mêmes. En effet, la junte continue à croire à la stratégie du pourrissement. Pour ne pas dire à la solution à l’ivoirienne : une transition qui n’en finit pas de se rallonger pour se pérenniser.

Pour éviter une telle situation, les Forces Vives doivent d’ores et déjà prendre des initiatives nouvelles et innovantes.

Les actions symboliques déjà entamées, dont les journées villes mortes, doivent être poursuivies. Elles servent à donner un avant- goût de ce qui attend la junte si elle se hasardait à vouloir se cramponner au pouvoir.

Cependant, elles s’avéreront insuffisantes si, à Ouaga les représentants de Dadis osaient s’obstiner à ce qu’ils ont déjà lâché à demi- mot : la candidature du Dadis et le maintien du CNDD.

Les Forces Vives doivent dès à présent indiquer, de manière officielle, au peuple de Guinée qu’elles se rendront à nouveau à Ouaga pour une seule raison : discuter des modalités de départ de Dadis et la dissolution du CNDD.

Un tel message est d’autant plus nécessaire que le peuple de Guinée a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’hommes et de femmes qui le rassurent et qui pensent à son sort. Il permet en outre de renforcer la confiance placée aux Forces Vives. Une confiance à peine retrouvée car, ne l’oublions pas, la politiques du « si ce n’est pas moi ce ne sera pas toi non plus » avait sapé les liens entre les hommes publics et la base.

Un esprit patriotique doublé d’un sens aigu de l’histoire, et qui sera lui- même renforcé par le dépassement des intérêts personnels au profit de la nation doit guider les leaders politiques guinéens. Ils doivent savoir que le seul combat qui vaille, c’est celui contre la junte et son chef. C’est cela, actuellement et de manière salvatrice le combat pour la démocratie.
Cette démocratie n’est pas possible avec des gens qui violent, tuent, enterrent dans des fosses communes ou jettent les cadavres dans la mer.

Je dis et réitère que rien n’est possible avec une bande armée qui, dans le but de fausser le nombre de victimes, invente un subterfuge de nettoyage des cimetières pour déterrer les corps. Une bande qui, non satisfaite de tuer, continue les assassinas nocturnes, menace les survivants et sème la terreur dans les villes de notre pays.

Enfin, je dis, ce sera Dadis ou les leaders. Dadis ou le peuple. Dadis ou la démocratie. » C’est un choix inévitable. Il n’ ya pas un siège pour deux avec la junte guinéenne. Je dirai, la survie politique du premier exclu celle des seconds.

Je dis, les prochaines rencontres de Ouaga doivent, une fois pour toute, nous débarrasser de Dadis et de la junte. Seul le (ou les) leader politique qui réclamera jusqu’au bout cette condition pourra garder le capital de confiance du peuple de Guinée. Autant dire que les défaitistes qui décevront cette attente savent d’ores et déjà ce qui adviendra de leur carrière politique.
Le maintien de Dadis et la junte au pouvoir après Ouaga équivaudrait à la fin des espoirs, à la mort de la nation et à l’exil définitif des leaders politiques actuels. Ce sera Dadis et la junte contre la paix, la sécurité, l’unité nationale et la démocratie.

En définitive, je dis, si Dadis et la junte ne quittaient pas le pouvoir pour être traduits devant le Tribunal pénal International ce serait un double échec : celui de la communauté internationale, mais aussi et surtout le ratage de la dernière chance qui aurait pu éviter le chaos à la Guinée !

A suivre : Deuxième partie : Dadis et la junte sur tous les fronts

Lamarana Petty Diallo
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2009-11-15 21:50:29 soumah
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De la nécessaire et indispensable cohésion des Forces Vives
Dans une ou deux semaines, les Forces Vives et les représentants de la junte se rencontreront dans la capitale Burkinabé face à M. Blaise Compaoré, le facilitateur de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le défi à relever est de taille. L’enjeu, quant à lui, dépasse tout ce que la Guinée a connu depuis 1958. Il s’agit ni plus ni moins de sauver la patrie ou l’abandonner entre les mains d’un groupe de personnes qui ont prouvé à suffisance leur soif, non plus de pouvoir uniquement, mais aussi et surtout de sang.

Les regards sont déjà tournés vers ce que j’appellerai Ouaga 2. Le peuple de Guinée s’inquiète et les tourments du passé qui ont été renforcés par les massacres du 28 septembre 2009 le hantent plus que jamais.

A Conakry, la question qui est sur toutes les lèvres est « que feront les Forces Vives ? » Cela revient à se demander si les représentants de la nation seront unis et solidaires jusqu’au bout ou s’ils laisseront les Guinéens au milieu du guet.

