chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Parler de l’Islam ou l’enseigner nécessite la science

Date de publication:2009-11-24 12:51:38

2009-11-24 13:49:27

Je me permets, après avoir lu l’article de notre compatriote Lamine Soumah « Le fanatisme religieux au cœur de la vie des Guinéens » publié sur guineepresse.info le 17 novembre 2009 dernier, sans la moindre prétention d’avoir une connaissance poussée de la religion, de réagir à son article. Et en même temps essayer de  relever certaines contrevérités et possibles amalgames entre Islam et fanatisme bien que cela ne devrait pas être la préoccupation du moment. Nous savons que les pros CNDD font tout pour distraire les combattants pour la liberté et la démocratie mais, parfois, nous ne devons pas nous taire face à certaines mauvaises volontés qui tentent de ternir l’image de la religion de Dieu. Les pros CNDD tentent donc de disperser nos efforts en vue de bouter hors d’état de nuire les assassins professionnels que sont les assassins CNDD et leurs alliés.

Le métier de communication est très délicat, Mr Soumah. Sur beaucoup de points vous avez raison, malheureusement des vérités ont été mélangées à des mensonges. Est-ce par ignorance ou bien c’est par mauvaise foi ? Je ne saurai le dire. Oui il est vrai que des écoles financées par les pétrodollars des wahhabites poussent en Guinée comme des champignons. Vers le début des années 1990, Lansana Conté, le défunt président guinéen avait lui-même exhorté les guinéens d’envoyer leurs enfants aux Doudhè (écoles coraniques traditionnelles) plutôt que de les envoyer dans les Madrasas. Malheureusement, il n’avait rien fait pour barrer l’élan des extrémistes. Et aujourd’hui, ils ne cessent de gagner du terrain. Je sais personnellement qu’aujourd’hui à Conakry, dans certaines mosquées (et elles sont nombreuses), on a cessé de célébrer le Maouloud, l’anniversaire de la naissance du Prophète Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle). Leur argument consiste à dire que le Prophète ne l’aurait pas fait. Comme si eux, ne font que ce que celui-ci a fait.  Alors que ces wahhabites célèbrent l’indépendance de leurs Etats, baignent dans le luxe insolent. Il faut les voire dans les pays occidentaux, en tant que touristes. Ils sont loin de l’ascétisme et de la modestie enseignés et encouragés par les waly qui n’ont pour modèle que le Messager d’Allah (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle).

Il est incontestable que le wahhabisme est un courant religieux qui se réclame de l’imam Ibn Abdoul Wahhab qui était, selon ce que j’ai appris, un grand cheikh vertueux et innocent de ce que les wahhabites qui se réclament de lui, lui attribuent. Ils se réclament même des salafites (les musulmans des trois premiers siècles de l’Hégire), des Hanbalites, l’école d’Ahmad Ibn Hanbal, l’une des quatre écoles de Ahlous’sounnah waldjamaa.

