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Des mercenaires de la plume contre Abe Sylla

Date de publication:2009-11-20 12:19:10

2009-11-20 13:14:30

Dans son article « Négociations de Ouaga : Acte 2 ou départ de la junte de Dadis - Faut-il se laisser distraire ? », M. Sakho a dû perdre son calme en versant dans des attaques injustifiées contre les leaders politiques, dont celui de la NGR, M. Ibrahima Abe Sylla. Visiblement, le mercenaire de la plume n’a pas apprécié la dénonciation de ses employeurs, anciens premiers ministres. Soit il est aveuglé par la seule défense des intérêts de ses protecteurs, ce qui est compréhensible, soit il fait preuve de grande ignorance des vrais enjeux des négociations de Ouagadougou, ce qui n’est pas étonnant. Les nouveaux et vrais enjeux des négociations à Ouagadougou sont ceux-là qui nous sortirons de cette impasse au lieu de nous enliser. 
 
En effet, il faut d’abord rappeler au plumitif que, contrairement à ses employeurs, la NGR n’a pas attendu les massacres du 28 septembre 2009 pour réclamer la démission du chef de la junte. Déjà le 5 septembre 2009, une déclaration de la NGR réclamait la démission immédiate du Capitaine Moussa Dadis Camara et invitait tous les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, les leaders religieux, les responsables des coordinations régionales et les organisations des guinéens résidents à l’étranger à se joindre à l’effort visant à tenir, dans les meilleurs délais, un forum national souverain qui mettrait en place des structures adéquates de gestion de la transition. Si cette invitation avait été entendue,  la Guinée se serait probablement faite l’économie des massacres du 28 septembre 2009. C’est cette même NGR qui, par la voix de son leader, dénonçait les agissements du Président Libyen le 22 Octobre et obligeait tous les yeux à se tourner vers ses tactiques de manipulation, quand d’autres leaders jouaient aux diplomates libyens.
 
Aussi, il faut rappeler à notre porte-plume des causes perdues le fait qu’on n’en est pas à une première expérience de négociation sur les crises guinéennes ? En effet, lors de la crise de janvier et février 2007,  le manque de transparence dans le processus a conduit les forces de changement à un échec sur toute la ligne. Non seulement la solution adoptée de nommer un Premier Ministre, fut-il chef du gouvernement, n’était pas appropriée, mais, pire, le choix a porté sur le moins qualifié, à tout point de vue, pour occuper le poste. Le résultat, chacun des guinéens se le rappelle.
 
Plus important encore, il faut apprendre à ce scribouilleur en manque de sensation que les négociations de Ouagadougou visent certes le départ de la junte du pouvoir, mais elles vont bien au delà. Elles se penchent aussi et surtout sur la transition dans son ensemble. Or quand on parle de transition, il y a  d’importants enjeux à considérer. Sa durée même déterminera ses chances de réussite pour le peuple de Guinée. A moins que la protection de ses employeurs, anciens premiers ministres,  soit le seul souci de M. Sakho, la transition n’aura pas réussi si elle n’est pas mise à profit pour doter le pays d’une nouvelle constitution à la hauteur des aspirations du peuple de Guinée. La transition n’aura pas réussi si des enquêtes transparentes ne sont pas menées à tous les niveaux.
 
Au cas où Monsieur le journaliste alimentaire à la solde de ses maitres ne le savait pas, il faut l’informer que celui qui a détourné l’argent destiné à construire ou équiper une école, a condamné tout un pays à une ignorance perpétuelle. Celui qui a détourné l’argent destiné à construire ou équiper un hôpital a condamné des millions de malades à  une mort, certes lente, mais certaine.
 
Il aurait fallu donc avoir autour de la table de négociations à Ouagadougou des personnes soucieuses de l’intérêt supérieur du peuple pour défendre vigoureusement non seulement le départ de la junte, mais aussi et surtout un scénario de transition qui puisse permettre à cette population qui a tant souffert de voir le bout du tunnel. Voila la vraie raison pour laquelle le Président de la NGR a dénoncé la manière frauduleuse d’écarter les seuls leaders qui auraient pu défendre rien que les intérêts supérieurs du peuple de Guinée. Le peuple de Guinée n’a pas grand-chose à gagner des négociations entre seulement des présumés coupables de crimes économiques et/ou de sang ; d’où l’importance d’avoir autour de la table des leaders qui n’ont ni participer au pillage économique ni contribuer à une barbarie sanguinaire contre le peuple.
 
Enfin, il faut dire au Monsieur à l’esprit d’entonnoir et à ses commanditaires que le fait d’être au state le 28 septembre 2009 ne confère pas le doit d’être de la délégation des forces vives qui se rend à Ouagadougou. La discorde, loin d’être personnelle, vise plutôt à la défense des intérêts du peuple. La légèreté à négocier, qui se profile à l’horizon, rendrait vains tous les efforts jusqu’ici consentis.

Dj Peter Ibrahim.

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