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Ouagadougou : Alpha Condé va tout gâcher

Date de publication:2009-11-20 12:34:44

2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

Barry IV
Commandant de l’Armée de Libération du Peuple de Guinée (ALPG)
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2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

Barry IV
Commandant de l’Armée de Libération du Peuple de Guinée (ALPG)
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2009-11-20 12:34:44 Alphady Sy

2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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2009-11-20 12:34:44 SékouToure II

2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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2009-11-20 12:34:44 Sow Thierno

2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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Commandant de l’Armée de Libération du Peuple de Guinée (ALPG)
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2009-11-20 12:34:44 Sidy Barry

2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

Barry IV
Commandant de l’Armée de Libération du Peuple de Guinée (ALPG)
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2009-11-20 12:34:44 Oumar Bah

2009-11-20 13:29:53

J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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J’ai séjourné à Ouagadougou du 28 octobre au 4 novembre 2009 où j’ai pu rencontrer les principaux acteurs de la crise Guinéenne. Alpha Condé a écarté tout le monde. Il négocie tout seul avec la junte. Apparemment, il le fait sans connaissance de cause. Il ne mesure pas la portée de ses actions et leurs ramifications. Il ne voit pas son devoir envers les Guinéens. Personnellement, je tiens à ce que les forces vives franchissent l’étape de Ouaga avec succès. C’est pourquoi, pour assumer pleinement la part qui m’incombe, j’écris pour informer les Guinéens sur un aspect caché de la médiation qui se déroule actuellement à Ouagadougou. 

Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

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Mais, au moment où les Guinéens s’interrogent sur la capacité du médiateur à concilier les positions tant opposées des deux parties, la plupart des Burkinabés peuvent deviner facilement comment leur Président va trouver la solution. Ils l’ont déjà vu en œuvre dans plusieurs médiations.

Les Burkinabés bien avisés vous parleront de ”la recette miracle de Blaise” ou d’une ”solution à l’ivoirienne”: Une cohabitation forcée, le maintien au pouvoir de celui qui est déjà au pouvoir, ”un deal secret” non écrit du genre  ”Tu gardes le pouvoir pourvu que tu me le cèdes au bout de X ans… ”, et une promesse d’élections libres assortie de quelques fausses garanties pour calmer ceux qui rêvent de remporter des élections incertaines. Bref, ce ne sont là que des suppositions ou soupçons qui peuvent s’avérer fausses, qu’il faut donc écouter et analyser avec beaucoup de précautions.

Alpha Condé a profité des relations très étroites qu’il a tissé depuis longtemps avec le Président du Faso pour faire main basse sur l’ensemble du processus de médiation. Derrière le Président Blaise Compaoré, Alpha Condé tire tout seul les ficelles sur la négociation de la crise Guinéenne. Il fixe toutes les rencontres avec le médiateur. Il impose l’ordre du jour de chaque délibération entre les forces vives en passant par son ”homme de main” Sidya Touré, qui exerce une influence considérable notamment sur Cellou Dalein.

Le 4 novembre, pendant que tous les Guinéens rédigeaient leur mémorandum, Alpha Condé est sorti en vitesse de la salle de conférence, environ 30 minutes avant la fin des travaux, sans doute pour aller informer le médiateur de ce qui a été décidé. Ensuite, je l’ai vu revenir pour participer à la présentation du même mémorandum devant le médiateur avec l’ensemble des forces vives.

Je ne peux pas dévoiler tous les détails. Je veux tout juste souligner à tel point Alpha Condé a pris le processus de médiation en otage. Il est à la base, au centre et au sommet des ”listes d’exclusion”, bien que Mr. Jean Marie Doré ait accepté d’encaisser les coups à sa place. Pour exclure certains acteurs, Alpha Condé fait envoyer des quotas et des listes en Guinée. Quand ces acteurs arrivent à Ouaga par leurs propres moyens, il demande à la sécurité présidentielle de les exclure des salles où se tiennent les discussions essentielles.

D’après tout ce que j’ai vu à Ouaga, je doute fort qu’Alpha Condé œuvre réellement pour un départ de Dadis. Il  l’a bien dit : Le départ de Dadis n’est pas l’affaire du médiateur, c’est l’affaire des Guinéens. Attention mes amis ! Il faut bien le comprendre ! C’est le Doyen Alpha Condé, qui s’occupe du dossier de la crise Guinéenne à partir du Palais Présidentiel à Ouaga qui cherche à nous prévenir que le départ de Dadis n’est pas à l’ordre du jour à Ouaga !

Vu son âge et son déclin sur le terrain politique, Alpha Condé constitue une proie facile pour le CNDD. Il n’a qu’un désir : accéder au pouvoir. Pour lui, cette médiation est un moyen pour rattraper le temps et le terrain perdus. Il peut bien être déjà pris au piège en passant ”un deal secret” avec Dadis. Nous avons tous vu la facilité avec laquelle il avait jeté tout son poids sur la balance pour soutenir le coup d’État de Dadis Camara, sur la base d’une simple affirmation de Dadis selon laquelle le pouvoir serait donné à une personne qui ne s’est jamais mêlée à la corruption sous le système de Conté.

Le danger avec le Doyen Alpha Condé est qu’il fonce tout droit, les yeux fermés, dans la gueule du loup, entraînant l’ensemble du peuple de Guinée avec lui. Il est trop pressé. Il va se faire avoir. Il ne veut même pas attendre la publication du rapport de la commission d’enquête internationale. Il ne comprend pas et personne n’essaie de lui faire comprendre que Dadis ne respectera jamais son engagement quelque soit l’accord qui va sortir de Ouagadougou.

A Ouaga, la formation de la nouvelle autorité de transition, sans le CNDD et son Président, constitue la clé pour paralyser Dadis et précipiter son départ tant souhaité par les Guinéens. Pour le moment, Dadis détient les armes, mais il est coincé. Il a le dos au mur. Une fois que la nouvelle autorité sera conçue à Ouaga, il appartiendra aux Guinéens de l’installer en Guinée par les moyens qu’il faut. Le 28 Septembre, Dadis a commis des crimes contre l’humanité. Personne n’a le doit de brader le sacrifice des Guinéens. Tout Guinéen qui ne se sent pas capable de mener la négociation suivant cette ligne tracée par la CEDEAO doit se taire et quitter immédiatement la table de la négociation. Personne n’a le doit de céder de terrain à Dadis ou lui prêter le flanc.    

Barry IV
Commandant de l’Armée de Libération du Peuple de Guinée (ALPG)
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2009-11-20 12:34:44 Barry Moussa Barke
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