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La presse guinéenne affectée par la crise

Date de publication:2009-11-18 14:29:49

2009-11-18 15:29:51

L’ouverture du paysage médiatique guinéen a commencé seulement en 1991 avec l’adoption de la loi sur la presse et la liberté d’expression à travers la Loi fondamentale. Une ouverture au goût inachevé. En effet, sur plus de 300 journaux enregistrés au Conseil national de la communication,  seule une dizaine assure régulièrement ses parutions depuis six ans, faute de moyens financiers.  Une crise qui a commencé avec la dépréciation du franc guinéen.

La  presse écrite

D’abord, avec la presse écrite. De 450.000 GNF, l’impression de mille exemplaires de  douze pages, on passe à 850.000 GNF. Aujourd’hui il faut doubler ce montant pour la même quantité. Conséquence, certains éditeurs de la presse ont purement et simplement réduit le nombre de pages. Ainsi, avec le même prix, les lecteurs ont deux options. Soit, fermer les yeux et acheter le canard à deux mille francs guinéens ou procéder carrément à la location journalière du journal. Le topo est simple, le petit revendeur qui a déjà ses ‘’clients’’ tapis dans des bureaux des ministères et autres services publiques clisse un exemplaire de chaque nouvelle parution sur la tables du fonctionnaire véreux. Qui, après avoir lu le journal glisse deux cent ou trois cents francs dans le journal que le petit revendeur retirera après.      

Les radios privées

La Guinée, qui a tardé à libéraliser l’audiovisuel (ce n’est qu’en août 2006 que l’autorisation de créer des radios et télé privées a été obtenue) se verrait bientôt sans radios privées. La plupart des stations communautaires ou commerciales qui émettent à partir de la capitale Conakry sont confrontées à d’énormes problèmes financiers. Les charges sont tellement énormes à supporter que certains ont procédé à des réductions substantielles des salaires de leurs employés.

Aujourd’hui, c’est l’inquiétude dans les salles de rédaction des radios privées. Journalistes, animateurs et autres techniciens sont sur le qui-vive. Partout, les emplois sont menacés. «  Si d’ici à deux semaines la situation économique de ma boîte ne s’arrange pas, je serai obligé de réduire mes effectifs. Les choses sont vraiment difficiles pour tout le monde », annonce le PDG d’une radio privée de la place.

Les difficultés économiques sans précédent auxquelles les radios privées guinéennes sont confrontées s’expliqueraient en grande partie par l’absence de sponsors et autres annonceurs. Les rares sociétés et entreprises qui passaient des communiqués ont boudé. Toutes choses qui compliquent la vie à plus d’un patron de presse assailli par de nombreuses charges. Entre la fourniture d’essence ou de gasoil pour alimenter les groupes électrogènes, le paiement annuel des redevances à l’Etat, le salaire des journalistes et la prise en charge de la  famille (scolarité des enfants, soins de santé…) plus d’un directeur ne sait plus où donner de la tête. Comment sortir de la crise ?

Ahmadou 1 Diallo

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