On retrouve les musulmans sunnites au sein des quatre écoles connues de nos jours : l’école Malikite, l’école Chafiite, l’école Hanfite et l’école Hanbalite. De nos jours, ce sont les quatre écoles de référence des musulmans. En vérité, les wahhabites suivent la doctrine et les idées  de Ibnu Taymiyah qui a contredit, dans des efforts d’extraction de lois de jurisprudences islamiques, le Qur’an, la tradition prophétique et l’unanimité des savants de son époque et des savants jurisconsultes antérieurs à son époque. Il fut jugé et condamné pour apostasie. Il est  mort en prison. Il est devenu la référence des wahhabites. Le wahhabisme  est apparut il y a environ deux cents soixante années, ce qui veut dire que ce sont eux qui sont venus avec de nouvelles croyances, fausses bien entendu, contredisant la croyance des musulmans d’Est en Ouest et du Nord au Sud de la Terre. Les ighwangistes quant à eux, déclarent mécréants toute personne qui accepte de travailler avec un gouvernement d’un pays régi par une loi autre que la loi islamique (fonctionnaires, enseignants, policiers, juges, bref tout salarié d’un tel Etat). Ils déclarent ainsi mécréants les musulmans pour des motifs injustifiés. Le wahhabisme puise sa force des pétrodollars qui lui permettent de financer et d’éditer des livres qui contiennent leurs égarements. On distribue ces livres aux pèlerins gratuitement. De même, on construit des écoles, paye des enseignants dans des pays pauvres comme la Guinée et le reste de l’Afrique et du monde. Dans leurs livres, on y trouve des croyances qui font sortir une personne de l’Islam (mais ils sont très faciles à faire taire par des arguments et des raisonnements solides, pour celui qui a appris la base de la croyance islamique). Parmi leurs égarements, il y a le fait de faire ressembler Dieu à Ses créatures : ils Lui (Soubhanahou wata^ala) attribuent  un corps, un endroit, des organes, le mouvement, l’immobilité, etc. Dieu est exempt de tout cela.
Je profite d’ailleurs de cette occasion pour attirer l’attention de certains musulmans guinéens qui chercheraient à apprendre la religion par des voies autres que l’apprentissage auprès de cheiks dignes de confiance. En se procurant d’ouvrages traduits dans des langues non arabes, venus d’Arabie Saoudite ou d’ailleurs. Ils ouvrent ainsi les portes des risques d’égarements faciles et rapides. S’il est inconcevable de recommander un chirurgien autodidacte, de même il est plus insensé, risqué plus périlleux de recommander un imam ou un savant qui n’aura appris que par lui-même à travers d’ouvrages dont il ne saura certifier l’authenticité.
 Le Qur’an a été révélé en arabe et on ne peut pas le traduire. Son interprétation n’est pas donnée au premier venu ! N’ayant pas appris la religion par chaine de transmission orale, ayant mal compris des versets équivoques du Qur’an, on choisit un terme qui n’est pas digne de Dieu (certains mots arabes ont plusieurs sens. C’est le cas du mot istawa qui en compte une dizaine de sens parmi lesquels il y a s’asseoir, dominer). En interprétant le mot istawa, s’agissant du Créateur, on ne choisit pas le premier sens mais le second qui est digne de Dieu. En effet, Allah domine ce monde mais il est impossible à Son sujet de s’asseoir, selon la raison. L’on s’assoit ou se couche lorsqu’on a besoin, lorsqu’on est fatigué, mais Dieu, Lui, est exempt de fatigue et de sommeil. Et Il n’a besoin de rien. Et donc, le Qur’an n’est pas une œuvre d’une créature, mais du Créateur. Naître arabe et bien maitriser cette langue ne signifie nullement comprendre et maitriser l’interprétation et l’explication des versets du Qur’an. La religion se transmet oralement par apprentissage, en suivant une chaine de transmission sûre des savants vertueux qui remonte jusqu’aux compagnons les plus éminents pour atteindre le  Prophète Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle). La religion en général et le Qur’an en particulier ne s’apprennent pas dans des Universités occidentales, à la télévision, aux bibliothèques (par la seule lecture de livres), sur internet…

Je sais que pour bon nombre de guinéens, la Mecque et l’Arabie Saoudite constituent toujours une référence pour les musulmans. Alors qu’en réalité, ceci n’est plus une évidence. En effet, Mr Soumah, la naissance du Prophète n’est plus célébrée ni à la Mecque, ni à Médine l’illuminée à cause de l’interdiction faite aux musulmans de le faire par les autorités saoudiennes. Et c’est ainsi dans toute l’Arabie Saoudite et dans certains pays dominés par leurs idéologies. Parmi leurs innovations d’égarement, il y a aussi l’interdiction de lire le Qur’an honoré pour les morts musulmans. Ils interdisent attawassoul, c’est-à-dire la recherche de la bénédiction par les traces des prophètes et des saints vertueux (la visite des tombes des
Prophètes et des Waly) pour la recherche de la baraka.  Pour eux, celui qui va par exemple auprès de la tombe du Prophète pour demander quelque chose à Dieu par le degré éminent de Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle), aura apostasié selon leur croyance. Ils interdisent aussi le port du hirz, une sorte de collier sur lequel sont inscrits des versets du Qur’an et des noms de Dieu pour la recherche de la protection et de la baraka (la bénédiction) du Seigneur des mondes. A préciser que ce qui est, selon l’unanimité, considéré comme chirk, c’est le fait de croire que c’est ce collier qui crée la protection ou qui donne la baraka et non Dieu. Mais le fait de rechercher ces bienfaits (protection et bénédiction) par le mérite des versets et des noms confirmés appartient à Dieu, tout en sachant que Seul Dieu crée, et les causes et les effets, ceci n’est pas blâmable du tout. Ils pensent que c’est cela l’association, c’est-à-dire adorer autre que Dieu ou adorer autre chose avec Dieu. Ils crient alors bid’ah, bid’ah (chirk, chirk). Demandez-en aux pèlerins !

