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LETTRE OUVERTE A MES COMPATRIOTES (1ère partie)

Date de publication:2009-12-15 02:43:53

2009-12-15 03:41:06

Dans  un précédent article que j’ai intitulé  « le singularisme guinéen », l’inspiration m’a commandé ce propos : ‘’l’important n’est pas ce qui nous arrive, mais la façon dont nous réagissons’’.

Cette réaction est à l’aune de notre perception de l’évènement, et dans le cas d’espèce, si affligeant soit –il, cet évènement a le mérite de nous révéler à nous même, de nous conduire sur une voie de questionnement.

Je ne puis avoir la prétention, loin s’en faut, de formuler des solutions toutes faites.
Cependant, chaque guinéen, chaque ami de ce peuple, toute personne éprise de progrès et de bien-être, tente de comprendre les raisons profondes de cette marche arrière enclenchée depuis des décennies.

Cette approche me parait judicieuse pour prétendre à des solutions idoines et durables : il faut,
 En effet, se soucier de l’adéquation des moyens aux fins.
 
A la lumière du dit évènement, je me fonde une certitude : notre plus grande victoire sera de nous vaincre, nous libérer de certaines pesanteurs du type  socio-ethniques.
Il nous faudra alors, nous délester d’à priori qui nourrissent notre subconscient: « mon ethnie d’abord ».

Ce reflexe psycho- social engendre des difficultés de cohabitation, soutenues par des conflits embryonnaires qui émergeront sous la forme de tensions sociétales, à la faveur d’évènements
malheureux ponctuant notre histoire.

Faut –il rappeler qu’il n’y a pas de culture ni de civilisation supérieure, il y a dans l’espèce, des  traditions, des us et coutumes divers dont les aspects variés doivent opérer le brassage, pour nourrir notre patrimoine culturel.

Aucun peuple, aucun groupement humain, n’a connu un épanouissement vertical de sa société, pour pouvoir résister indéfiniment aux assauts du temps : l’osmose et la symbiose ont étés le ferment des grandes nations.

L’intelligence, la raison et le bon sens sont l’apanage de L’HOMME, ils ne sauraient être l’exclusivité d’une « race », d’un peuple ou d’un quelconque groupement humain ;
Les théories biogénétiques en prendraient un sérieux coup : encore que la science est synonyme de ratures, ratures fécondes, la science est une échelle.

Chaque être humain placé dans des conditions réquises, est capable des plus belles choses que l’intelligence, dans sa phase dynamique, peut lui procurer.
Notre pays ne pourrait, dans le même temps, prétendre au statut de nation, et avoir pour fondement, les strates socio- ethniques qui, par définition, se superposent, se démarquent et se défient.
Dans l’optique de la cohésion nationale, nous devons nous construire dans des couches sociales  de nature à s’additionner, sous peine d’aller à des dérives qui menaceront notre système des valeurs et nous éloigneront des priorités nationales.

La Guinée-nation sera une réalité si seulement nous pouvons nous imprégner de la conscience  nationale, d’appartenir à une même nation et non à des ethnies différentes.

Une nation, ce n’est pas la résultante d’un groupement humain parlant la même langue, confessant dans la même religion ou se reconnaissant dans la même « race ».

Une nation se définit par la volonté de vivre ensemble, avec la conscience trempée dans la notion du destin commun : c’est le plébiscite permanent.
Nous l’accomplirons ensemble ou elle ne s’accomplira point. Le principe gagne à être clairement énoncé

Le refuge ethnocentrique est –il un exutoire ?

Certaines thèses s’évertuent à affranchir l’ethnocentrisme de ses tares sociales, en soutenant qu’il est consubstantiel à nos sociétés, devrait-on s’accommoder des théories de cette  école, fussent-elles développées par les chantres du modèle ?
Il s’impose à ces affidés, une autre école, celle de la thérapie ethno-comportementale :

L’ethnocentrisme, c’est la division, c’est cette toxine auto-immune qui affecte son hôte et le colonise tel un ver dans le fruit.

L’exercice  ‘’intellectuel’’ qui consiste à l’entretenir, sans y entendre malice, relève de la culture du paradoxe : on ne peut, en effet, être dans cette disposition d’esprit, et se réclamer du combat pour la démocratie et la cohésion nationale.

Ce mode de pensée, révélé ou non, se trouve être aux antipodes des valeurs de la nation à construire : dans sa pratique, il ne peut être  qu’un concentré de contradiction entravant nos sociétés.

                                        Aux adeptes de fer et de feu

Guerre civile, fratricide devrait –on dire ! Une conflagration de ce type est prêchée par ceux-là dont le comportement et le verbe en portent les graines.
Disons leur que les conséquences sont encore plus désastreuses que les affres du moment
Présent : les mauvaises herbes sont prolifiques, il faut les circonscrire.
Faut –il se rappeler qu’il n’y a pas de bonne guerre, encore moins de belle victoire. Il n’y a que des chaines de malheurs dont les maillons les plus vulnérables sont les enfants, les femmes et les personnes âgées que nous vénérons tant et qui, elles, auront la malédiction de mettre en terre leurs progénitures, si tant est que la possibilité leur sera donnée.

Le ‘’remède’’ sera alors pire que le mal qui, aujourd’hui, nous laisse en rupture de compréhension : l’entendement, une fois de plus, s’en trouvera défié et sans doute figé.

Les coups de force sont des aveux de faiblesse, alors que la force doit rester dans notre capacité à pérenniser la mémoire de ceux qui nous ont étés si brutalement arrachés, et qui continuent de joncher les chemins de notre histoire.
Il est incompréhensible de faire  l’apologie d’un certain Toumba DIAKITE, du fait de la pérennisation de son imposture : cette attitude récurrente, applaudie par certains de nos  compatriotes, est hors de sens, alors que les même s’indignent des évènements du 28 septembre courant. Ne nous accommodons pas de la notion de l’insupportable et de l’inacceptable dès lors qu’il s’agit de dignité et de vie humaine. Ces pratiques ne nous honorent pas.

Il s’agit de situations vécues, particulièrement pénibles, mais la leçon magistrale que nous donne ces évènements, vaut pour chacu’un de nous et on ne devrait plus pouvoir échapper à la réalité.

Les victimes des différents évènements avaient pour seule arme, leur foi en un Guinée unie et démocratique.
Ce combat est juste, me semble –t-il, c’est le nôtre, et il doit le rester tant qu’il ne s’appuie pas sur l’injustice, la haine de l’autre et son exclusion de l’espace commun.

Les démons de la division ont gardé profil bas, tant soit peu, n’émergeront –ils pas de nouveau, tel un serpent de mer : des velléités du genre se manifestent subrepticement, en attendant de ‘’meilleures opportunités’’ : nous devrions y veiller.

L’ethnocentrisme est un sujet souvent éludé, bien que présent dans les esprits et les comportements.
En nous invitant à l’introspection, nous ne pourrions le contourner, du fait qu’il n’est pas étranger à nos problèmes existentiels. Certains partis politiques, et non des moindres, dans leur composition, en sont l’éloquente expression, (nous en reparlerons).

Le salut réside dans notre libération de ces contingences, et nous pourrons estimer le travail aboutit, quand le dézonage ethnique sera une réalité.

La Guinée est notre bien commun, et tout combat à mener, doit être adossé aux valeurs de la république, et avoir pour référence concentrique, l’unité nationale. 

QUE  DIEU PROTEGE CE PEUPLE  ET   CONTINUE DE  BENIR  CETTE TERRE.

Bocar  CONDE
Chargé de mission  O.M.S
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