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Communiqué de l’IBCG suite au règlement de compte sanglant entre le chef de la junte Dadis Camara et son aide de camp Toumba Diakité

Date de publication:2009-12-08 23:41:40

2009-12-09 00:39:04

Suite à l’attentat du 3 décembre 2009 contre le chef de la junte faisant plusieurs morts,

face aux risques de combats des clans dans la milice armée qui a usurpé le pouvoir en Guinée depuis bientôt un an,

l’Initiative de Bruxelles pour le Changement démocratique en Guinée (IBCG), déplore et condamne ces actes de violences, quelles que soient leurs sources et leurs cibles.

Après une analyse de la situation, l'IBCG invite le peuple de Guinée et la communauté internationale à être prudents et plus fermes que jamais face aux manœuvres de conservation du pouvoir par la junte militaire, le CNDD, qui conduit notre pays au chaos.

En effet, c’est au camp Koundara que le lieutenant Aboubacar Sidiki dit Toumba Diakité  a ouvert le feu sur son chef Moussa Dadis Camara. Le site de Koundara est un doigt de terre sur la mer avec une seule issue terrestre par laquelle Dadis est rentré (donc bloquée par ses hommes). On dit également que la gendarmerie avait encerclé les lieux. Le Commandant Thiéboro que l’ont dit avoir été blessé sur les lieux, a lui-même affirmé sur les ondes de la RTG qu’ils ont arrêté Toumba.

Pourquoi, douze heures plus tard, le CNDD peut-il affirmer que le lieutenant Toumba serait toujours recherché avec ses complices, profitant de la situation pour se livrer à une épuration dans l’armée ? Des militaires appartenant à l’ethnie du président défunt et dont le CNDD se méfie depuis son coup d’Etat, sont systématiquement arrêtés, torturés et assassinés aux yeux de tout le monde !

C’est l’une ou l’autre des hypothèses suivantes :

- soit l’affaire de Toumba est un règlement de compte entre le concerné et son chef Dadis. Dans ce cas, Thiéboro a menti et le fait que Toumba ait pu opérer et échapper avec une telle facilité montre que le lieutenant Tomba Diakité est à la tête d’un clan qu’il dirige personnellement au sein de l’armée, comme Dadis, Sékouba, Pivi etc. Ce qui veut dire que la tentative de l’arrêter ou un assaut de son groupe pourrait déboucher sur un affrontement entre des factions de la même armée guinéenne en pleine capitale. Sans oublier la présence des milices irrégulières et autres  mercenaires qui voudront se faire payer ou se servir.
 
- soit l’affaire de Toumba est un montage du CNDD pour éliminer Dadis (et d’autres militaires) devenu encombrant et une potentielle source du départ obligé de tout le groupe du pouvoir. Dans ce cas les déclarations de Thiéboro sur les ondes auraient juste servi à permettre au groupe de Toumba de gagner du temps et de se mettre à l’abri, sans que les milices de Dadis réorganisées ne compromettent leur fuite. En effet, assurer que Toumba est arrêté, met fin ou empêche toute opération de recherche des auteurs de l’attentat au moment où on avait la chance de les arrêter.

L’IBCG demande au peuple de Guinée de se montrer vigilant et de continuer son combat pour la restauration de notre dignité, nos libertés, nos droits pour une Guinée démocratique, seule garante de la paix et de la prospérité.

Il ne fait plus aucun doute que des clans se sont formés au sein de l’institution militaire. Cette armée est donc devenue aujourd’hui un volcan qui peut exploser à tout moment. Ce volcan étant entretenu par le contribuable guinéen qui en est victime, la question que l'IBCG pose aux Guinéens et aux artisans de la paix dans le monde c'est :

Pourquoi garder cette armée pléthorique qui consomme et gaspille actuellement l’intégralité des revenus du pays, terrorise et tue la population civile ?

Nous refusons cette mascarade orchestrée par une branche du CNDD (Sékouba Konaté) et Blaise Compaoré pour sacrifier et classer aux oubliettes la mort cruelle des centaines de Guinéens innocents qui ne réclamaient que leurs droits de citoyens.

Dadis parti, sa clique doit le suivre au plus tôt. Les forces vives doivent former rapidement un gouvernement provisoire de transition. Nous demandons au groupe de contact et aux institutions internationales de reconnaître ce gouvernement provisoire qui sera ainsi formé par les membres de la société civile guinéenne dans toutes ses composantes (partis politiques, syndicats, associations civiles et religieuses élargie à la diaspora). Nous insistons surtout sur la nécessité d'associer la diaspora aux prochaines démarches des forces vives. Des personnes crédibles et soucieuses du sort de notre patrie ne manquent pas et sont actives bien avant que les forces vives ne rompent le silence en Guinée. Leur combat et leurs sacrifices doivent être reconnus par les forces vives et le groupe de contact.

Il est regrettable de constater que certains leaders ont tendance à commettre les mêmes erreurs qu’à l’arrivée illégale de Dadis au pouvoir. Nous mettons ces derniers en garde cette fois-ci.

En vertu de quoi le CNDD doit-il choisir un successeur à Dadis comme chef d’Etat alors qu’il n’a aucune légalité et aucune légitimité ?

A quel titre Sékouba, ministre de la défense, qui est le numéro 3 du CNDD dont on demande le départ doit assumer l'intérim, alors que la demande des forces vives et de la communauté internationale de choisir un civil consensuel à ce poste est plus que jamais d’actualité et condition du déblocage de la crise guinéenne ?

Nous demandons au Secrétaire général de l'ONU et aux Etats membres de l'Organisation mondiale de prêter attention à la situation guinéenne et d'y déployer une force de maintien de la paix et de la protection de la population. Nous demandons à ces institutions de voir la situation en face et non pas attendre forcément une telle demande de la classe politique dont les principaux leaders se sont tous mis à l’abri hors du pays. C’est la population civile guinéenne qui est soumise aux exactions des bandes armées sur le terrain.

En mars 2009, voir lien ci-dessous, Sékouba Konaté confiait à Jeune Afrique :

« Les fastes du pouvoir ne m’impressionnent pas. Si cela ne tenait qu’à moi, le CNDD aurait organisé des élections et remis le pouvoir aux civils dans un délai de six mois. »

Aujourd’hui, tout lui incombe. S’il veut mettre sa parole en application, tout le monde, les forces vives, le groupe de contact et l’ensemble des Guinéens seront là pour l’aider. S’il veut suivre le chemin de son ami Dadis, alors il n’aura pas la chance de tenir autant de mois que Dadis et toute la Guinée risque de s’enflammer. Car, tout incident avec le clan Claude Pivi pourrait faire embraser le pays.

Lien :

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2513p034-035.xml0/-corruption-armee-ministre-portrait-Jusqu-ou-ira-Sekouba-Konate-.html

 

L’Initiative de Bruxelles pour le Changement en Guinée (IBCG)
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