L’échec des négociations entre Lansana Conté, les syndicalistes et la Société Civile en 2007, suivi des déboires que l’on sait, est plus que jamais à l’ordre du jour chez nos concitoyens. Les plus sceptiques commencent déjà à certifier que, comme à l’accoutumé, les hommes politiques guinéens feront ressortir l’arme de la division au moment le plus crucial.
Autant dire que les Forces Vives, notamment la classe politique, doit jouer serré. C’est la dernière balle qui lui reste à tirer. Aujourd’hui plus qu’avant, la génération de femmes et d’homes qui sont actuellement sur l’échiquier politique national a l’immense responsabilité de mettre fin à la spirale d’échecs qui a caractérisé le parcours historique de notre pays.
La solution est tout simple et n’est point miraculeuse. Il s’agit tout simplement de tenir à l’application des revendications d’Abuja : le départ de Moussa Dadis et de la junte pour favoriser la mise en place d’un organe de transition. Des signes avant- coureurs laissent penser que tel sera le cas.

La sortie médiatique de certains leaders politiques autorise à l’optimisme. Si l’on en croit M. Alpha Condé Président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), les Forces Vives sont sur la même longueur d’onde et les cordes de leur violon sont plus que jamais accordées. Les uns et les autres ont pleinement conscience de l’enjeu.

Ainsi, à l’image de ses pairs des Forces Vives, le Président du RPG affirme dans une interview accordée à un site internet que la solution au problème guinéen dépend avant tout des Guinéens eux- mêmes. Pour lui :

« Il ne faut pas croire que c’est le médiateur, ou l’Union Africaine ou encore moins l’Union européenne qui feront partir Dadis. Eux, ils apportent un soutien pour le dénouement de la crise. »

A cela, il ajoute sa confiance au peuple et aux Forces Vives. L’espoir est encore permis car d’autres comme lui sont aussi déterminés à mener le combat pour la démocratie et la lutte contre la dictature de Dadis.

Sans avoir besoin de revenir sur leur propos, MM. Cellou Dalein Diallo, Jean- Marie Doré, Lounsény Fall, Mouctar Diallo, Sidya Touré, Abé Sylla et bien d’autres de la société civile et des syndicaux n’affichent pas moins la même détermination.
Cependant, il ne faut pas se leurrer. C’est maintenant que commence le vrai combat. Tout le reste n’était qu’un simple réchauffement des adversaires avant la montée sur le ring. C’est dans les jours à venir que les Guinéens connaitront leurs vrais leaders. Ceux qui tiendront jusqu’au bout et qui ne les abandonneront pas en plein match.

Cette détermination est vitale non seulement pour le pays, mais aussi pour les responsables politiques et les forces vives elles- mêmes. En effet, la junte continue à croire à la stratégie du pourrissement. Pour ne pas dire à la solution à l’ivoirienne : une transition qui n’en finit pas de se rallonger pour se pérenniser.

Pour éviter une telle situation, les Forces Vives doivent d’ores et déjà prendre des initiatives nouvelles et innovantes.

Les actions symboliques déjà entamées, dont les journées villes mortes, doivent être poursuivies. Elles servent à donner un avant- goût de ce qui attend la junte si elle se hasardait à vouloir se cramponner au pouvoir.

Cependant, elles s’avéreront insuffisantes si, à Ouaga les représentants de Dadis osaient s’obstiner à ce qu’ils ont déjà lâché à demi- mot : la candidature du Dadis et le maintien du CNDD.

Les Forces Vives doivent dès à présent indiquer, de manière officielle, au peuple de Guinée qu’elles se rendront à nouveau à Ouaga pour une seule raison : discuter des modalités de départ de Dadis et la dissolution du CNDD.

Un tel message est d’autant plus nécessaire que le peuple de Guinée a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’hommes et de femmes qui le rassurent et qui pensent à son sort. Il permet en outre de renforcer la confiance placée aux Forces Vives. Une confiance à peine retrouvée car, ne l’oublions pas, la politiques du « si ce n’est pas moi ce ne sera pas toi non plus » avait sapé les liens entre les hommes publics et la base.

Un esprit patriotique doublé d’un sens aigu de l’histoire, et qui sera lui- même renforcé par le dépassement des intérêts personnels au profit de la nation doit guider les leaders politiques guinéens. Ils doivent savoir que le seul combat qui vaille, c’est celui contre la junte et son chef. C’est cela, actuellement et de manière salvatrice le combat pour la démocratie.
Cette démocratie n’est pas possible avec des gens qui violent, tuent, enterrent dans des fosses communes ou jettent les cadavres dans la mer.