Le wahhabisme et le qoutbisme (deux formes d'extrémisme) ainsi que l’ighwangisme (le mouvement des frères musulmans), sont les causes des récents massacres perpétrés envers les musulmans et non-musulmans à travers le monde. Et l'Islam n'est pas concerné par la barbarie et l'hérésie de ces idéologies. Et sachez que, des extrémistes, on en trouve partout. Comme l’a dit un internaute, il est important d’apprendre le minimum obligatoire de la religion musulmane avant d’en parler, surtout au grand public. Ceci permettra d’éviter de s’égarer et d’égarer autrui. Cela permettra également de distinguer l’obligatoire du surérogatoire. De distinguer entre ce qui fait partie de la religion et ce qui n’en fait pas partie. Enfin cela permettra de distinguer un vrai savant d’un faux savant qui prétend détenir la science en se déguisant en savants (faire pousser une longue barbe et raccourcir des pantalons), un long chapelet à la main, alors qu’il falsifie la religion par des fatwas, prétentieux qu’il est, alors qu’il fait partie des ignorants notoires. L’expression ‘je ne sais pas’ ne fait pas partie du vocabulaire des ignorants. C’en est un des astuces pour les reconnaître. Il nous est parvenu qu’on avait posé quarante six questions au grand savant, au grand Imam émérite de l’école malikite, l’Imam Malik Ibn Anas. Il avait répondu à seulement quatre et avait dit au sujet des quarante deux autres, ce qui signifie : je ne sais pas.

 Porter des habits courts et laisser pousser la barbe sont des sounnas (actes de dévotions surérogatoires)  confirmés faisant partie de la tradition prophétique qui comporte beaucoup de sagesses et de récompenses pour celui qui les observe. Et les wahhabites appliquent cela pour tromper et égarer davantage les ignorants parmi les musulmans. De même, seuls les ignorants caractérisés de la religion pensent que porter le foulard islamique est une pratique coutumière des arabes et non une pratique faisant partie de la religion (la vierge Marie se voilait et est d’ailleurs représentée avec le voile par les chrétiens). Les arabes de la Mecque, avant la prophétie de Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle), avaient beaucoup de mauvaises habitudes que ce dernier a abolies. Ils enterraient par exemple leurs nouvelles nées vivantes, dans des tombes. Ils considéraient le fait d’avoir des filles comme une malédiction et une humiliation.  L’esclavage était beaucoup pratiqué, entre autre. Et le Prophète a encouragé l’affranchissement des esclaves. La polygamie était illimitée, contrairement aux idées rependues, la charte du Prophète Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle), n’a pas instauré la polygamie mais l’a limitée.  Et les femmes musulmanes qui, volontairement cachent leurs visages avec une intention sincère de se conformer aux habitudes islamiques, pour imiter les épouses du Prophète Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle), pour qui (c’est-à-dire les épouses du Prophète) cette pratique était obligatoire, ne sont pas à blâmer par un quelconque musulman.

Il y a une chose que je ne comprends pas, Mr Soumah. Il y a des musulmans, ou du moins des personnes qui se disent musulmans, des fils de musulmans, des petits fils de musulmans et des arrières petits fils de musulmans qui se sentent mal à l’aise face à une autre personne musulmane qui s’efforce d’observer strictement les prescriptions islamiques. Cette personne est souvent qualifiée et traitée de wahhabite. Bien sûr que les wahhabites et les autres extrémistes se servent de l’Islam et de ses signes pour atteindre leurs buts inavoués, souvent politiques.  Et ces personnes qui se disent musulmanes  ont plutôt tendance à se battre bec et ongles pour défendre une prétendue laïcité ou des comportements, des habitudes contraires aux enseignements islamiques. Ces habitudes étaient totalement ignorées par nos parents. Et c’est ce qui justifiait que certains parmi ces derniers refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école des colons.

