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Question sur un « facilitateur » :

Date de publication:2008-03-30 14:05:32

    C’est entendu. La Guinée est dans les bas-fonds. Un général-président à vie peut y massacrer  nos enfants sans rencontrer la moindre résistance. Un  « premier ministre » immoral, illégitime et illégal peut brader la souveraineté  du pays à sa guise, marcher sur les cadavres des jeunes suppliciés  pour  assouvir son ambition personnelle,  mettre le pays sous la tutelle implicite de la fraction la plus répugnante de la françafrique,  imposer  aux victimes méprisées la réhabilitation de leurs bourreaux,  avec la bénédiction de milices privées déguisées en « syndicat ». Le fameux « Dr » FOFANA Ibrahima  est d’ailleurs  la parfaite illustration de ce nouveau « syndicalisme » singulier.

Le diagnostique avant l’action était utile, indispensable. J’y ai participé, avec d’autres.  De mon point de vue, ce temps  doit être considéré comme révolu.  Les problèmes sont identifiés dans les moindres détails.  Les artisans de la déchéance de notre pays le sont également. Leur projet n’a plus aucun secret pour tout  Guinéen attentif à l’évolution de son pays.

 A présent,  il s’agit d’une nouvelle donne, inventée par Lansinè KOUYATE et son « carnet d’adresses » :

           Une tentative  déguisée de mise sous tutelle de notre pays. 

     La désignation par l’O.N.U. d’un prétendu « facilitateur » est plus que navrante, c’est une humiliation pour nous. Levons d’abord toute erreur d’interprétation.  La personne du « facilitateur »  n’est pas en cause.  Je ne le connais pas. Il peut venir en Guinée comme il veut, s’y établir comme bon lui semble. Il a  peut être ses origines par là.

 Mais sa fonction m’intrigue. J’ai des doutes sur la nécessité de désigner un « facilitateur » pour la Guinée.  Je rappelle à nos compatriotes qu’un facilitateur ne peut en aucun cas être désigné par une instance extérieure, fût-elle l’O.N.U.   Par ailleurs, l’O.N.U. n’a pas vocation à s’auto-saisir des problèmes politiques domestiques d’un pays, quel qu’il soit.   Un facilitateur, c’est une sorte de médiateur. Or,  habituellement, un médiateur est  sollicité par les parties en conflit. Cela se fait dans la transparence.

Quelles sont  les  parties (au sens de Grands acteurs sociaux ) qui ont demandé  l’ingérence illégale de l’O.N.U. dans nos affaires politiques intérieures tout à fait ordinaires ?- Réponse. Aucune ( hormis Lansinè KOUYATE).

Faut-il le préciser,  M. KOUYATE n’est  pas un acteur social. C’est un simple agent administratif à qui il a été confié une « feuille de route », autrement dit une mission très précise. ( Pour être précis, je devrai dire qu’il a acheté une fonction des mains de Mme Henriette Conté laquelle a perçu 200.000 dollars us pour persuader son mari de le nommer).   Il n’y a pas de premier ministre, ni de chef de gouvernement en Guinée. Il y a une Présidence de la République dont l’existence est inscrite dans la règle Fondamentale commune. Elle est légale.  Le reste n’est que « petit accommodement » intéressé  entre clans de prédateurs.  Or, le rôle d’une institution comme l’O.N.U. n’est pas de conforter  des situations illégales, ou de mettre sous sa tutelle  un pays, au motif  qu’il y a  des oppositions politiques, au demeurant légitimes à un « premier ministre » illégal et illégitime.  On parle de cohabitation entre M. Conté et M. Kouyaté.  Mais c’est des fariboles. M. Kouyaté n’est rien. Il n’est ni légal, ni légitime. Avoir acheté une fonction, ne confère aucune légalité et encore moins de légitimité. Le facilitateur doit être renvoyé de notre pays. Sa fonction y est tout à fait inopportune.  Je suis d’ailleurs surpris que M. Latortue ce soit prêté à cette comédie de mauvais goût.

Accepter de rencontrer  un soi-disant « facilitateur » sur des questions de politique intérieure,  c’est implicitement admettre la tutelle  d’une institution extérieure sur le destin de notre pays.  Ceux des « responsables » nationaux qui iraient s’expliquer devant lui,  reconnaîtraient de fait une autre allégeance que celle qu’ils doivent à leurs compatriotes. Tous les acteurs sociaux  extérieurs et intérieurs devraient se sentir insultés quand le supposé  facilitateur claironne dans les journaux guinéens « votre opinion est ma boussole ».  Qui a sollicité ses « services » ?

 Ce qui est inquiétant,  c’est que, il ne s’est trouvé personne parmi les prétendus leaders disposés à expliquer au pays que en l’espèce, l’O.N.U. se mêle  de ce qui ne la regarde pas. Derrière cette fausse bienveillance, il y a l’idée que nous serions incapables de mener un combat politique, sans avoir un ou des tuteurs.  Si M. KOUYATE cherche des tuteurs, cela le regarde. Mais le pays n’a pas à se laisser reléguer au rang d’une sorte de protectorat. On peut craindre que  le nouveau Secrétaire Général ne prenne  l’Afrique Noire, particulièrement la Guinée-Conakry pour un champ d’expérimentation.   Il y a  partout des querelles normales  de politique intérieure. Y envoit-on pour autant des « facilitateurs » ?

La Guinée n’est pas en guerre, ni intérieure, ni extérieure. Il y a une lutte politique normale. Et  vouloir  trouver de piètres accommodements nous conduirait inexorablement à une sorte de duvaliérisation déguisée de notre pays, ou dans le meilleur des cas à une zaïrisation. La clarification énergique à la place des petits arrangements. Voilà la direction à suivre. Le « facilitateur »  doit quitter notre  pays. M. KOUYATE ne peut pas engager la Guinée. Il n’a aucun mandat, d’aucune sorte.
 J’invite toute la jeunesse à réfléchir  à cette question

Mamadou Billo SY SAVANE (Rouen) France

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NB : M. Kouyaté a acheté sa fonction 200.000 dollars, remis à Henriette Conté. Je serai heureux d’être contredit sur ce point.

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