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DAKAR : accord entre Hassan al Bachir et Idriss Déby

Date de publication:2008-03-14 16:58:09

Le président soudanais Omar Hassan al Bachir et son homologue tchadien Idriss Déby ont signé jeudi un accord visant à mettre fin aux attaques transfrontalières menées par des rebelles dans un secteur comprenant notamment le Darfour soudanais, en proie à la guerre.

La signature du document, à laquelle ont assisté le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-Moon et le président sénégalais Abdoulaye Wade, intervenait après des pourparlers à Dakar visant à raviver une série d'accords bilatéraux qui n'ont pas réussi à faire cesser les combats de part et d'autre de la frontière tchado-soudanaise.

"Nous nous engageons solennellement à interdire toute activité de groupes armés et à empêcher l'utilisation de nos territoires respectifs pour la déstabilisation de l'un ou l'autre de nos Etats", peut-on lire dans l'accord, dont Reuters a pu consulter un exemplaire.

Les deux pays sont convenus de "normaliser" leurs relations et de mettre un "terme définitif" à leurs divergences.

Ils ont accepté en outre de mettre sur pied un "groupe de contact" composé de quelques ministres des Affaires étrangères africains, qui se réunirait une fois par mois pour s'assurer que la "déclaration de Dakar" est bien appliquée.

Selon des diplomates étrangers, des rebelles tchadiens utilisent régulièrement le Darfour comme base arrière pour des incursions au Tchad. Le Soudan a accusé à plusieurs reprises le gouvernement tchadien de soutenir des groupes rebelles du Darfour.

L'est du Tchad abrite un demi-million de déplacés, notamment des Tchadiens fuyant des combats et des réfugiés du Darfour, où des violences politico-ethniques ont fait environ 200.000 morts depuis 2003.

L'instabilité de part et d'autre de la frontière a gêné les efforts internationaux visant à distribuer de l'aide humanitaire dans la région. Elle s'est propagée en outre en République centrafricaine, pays voisin déjà en proie à une rébellion sur son sol.

UN ÉNIÈME ACCORD

Déby et Bachir ont déjà par le passé tenté de régler leurs différends, qui à plusieurs reprises ont failli entraîner des pays voisins dans un conflit ouvert.

Ils sont tombés d'accord pour réitérer leur engagement envers une série de pactes de non-agression signés par le passé, souvent sous l'égide de la Libye mais aussi de l'Arabie saoudite, et qui ont cédé la place à de nouvelles violences.

Le Sénégal accueille actuellement un sommet de deux jours e l'Organisation de la conférence islamique, dont les membres représentent un quart de la population mondiale.

Wade, qui cherche à jouer un rôle de médiateur dans plusieurs conflits africains, a rédigé cet accord signé par Déby et Bachir dans l'espoir de mettre fin aux hostilités, en comptant notamment sur la présence de témoins internationaux pour lui donner du poids.

Le scepticisme prévaut cependant chez les protagonistes.

Les rebelles du Tchad et du Darfour ont déjà rejeté le texte, regrettant qu'ils n'aient pas été consultés et assurant qu'il n'apporterait pas une paix durable.

Bachir lui-même, qui accuse Déby de n'avoir pas respecté de précédents accords, s'est interrogé sur l'utilité d'un nouveau texte.

Quelques heures avant la signature, le Tchad, qui a repoussé le mois dernier une offensive rebelle sur sa capitale, a accusé le Soudan d'avoir envoyé plusieurs colonnes rebelles sur son territoire.

Désignant ces hommes sous le terme de "mercenaires", qu'il utilise généralement pour parler des rebelles tchadiens, le gouvernement tchadien affirme que l'incursion a eu lieu à Moudeina, à sa frontière Est avec le Darfour.

"Je peux vous assurer que c'est faux (...). Nous n'avons pas d'opposition (tchadienne) à l'intérieur du Soudan. Nous avons complètement fermé nos frontières à ces troupes", a déclaré le ministre soudanais chargé des Affaires étrangères, Al Samani al Wasiyla, aux journalistes.

L'incursion n'a pas pu être confirmée auprès d'une source indépendante.

Par Lamine Ghanmi et Alistair Thomson, (Reuter)

(Version française Natacha Crnjanski)

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