Mr Soumah, être musulman c’est entre autre, croire en Dieu-Allah-God comme il se doit et de croire en tous les prophètes de Dieu, au Jour Dernier, à la Prédestination, au Paradis, à l’Enfer, à la Résurrection, aux anges… Tous les Prophètes étaient musulmans. Adam le père des humains était musulman. Noé, Abraham, Moise, Isaac, Salomon, Yousouf, Jésus fils de Marie la Vierge, Mouhammad fils de Abdoullah et de Aminah étaient tous croyants musulmans. Tous les prophètes sont venus avec le même message de la part de leur Seigneur et ont appelé leurs communautés à suivre ce message. Ce message c’est :

1°-Il n’est de dieu qu’Allah, Dieu, God, l’Unique, Qui n’a ni début ni fin, Qui ne ressemble à rien, absolument rien (tout ce qu’on imagine dans son esprit, Dieu en est différent). Il existe sans place (c’est Lui qui a créé les places, et après avoir créé les places Il n’occupe aucune place. Car Il ne change pas). Il existe sans comment. Le Créateur de toute chose à partir du néant. Et la création dans ce sens là n’est propre qu’à Allah.  Il n’est pas un corps. Ni un grand corps, ni un petit corps. Ni un corps mobile, ni un corps immobile. Ni un corps palpable, ni un corps impalpable. C’est la confirmation qu’on ne peut pas cerner la réalité de Dieu par notre imagination, notre esprit. N’est-ce pas que tous les corps occupent une place donnée et ont un comment, c'est-à-dire une forme, une quantité, un volume, une couleur, une direction, etc. ?

2°-Et je (c’est-à-dire le prophète du moment) suis le messager de Dieu. Il en découle de ce qui précède que ceux qui ont cru en Dieu et ont cru que le prophète Jésus était  un prophète de Dieu, sont musulmans croyants de la communauté de notre prophète Jésus fils de Marie et NON fils de Dieu, qu’Allah nous en préserve d’un tel égarement. De même, ceux qui ont cru en Dieu et ont accepté les prophètes Moise, Abraham, Isaac, Noé, Salomon, Joseph, etc. comme prophètes messagers véridiques dans tout ce qu’ils annoncent de la part de Dieu, sont des musulmans croyants de leurs communautés respectives. Donc, il n’est pas vrai de dire que le père ou la mère de notre prophète Muhammad n’ont pas connu l’Islam.
Comment pouvez-vous écrire : « Le père du prophète qui n’a pas connu l’Islam s’appelait Abdallah. » ? Mr Lamine Soumah, Abdoullah ou Abdallah est le meilleur nom qu’on donne à une créature. Il signifie « esclave de Allah ». Le deuxième meilleur nom selon le jugement de Dieu, est Abdour’rahmane qui signifie l’esclave du très miséricordieux. Et chez nous en Guinée, ce nom est déformé en ‘Addouraamani’ voir même Doura. Amadou et Mamadou ne sont pas à l’origine, des noms guinéens comme vous le prétendez. Ils sont des déformations des noms de musulmans Ahmad et Mouhammad. Traiter ceux qui veulent rectifier cette déformation, d’extrémistes, n’est rien d’autre qu’un amalgame. Jean aurait été prononcé chez nous comme  San. Où en serait le problème si quelqu’un d’autre le prononçait correctement.  
Comment pouvez-vous critiquer un père musulman qui s’en prend à son fils pour avoir négligé la prière du vendredi, obligatoire pour les hommes musulmans responsables, (selon la religion  ?) A un père musulman qui ne cautionne pas que ces filles s’habillent avec des vêtements indécents et vulgaires qui frôlent l’extravagance ?  Vous fustigez même la condamnation des jeux de hasard. Mais où va-t-on avec cette confusion ? L’Islam ne date pas de l’époque de Muhammad. Dieu dit ce qui signifie : « Certes, la religion agréée par Allah, c’est l’Islam ». [Sourat ‘Ali ^Imran/19]. Nous comprenons de ce verset qu’Allah n’a pas envoyé un Prophète avec une autre religion que l’Islam. Car Il est sage et il n’y a pas de contradiction dans Ses actes. Tous les Prophètes sont des frères par rapport à la religion. Et les croyants sont aussi des frères en Islam.

