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Guinée: incertitudes sur l'état de santé réel de Dadis

Date de publication:2009-12-08 06:18:59

2009-12-08 06:55:52 

L'incertitude se prolonge en Guinée sur l'état de santé réel du chef de la junte qui, selon la version officielle, a été opéré avec succès au Maroc mais restait lundi dans l'incapacité de communiquer, quatre jours après avoir été blessé par son aide de camp toujours en fuite.
Dans le même temps, l'inquiétude gagnait la communauté internationale, la France appelant les responsables politiques guinéens, civils et militaires, "au plus grand calme".

Le capitaine Moussa Dadis Camara a subi une "intervention chirurgicale" pour un "traumatisme crânien", a expliqué à Rabat le ministre guinéen des Affaires étrangères, Alexandre Cécé Loua, dans une interview diffusée lundi par Radio France Internationale (RFI).

Le ministre a répété avec insistance que le président autoproclamé était "hors de danger". Mais ses propos n'ont fait qu'alimenter des doutes. Car selon M. Cécé Loua, le capitaine "reconnaît son entourage" mais "ne peut pas encore communiquer" ni soutenir une conversation.

A la question "est-ce que les médecins évoquent d'éventuelles séquelles?", le ministre a répondu: "Pas pour le moment. Peut-être qu'ils vont nous le dire plus tard. (...) Ce qui est sûr, c'est qu'il évolue bien".

Le capitaine Camara --porté au pouvoir par l'armée en décembre 2008, au lendemain de la mort des suites d'une maladie du dictateur Lansana Conté (1984-2008)-- a été blessé à la tête jeudi à Conakry par son aide de camp Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, qui a ouvert le feu sur lui.

Le porte-parole du chef de la junte, Idrissa Chérif, avait assuré à la presse que, seulement "frôlé" par une balle, le capitaine avait "fait le mort" au moment de l'attaque et qu'il "marchait" lorsqu'il avait pris l'avion pour Rabat.

"Ne vous fiez pas (aux) versions officielles", a pourtant conseillé lundi un haut fonctionnaire, contestant les propos jugés "fantaisistes" du porte-parole.

"Dadis était inconscient quand il a été emmené" vers l'infirmerie du camp Samory Touré, a-t-il assuré, croyant également savoir qu'il était "arrivé dans un état comateux" au Maroc.

A Conakry, le ministre de la Défense Sékouba Konaté assumait la coordination de la junte et du gouvernement.

Pendant ce temps, les rumeurs sur la localisation de Toumba, toujours en fuite, allaient bon train. Dimanche soir, un hélicoptère a survolé la ville, tandis que des barrages routiers et des patrouilles étaient mis en place.

Sur le plan international, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a appelé "tous les acteurs politiques civils et militaires guinéens au plus grand calme" et incité les ressortissants français "à maintenir leur vigilance".

Environ 1.800 Français résident actuellement en Guinée, selon le ministère.

Ils étaient 2.500 avant la sanglante répression d'une manifestation de l'opposition dans un stade de Conakry le 28 septembre, qui avait conduit Paris à recommander "aux Français présents sur place de quitter" ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Evoquant la situation politique, le porte-parole a ajouté que Paris avait "pris bonne note" notamment du fait que le général Sekouba Konaté, ministre de la Défense, "devient le coordonnateur de la junte et du gouvernement".

De son côté, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho) s'est inquiétée lundi du "risque réel d'un nouveau bain de sang" en Guinée, après la "rébellion" de l'aide de camp, qui a blessé le 3 décembre le chef de la junte.

A Conakry depuis hier, on assiste à une prolifération d’hommes bizarres, maquillés de gris-gris des pieds à la tête et lourdement armés dans toute la ville.

« Malgré que leurs gris-gris n’ont pas pu protéger celui qui devrait l’être le mieux parmi eux, ces sauvages croient encore à ces fétiches ! On dirait qu’ils ont peur de croiser Toumba dans un coin. Tout le monde a peur, car au moindre problème, ces types-la peuvent appuyer sur la gâchette. C’est regrettable mais c’est la première fois que je vois les Guinéens, dans l’ensemble, se réjouir du malheur de quelqu’un : tout le monde est content ! On commence même à être fan de Toumba malgré les crimes qu’il a commis. Ses défenseurs affirment qu’il avait été piégé par Dadis qui l’a dépêché avec la garde présidentielle tout en envoyant sa milice forestière pour faire des massacres. Dans l’administration, la "déforestation" a déjà commencé : ceux qui nous tympanisaient avec des langues forestières commencent à se faire discrets. Ce n’est pas croyable, en si peu de temps, ces gens se sont fait haïr par tout le monde ici. Est-ce que vous voyez ce qu’ils font subir à des militaires soussous, alors que c’est la garde présidentielle elle-même qui a arrogé Dadis ?  On risque de connaître une guerre en Guinée.»,

nous raconte Lamine Soumhah depuis Conakry.

Sources d’info : AFP & correspondant à Conakry

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