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Faisons attention aux erreurs de jugement

Date de publication:2009-11-25 20:19:58

2009-11-25 21:18:36 

Dans son message « Ouaga 2 (Suite) : Les Guinéens n’ont pas besoin de guerre des nerfs! », notre compatriote Lamarana Petty Diallo appelle, avec raison, à l’union sacrée des forces vives pour empêcher une ouverture à la division, que pourrait exploiter le camp adverse (CNDD et alliés). Tout guinéen soucieux de l’avenir de la Guinée serait d’accord avec cet appel. L’inquiétude de M. Diallo est motivée par les dernières déclarations des leaders de la NGR (Ibrahima Abe Sylla) et des NFD (Mouctar Diallo). Les questions qu’il pose sont d’une pertinence avérée.

Cependant, pour tous ceux qui se battent pour le changement en Guinée depuis des décennies, l’histoire offre suffisamment de témoignages qui convient à la prudence. Ne dit-on pas que «Prudence est mère de sûreté ? ». En plus de la prudence, la transparence qui manque actuellement dans le fonctionnement des forces vives, sera le seul garant du succès des promoteurs du changement.

L’article de M. Diallo nous replonge dans les souvenirs de la crise de Janvier-Février 2007, où le manque de transparence dans le processus a conduit les forces de changement à un échec sur toute la ligne. Ces erreurs du passé continuent à nous hanter.

Si l’on est tenté d’être d’accord que tous les partis ne pouvaient être mathématiquement présents à la table de négociation, il est important de convenir que toutes les parties devraient être valablement représentées. D’où les critères et le processus de sélection des personnes à envoyer autour de la table de négociations. La majorité des guinéens, militants et sympathisants de la NGR y compris, veulent le changement qui leur fait faire un bon en avant, contrairement à celui vécu pendant les 25 dernières années. Curieusement, nous avons noté la réapparition de l’ancien parti au pouvoir : le PUP et sa représentation au sein des Forces Vives. Est-il possible de se poser la question à savoir si son infiltration dans la délégation serait un début de réanimation du PUP d'antan?
  
Une autre chose que l’on devrait finalement souligner est le fait que la lutte engagée actuellement en Guinée, n’est pas uniquement celle de voir M. Dadis Camara et le CNDD partir. La lutte est aussi de faire prévaloir la bonne gouvernance et construire l’état de droit. La citoyenneté du guinéen n’est pas à remettre en question, d’où notre devoir de participer aux enjeux de cette démocratie et librement formuler notre choix. Rappelons-nous qu’une démocratie est en danger lorsque les débats qu’elle engendre ne prévoient pas écueils et stratégies alternatives, ou quand certains des membres participants se trouvent exclus desdits débats et accords.

Faisons donc très attention quand on blâme Ibrahima Abe Sylla et Mouctar Diallo pour avoir dénoncé une opacité qui nous échappe, car la flèche que nous lançons contre la cause juste reviendra sur nous en boomerang. Mal agir contre un sage, c’est aller à l’encontre de la sagesse. Or, on paye toujours ses folies ou injustices.

 

Par Faya L. Millimouno

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