Remarque très importante. Il ne faut pas confondre ceux qui ont cru au Prophète Jésus et l’ont suivi avant l’avènement de la prophétie de Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle) et ceux qui continuent de se réclamer de Jésus après que la révélation est descendu sur notre Prophète. A partir de cet instant, tout le monde doit suivre la Charte du Prophète Muhammad, (que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il protège sa communauté de ce que la meilleure des créatures craint pour elle).

Au nom de la laïcité, nous assistons aujourd’hui dans certains pays occidentaux (France, Suisse, Hollande, Angleterre…) à une volonté de falsification de notre religion. Des non musulmans et même très souvent, des gens sans religion aucune, essaient de dire aux musulmans comment ils doivent pratiquer leur Islam. Mais où va-t-on ? Ils donnent comme arguments (fallacieux bien évidemment)  que l’Islam est à l’opposé de leurs valeurs républicaines universelles. Nous, nous connaissons leurs « valeurs » ! Aujourd’hui ils tentent d’interdire le foulard dans des établissements publics comme les écoles et les hôpitaux. Ils vont jusqu’à vouloir interdire la construction de mosquées avec minarets (les suisses sont appelés aux urnes le 29 novembre prochain pour se prononcer sur une initiative réclamant l’interdiction des mosquées avec minarets). Et pourtant, en Suisse, les minarets sont muets, c'est-à-dire, on ne fait pas l’appel à la prière à partir des minarets mais de l’intérieur des mosquées. Bientôt ils vont s’attaquer aux mosquées sans minarets et aux fidèles musulmans avec la complicité de certaines personnes qui se réclament de cette religion. Ils commencent déjà à parler de l’Islam de France et de l’Islam d’ailleurs, pour semer la confusion. Non l’Islam véritable est tolérant et compatible avec toutes les époques. Il prône l’égalité et la justice entre les hommes et les femmes et entre les peuples. Nous devons lutter à la fois contre ceux qui se réclament de notre religion et l’utilisent pour massacrer des innocents. Ces gens ne font rien d’autre que ternir la bonne image de l’Islam en détournant les gens vers lui. Et ceux qui ne se réclament pas d’elle, mais qui la combattent pour la droiture et la morale qu’elle prône.

A mon avis, la solution au problème de l’extrémisme naissant en Guinée, c’est de se départir de tout complexe, occidentale et moyen oriental et revenir à notre héritage culturel qui n’est autre que l’Islam sunnite, certes tolérant, mais loin de toute forme de falsification au nom d’un soit disant modernisme ou laïcité. Cela n’est possible qu’en faisant l’effort nécessaire pour apprendre la science de la religion. Aucune science ne s’hérite et toute science s’apprend. Nos aïeux eux, avaient compris cela. La preuve, c’est qu’on en comptait parmi eux beaucoup de savants et de waliy vertueux tels : Cheikh Ahmad Bamba au Sénégal, Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan,  Karamoko Alpha Mo Labé, Amamy Oumarou au Fouta Djalon, Elhadj Oumar Tall en Haute Guinée, etc. Nous avions aussi nos résistants à la pénétration coloniale qui étaient beaucoup attachés à l’Islam.  Et ils  ont combattu au prix de leurs vies les colons mécréants sur notre sol et les ont vaincus par la force de leur foi et le soutien de leur Seigneur et avaient réfuté leurs égarements. Ils n’avaient pas dit : ah, ces gens parlent de Jésus et de Dieu, donc ils sont nos frères dans la religion. Non ! Ils les ont rejetés et rejeté leur religion d’égarement.

Barry A.

 

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.