Je dis et réitère que rien n’est possible avec une bande armée qui, dans le but de fausser le nombre de victimes, invente un subterfuge de nettoyage des cimetières pour déterrer les corps. Une bande qui, non satisfaite de tuer, continue les assassinas nocturnes, menace les survivants et sème la terreur dans les villes de notre pays.

Enfin, je dis, ce sera Dadis ou les leaders. Dadis ou le peuple. Dadis ou la démocratie. » C’est un choix inévitable. Il n’ ya pas un siège pour deux avec la junte guinéenne. Je dirai, la survie politique du premier exclu celle des seconds.

Je dis, les prochaines rencontres de Ouaga doivent, une fois pour toute, nous débarrasser de Dadis et de la junte. Seul le (ou les) leader politique qui réclamera jusqu’au bout cette condition pourra garder le capital de confiance du peuple de Guinée. Autant dire que les défaitistes qui décevront cette attente savent d’ores et déjà ce qui adviendra de leur carrière politique.
Le maintien de Dadis et la junte au pouvoir après Ouaga équivaudrait à la fin des espoirs, à la mort de la nation et à l’exil définitif des leaders politiques actuels. Ce sera Dadis et la junte contre la paix, la sécurité, l’unité nationale et la démocratie.

En définitive, je dis, si Dadis et la junte ne quittaient pas le pouvoir pour être traduits devant le Tribunal pénal International ce serait un double échec : celui de la communauté internationale, mais aussi et surtout le ratage de la dernière chance qui aurait pu éviter le chaos à la Guinée !

A suivre : Deuxième partie : Dadis et la junte sur tous les fronts

Lamarana Petty Diallo
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2009-11-15 21:50:29 omar
2009-11-15 21:49:18 ly!!!!!!!!

2009-11-15 22:44:42

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De la nécessaire et indispensable cohésion des Forces Vives
Dans une ou deux semaines, les Forces Vives et les représentants de la junte se rencontreront dans la capitale Burkinabé face à M. Blaise Compaoré, le facilitateur de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le défi à relever est de taille. L’enjeu, quant à lui, dépasse tout ce que la Guinée a connu depuis 1958. Il s’agit ni plus ni moins de sauver la patrie ou l’abandonner entre les mains d’un groupe de personnes qui ont prouvé à suffisance leur soif, non plus de pouvoir uniquement, mais aussi et surtout de sang.

Les regards sont déjà tournés vers ce que j’appellerai Ouaga 2. Le peuple de Guinée s’inquiète et les tourments du passé qui ont été renforcés par les massacres du 28 septembre 2009 le hantent plus que jamais.

A Conakry, la question qui est sur toutes les lèvres est « que feront les Forces Vives ? » Cela revient à se demander si les représentants de la nation seront unis et solidaires jusqu’au bout ou s’ils laisseront les Guinéens au milieu du guet.

L’échec des négociations entre Lansana Conté, les syndicalistes et la Société Civile en 2007, suivi des déboires que l’on sait, est plus que jamais à l’ordre du jour chez nos concitoyens. Les plus sceptiques commencent déjà à certifier que, comme à l’accoutumé, les hommes politiques guinéens feront ressortir l’arme de la division au moment le plus crucial.
Autant dire que les Forces Vives, notamment la classe politique, doit jouer serré. C’est la dernière balle qui lui reste à tirer. Aujourd’hui plus qu’avant, la génération de femmes et d’homes qui sont actuellement sur l’échiquier politique national a l’immense responsabilité de mettre fin à la spirale d’échecs qui a caractérisé le parcours historique de notre pays.
La solution est tout simple et n’est point miraculeuse. Il s’agit tout simplement de tenir à l’application des revendications d’Abuja : le départ de Moussa Dadis et de la junte pour favoriser la mise en place d’un organe de transition. Des signes avant- coureurs laissent penser que tel sera le cas.

La sortie médiatique de certains leaders politiques autorise à l’optimisme. Si l’on en croit M. Alpha Condé Président du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), les Forces Vives sont sur la même longueur d’onde et les cordes de leur violon sont plus que jamais accordées. Les uns et les autres ont pleinement conscience de l’enjeu.

Ainsi, à l’image de ses pairs des Forces Vives, le Président du RPG affirme dans une interview accordée à un site internet que la solution au problème guinéen dépend avant tout des Guinéens eux- mêmes. Pour lui :

« Il ne faut pas croire que c’est le médiateur, ou l’Union Africaine ou encore moins l’Union européenne qui feront partir Dadis. Eux, ils apportent un soutien pour le dénouement de la crise. »

A cela, il ajoute sa confiance au peuple et aux Forces Vives. L’espoir est encore permis car d’autres comme lui sont aussi déterminés à mener le combat pour la démocratie et la lutte contre la dictature de Dadis.

