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Dadis frôle la mort

Date de publication:2009-12-04 15:18:13

 2009-12-04 16:16:08

On le croyait l’homme le plus sécurisé du monde ; surtout quand on voit le contingent de gardes rapprochées qui l’accompagne à chacun de ses déplacements.  Et bien, non ! Aboubacar Toumba Diakité, l’aide de camp de Dadis a failli lui ôter la vie  dans l’après midi de ce mercredi 03 Décembre 2009. 
En effet, tout  a commencé lorsque  les enquêteurs des nattons unies sur les massacres du 28 septembre dernier ont été reçus par le chef de la junte Dadis Camara.  Au cours de l’entretien qu’il a eu avec ses hôtes, Dadis ne passe pas par quatre chemins. Il accuse : « mon aide de camp Aboubacar Toumba Diakité est à la base de tout cela. C’est lui qui donne ce mauvais nom aujourd’hui à l’armée guinéenne. Parce qu’il n’a pas voulu m’écouter » a lâché Dadis, paniqué  qu’il était devant les enquêteurs onusiens.  Alors que c’est lui-même qui avait refusé la mise en cause et l’arrestation de ce dernier après les massacres. D’ailleurs, Toumba dira publiquement qu’il ne quitte pas son maître de lui-même, faisant clairement comprendre qu’il a agi sur ordre direct de Dadis.
Ce mercredi soir il était question que la même mission rencontre les présumés auteurs (coté militaires) des massacres du 28 septembre dernier ainsi que d’autres leaders des forces vives.

 C’est justement ce qui n’aura  pas plu à Toumba qui se voit déjà sacrifié par son capitaine de président dont lui et toute la garde dite présidentielle ont exécuté les ordres.  Les événements d’hier ont alors fait déborder le vase et Toumba qui n’a pas supporté les violences verbales de Dadis tire des rafales à l’endroit où se trouvait le capitaine chef de la junte. Ce dernier est blessé à la tête et une panique générale s’empare de Conakry où le mouvement des petits soldats  ne manquera pas de semer la terreur.  Les hommes de Dadis recrutés sur des bases ethniques n’ont apparemment pas osé s’attaquer directement à Toumba.  Cela était aussi arrivé à Lansana Conté en 1996 comme en 2007.

Aux dernières nouvelles, la vie de Dadis ne serait pas en danger, dit-on ; mais à quel genre d’homme aurait-on à faire après cette épreuve ? Dadis manifestait déjà des signes d’instabilité mentale comme beaucoup l’ont constaté.  Après une balle sur la tête et la peur horrible qui l’a secoué, il peut passer à l’état de signe pour être réellement fou à présent. Les forces vives et l’armée guinéenne doivent prendre leur responsabilité pour trouver le plus vite possible une équipe de transition démocratique en Guinée et conduire à sa retraite, en attendant un possible jugement pour les massacres qu’il a ordonnés.
Quant à Aboubacar Toumba Diakité, son désormais ex-aide de camp, il aurait été arrêté plus tard et serait en détention  dans une des garnisons militaires de Conakry.
Décidément, la Guinée s’enfonce toujours dans l’indescriptible situation toujours crainte  depuis l’arrivée de Dadis au pouvoir.
Ce jeudi matin tous les grands barrages de Conakry sont pris d'assaut par les militaires armés jusqu'aux dents. Dans quelques endroits de la capitale, comme au quartier Cimenterie, des corps habillés ont déjà commencé à se ruer sur les taximètres, en leur retirant leur recette matinale.
Conakry attend de voir si le Capitaine Dadis va accepter de monter dans l'avion que le président Wade lui a envoyé hier nuit pour aller faire son traitement à Dakar. En tout cas cela pourrait être une bonne échappatoire pour le Capitaine Dadis, de plus en plus contesté au sein même de l’armée.

Namory Condé

 

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