chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Communiqué d’information de l‘IBCG

Date de publication:2009-12-24 00:43:33

2009-12-24 01:39:51

A notre étonnement, l’arrivée de Sékouba Konaté à la tête du CNDD a replongé la clase politique dans sa naïveté et sa division du passé. Au lieu d’exiger tout de suite la mise sur pieds d’un gouvernement civil d’union national, les Forces Vives croisent les bras et assistent sans protester aux crimes que le CNDD continue à perpétrer contre les populations guinéennes. Par leur attitude irresponsable, elles sont entrain de faire de Sékouba un nouveau Lansana Conté.

Ignorant le calendrier 2010, Sékouba affirme vouloir organiser des élections "le plutôt possible". A l’arrivée du CNDD au pouvoir, il affirmait que si cela ne tenait qu’à lui, les élections se tiendront en 6 mois. Maintenant que c’est lui-même qui doit probablement occuper le fauteuil, le langage a changé et on laisse la porte ouverte à une pérennisation du CNDD au pouvoir.

L’arrivée de Sékouba au devant de la scène inaugure une nouvelle méthode : fini les shows télévisées, fini les cris et les insultes à la radio et à la télévision, fini les humiliations publiques. Maintenant on torture et on tue nuit et jour en silence et on donne des fausses informations rassurantes aux instances internationales (CEDEAO, UE etc.).

Dans la semaine du 13 au 20 décembre 2009 et après l’interview de Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba, nous avons été informés que la famille de l’ancien aide de camp et tombeur du dictateur autoproclamé chef d’Etat Moussa Dadis Camara fait l’objet de féroces représailles de la part du CNDD et de ses milices. Certains de ses proches furent sauvagement tués ou torturés en public, comme Mohamed Camara dit Beugré et ses camarades par exemple. Son père Mamady Diakité, son frère Sékouna Diakité et son chauffeur Harouna Bangoura ont tous été arrêtés et personne n’a des nouvelles d’eux. Le reste de la famille de Toumba n’échappe à la violence et aux arrestations arbitraires du CNDD que parce qu’ils sont tous cachés.

Préoccupés par ce sort barbare infligé à des Guinéens innocents dont le seul tort est leur appartenance familiale ou lien de travail, l’IBCG, en réponse à l’appel de détresse d’un proche de Toumba, depuis sa cachette, a entrepris des démarches pour localiser certains membres de la famille concernée afin de faire un bilan des faits et informer les organisations des droits de l’homme. Les membres de la famille Diakité eux-mêmes évitant des contacts entre eux.

C’est ainsi que l’IBCG a saisi certaines institutions internationales pour signaler la sauvagerie qui s’est globalement abattue sur les Guinéens depuis le 3 décembre 2009, le jour de l’attentat contre Dadis.

Quel fût donc notre étonnement d’apprendre que le CNDD a assuré au groupe de contact à travers la CEDEAO que la famille de Toumba est libre et que sa maman est d’ailleurs de retour de la Mecque depuis le dimanche 13 décembre et serait dans sa famille ! Notre porte-parole qui a reçu cette assurance de la CEDEAO dans la soirée de jeudi 17 décembre venait de parler avec Mme Diakité, la maman de Toumba, depuis sa résidence à la Mecque. La vieille maman venait de lui faire part de son inquiétude quant au sort de son pauvre mari et de son enfant (Sékouna) qui sont arrêtés par le CNDD. Elle saisit cette occasion pour informer notre porte-parole que son groupe de pèlerins doit rentrer en Guinée le dimanche 20 décembre.

Pourquoi le CNDD a-t-il informé une partie de la famille de Toumba et le groupe de contact que Mme Diakité était déjà de retour en Guinée depuis le 13 sachant qu’elle devait arriver le 20 décembre ?

L’IBCG en a donc déduit que le CNDD voudrait faire disparaitre cette pauvre maman qui n’en est pour rien des règlements de compte entre deux copains militaires (Toumba et Dadis).

A son tour, Toumba aurait menacé le CNDD de faire sauter les dépôts de carburant de la capitale si on mettait la main sur sa vieille et innocente maman.

Nous avons voulu aider Mme Diakité à prendre un autre vol pour une autre destination que la Guinée où des proches ou des Guinéens pourraient l’accueillir. Malheureusement, elle nous informe que son passeport se trouve avec les officiels guinéens. L’IBCG prit donc l’initiative pour faire des démarches nécessaires auprès de l’UE, de la CEDEAO et de l’organisation africaine des droits de l’homme (RADDHO) pour empêcher un retour forcé de Mme Diakité en Guinée et lui trouver des documents de voyage vers une autre destination de son choix. Ces institutions répondirent favorablement. On commença par mettre la maman de Toumba hors de la portée des autorités guinéennes avant de lui trouver de nouveaux documents de voyage.

Ne voyant pas arriver la maman de Toumba le 20 décembre à Conakry, le CNDD dépêcha des bérets rouges à Pita pour arrêter la maman de l’épouse de Toumba répondant au nom de Kadiatou Barry.  Elle sera conduite au camp Elhadj Oumar Tall de Labé où elle subit des interrogatoires au sujet des lieux de cachette de sa fille et de son petit-fils de 10 ans, Ibrahima Diakité. Comble de cynisme, les militaires feront clairement comprendre à cette famille que ce n’est pas leur fille, épouse de Toumba, qu’ils veulent mais le fils de Toumba, l’enfant de 10 ans !

Après que Kadiatou Barry ait apporté les preuves que l’épouse de Toumba est sa fille d’un premier mariage et que cette fille n’a même pas grandi dans sa famille actuelle, elle fut relâchée contre le payement de 100 000 FGN dans la soirée de mardi 22 décembre. Elle devait se débrouiller d’elle-même pour rejoindre Pita.

L’IBCG condamne ces violations graves des droits de l’homme et ces harcèlements criminels et arbitraires qui visent des innocents aujourd’hui en Guinée.  

Nous mettons le ministre de la défense Sékouba Konaté en garde : si hier, on imputait toutes les exactions au chef de la junte Moussa Dadis Camara, aujourd’hui, tout se fait sous sa responsabilité personnelle. Nous avons toujours dit que le climat de terreur et de la violence est un fait du CNDD et non d’un individu. Ce qui se passe aujourd’hui en Guinée le prouve bien.

L’IBCG est surpris du silence des Forces Vives comme si le départ du CNDD n’était plus une exigence pour eux depuis la venue de Sékouba à sa tête.

Aucun membre du CNDD ne peut assurer la sécurité des Guinéens encore moins diriger une transition apaisée. C’est pourquoi l’IBCG, comme la CEDEAO, l’UA, l’UE et les enquêteurs de l’ONU, réitère sa demande d’envoi d’une force de protection de la population pour permettre l’installation d’une autorité civile de transition.

Nous remercions l’UE, la CEDEAO et la RADDHO, Monsieur Alioune Tine en particulier, pour leur assistance et l’aide inestimable qu’ils apportent au peuple de Guinée à ces moments difficiles !

Nous attirons l’attention des autorités russes et chinoises qu’il est souhaitable qu’ils soient solidaires du peuple de Guinée et de s’abstenir de soutenir une junte dont les crimes graves contre sa propre population (la population guinéenne) sont prouvés. Le peuple de Guinée se souviendra de toutes les puissances qui se seront abstenues de soutenir directement ou indirectement la junte militaire qui le prend en otage. 

 

L’Initiative de Bruxelles pour le Changement en Guinée (IBCG)
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.