Sans avoir besoin de revenir sur leur propos, MM. Cellou Dalein Diallo, Jean- Marie Doré, Lounsény Fall, Mouctar Diallo, Sidya Touré, Abé Sylla et bien d’autres de la société civile et des syndicaux n’affichent pas moins la même détermination.
Cependant, il ne faut pas se leurrer. C’est maintenant que commence le vrai combat. Tout le reste n’était qu’un simple réchauffement des adversaires avant la montée sur le ring. C’est dans les jours à venir que les Guinéens connaitront leurs vrais leaders. Ceux qui tiendront jusqu’au bout et qui ne les abandonneront pas en plein match.

Cette détermination est vitale non seulement pour le pays, mais aussi pour les responsables politiques et les forces vives elles- mêmes. En effet, la junte continue à croire à la stratégie du pourrissement. Pour ne pas dire à la solution à l’ivoirienne : une transition qui n’en finit pas de se rallonger pour se pérenniser.

Pour éviter une telle situation, les Forces Vives doivent d’ores et déjà prendre des initiatives nouvelles et innovantes.

Les actions symboliques déjà entamées, dont les journées villes mortes, doivent être poursuivies. Elles servent à donner un avant- goût de ce qui attend la junte si elle se hasardait à vouloir se cramponner au pouvoir.

Cependant, elles s’avéreront insuffisantes si, à Ouaga les représentants de Dadis osaient s’obstiner à ce qu’ils ont déjà lâché à demi- mot : la candidature du Dadis et le maintien du CNDD.

Les Forces Vives doivent dès à présent indiquer, de manière officielle, au peuple de Guinée qu’elles se rendront à nouveau à Ouaga pour une seule raison : discuter des modalités de départ de Dadis et la dissolution du CNDD.

Un tel message est d’autant plus nécessaire que le peuple de Guinée a besoin, aujourd’hui plus qu’hier, d’hommes et de femmes qui le rassurent et qui pensent à son sort. Il permet en outre de renforcer la confiance placée aux Forces Vives. Une confiance à peine retrouvée car, ne l’oublions pas, la politiques du « si ce n’est pas moi ce ne sera pas toi non plus » avait sapé les liens entre les hommes publics et la base.

Un esprit patriotique doublé d’un sens aigu de l’histoire, et qui sera lui- même renforcé par le dépassement des intérêts personnels au profit de la nation doit guider les leaders politiques guinéens. Ils doivent savoir que le seul combat qui vaille, c’est celui contre la junte et son chef. C’est cela, actuellement et de manière salvatrice le combat pour la démocratie.
Cette démocratie n’est pas possible avec des gens qui violent, tuent, enterrent dans des fosses communes ou jettent les cadavres dans la mer.

Je dis et réitère que rien n’est possible avec une bande armée qui, dans le but de fausser le nombre de victimes, invente un subterfuge de nettoyage des cimetières pour déterrer les corps. Une bande qui, non satisfaite de tuer, continue les assassinas nocturnes, menace les survivants et sème la terreur dans les villes de notre pays.

Enfin, je dis, ce sera Dadis ou les leaders. Dadis ou le peuple. Dadis ou la démocratie. » C’est un choix inévitable. Il n’ ya pas un siège pour deux avec la junte guinéenne. Je dirai, la survie politique du premier exclu celle des seconds.

Je dis, les prochaines rencontres de Ouaga doivent, une fois pour toute, nous débarrasser de Dadis et de la junte. Seul le (ou les) leader politique qui réclamera jusqu’au bout cette condition pourra garder le capital de confiance du peuple de Guinée. Autant dire que les défaitistes qui décevront cette attente savent d’ores et déjà ce qui adviendra de leur carrière politique.
Le maintien de Dadis et la junte au pouvoir après Ouaga équivaudrait à la fin des espoirs, à la mort de la nation et à l’exil définitif des leaders politiques actuels. Ce sera Dadis et la junte contre la paix, la sécurité, l’unité nationale et la démocratie.

En définitive, je dis, si Dadis et la junte ne quittaient pas le pouvoir pour être traduits devant le Tribunal pénal International ce serait un double échec : celui de la communauté internationale, mais aussi et surtout le ratage de la dernière chance qui aurait pu éviter le chaos à la Guinée !

A suivre : Deuxième partie : Dadis et la junte sur tous les fronts

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2009-11-15 21:50:29 ly!!!!!!!!
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