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Vie pratique

Date de publication:2008-02-11 19:57:29

En collaboration avec des spécialistes de certains domaines de la vie pratique, le site www.guineepresse.info est à votre disposition pour répondre à vos questions (consultez la rubrique Vie pratique à partir de mardi 12.02.08 !).

Les problèmes cardio-vasculaires

Certaines pathologies sont encore considérées comme peu fréquentes dans nos pays. Parfois à tort. C’est le cas des problèmes cardio-vasculaires. Cette catégorie est dite « maladies des riches ».

Dans ce premier article, nous allons examiner un problème que vous connaissez tous. Prenons le cas du jeune Baba:

A sa cinquième année, il commence à se plaindre à son entourage de difficultés passagères, douloureuses, pour avaler sa nourriture. Sa maman examine sa gorge et la trouve toute rouge. Ce caractère intermittent semble sans conséquences à ses parents. Inutile d’aller voir le médecin. Un petit cachet de paracétamol  de temps en temps ,ou des bains à base d’infusions, et c’est tout, ça passe !

Vers huit à dix ans, il commence à avoir des douleurs aux grosses articulations, typiquement les genoux ,les coudes, etc..parfois accompagnées  de gonflements douloureux. Quelques caries dentaires sans importance. Re-paracétamol !

Plus tard, au cours des exercices physiques au collège, Baba est victime d’états de fatigue et d’essoufflements récurrents et progressivement son état s’aggrave, d’abord aux travaux simples, puis au repos, il ne peut plus dormir qu’en position semi-couchée. Ses jambes sont enflées. Conduit cette fois à  l’hôpital ,  le médecin met en évidence un souffle cardiaque et l’adresse au Cardiologue. si possible.

Vous aurez compris que je viens de vous parler du gros groupe des cardiopathies rhumatismales, très fréquentes chez nous. Au Fouta-Djallon, par exemple, elles sont mises parfois dans le fourre-tout appelé « djokoulè »

A ce stade de la maladie, il ne reste plus souvent que la chirurgie pour sauver le jeune homme. D’où le grand et irremplaçable intérêt de la prévention :

- Faire attention aux plaintes de l’enfant. Au premier stade d’angine rouge même passagère ou unique, une antibiothérapie simple mais bien conduite sous la direction d’un personnel médical aurait suffit. Puis surveiller.

- Au stade plus avancé, une hospitalisation avec bilan  échocardiographique. si disponible, biologique et dentaire. Traitement antibiotique et anti-inflammatoire. Surveillance périodique. Financièrement, c’est déjà lourd.

- Au stade chirurgical, les frais sont hors de portée du Guinéen moyen, sans  compter le suivi nécessaire. Se pose alors le problème de l’évacuation sanitaire. Humiliations et tracas aux Consulats garantis.même  si vous en avez les moyens.

En conclusion, disons qu’il n’existe pas d’angine banale , retenir que la maladie rhumatismale « lèche les articulations et mord le cœur »

Notre prochain sujet, l’angine de poitrine. Vous verrez qu’elle n’a rien à voir avec l’angine de gorge..  Merci pour votre attention !


Dr  Thierno A. DIALLO , cardiologue.


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