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Mobilisation générale pour les élections législatives de 2008

Date de publication:2008-03-30 17:57:00

Chers (ères) amis (ies),
Les deux premiers mois de l’année 2008 ont été marqués par une intense activité de notre parti à travers tout le pays. Au cours de cette période, passant à la vitesse supérieure dans la mobilisation, nous avons tenu des meetings qui ont partout connu un succès populaire exceptionnel. Nous sommes allés à rencontre du peuple – particulièrement la jeunesse-, pour apprendre à mieux comprendre ses aspirations et à y répondre. Nous avons écouté ses doléances, identifié ses préoccupations. Dans le langage qui est le sien, nous  avons donné d’amples explications sur la situation politique de notre pays, nos orientations fondamentales et notre programme. Peu à peu, nous contribuons à ranimer l’indispensable débat démocratique, singulièrement absent en Guinée.

Nous pouvons dire en toute modestie, qu’après ces meetings, beaucoup de malentendus et de confusions ont été levés au sein des masses. L’UFD est reconnue par le peuple comme une des forces motrices du changement, un acteur crédible et déterminé, avec lequel il faudra compter sur l’échiquier politique guinéen. Avec notre descente sur le terrain, le peuple saisit peu à peu les enjeux de la situation politique actuelle et l’exigence d’élections libres, honnêtes et équitables avant la fin de cette année 2008. 

Situation politique début 2008

A la fin de l’année 2007, de vives tensions avaient éclaté au sein du pouvoir exécutif, entre le Premier Ministre et le Chef de l’Etat. Il y a eu d’abord le décret attribuant des pouvoirs importants au Secrétaire général de la Présidence au détriment du Premier Ministre. Ensuite, ce fut le rattachement de la Banque Centrale à la Présidence de la République, alors qu’en vertu des accords du 27 janvier 2007, elle devait être indépendante. Le clou a été le limogeage du Ministre de l’Information Justin Morel Junior, réputé proche du Premier Ministre et son remplacement par Issa Condé, un fidèle du Chef de l’Etat. Dès le 4 janvier 2008, les syndicats avaient lancé un mot d’ordre de grève générale illimitée à partir du 10 janvier 2008. Mais contrairement à ce qui s’était passé en 2007, l’unanimité était loin d’être acquise au sein même du mouvement syndical. Les objectifs réels de la grève n’étaient connus que de ses seuls initiateurs...Finalement, à la suite de l’intervention des institutions républicaines ou de ce qui en tient lieu, des congrégations religieuses, des coordinations régionales, de la société civile et des partis politiques, le mot d’ordre de grève a été suspendu jusqu’au 31 mars 2008. Entre temps, des concertations ont été engagées entre les partis politiques, les syndicats et la société civile, afin de relancer la Concertation nationale des forces vives. Nous sommes partie prenante de ces démarches en vue de rassembler les forces du changement. Dans le même temps démarches ont été engagées par la mouvance présidentielle pour « vendre » aux partis de l’opposition, le fameux projet de gouvernement d’union nationale. Nous avons clairement fait savoir que nous n’étions pas intéressés et que la seule alternative pour sortir de la crise politique actuelle était de tenir dans les plus brefs délais possibles, les élections législatives. C’est ce message que nous avons défendu en toute circonstance et à travers tous nos meetings. Tout le reste n’est que manipulation, soit pour permettre aux tenants de l’ancien pouvoir de ramener le pays en arrière, en enterrant le changement, soit de permettre au gouvernement de s’incruster indéfiniment au pouvoir, sans mandat du peuple. Tout indique que les luttes d’influence et de positionnement entre les deux clans vont s’intensifier, passant par des affrontements ouverts ou en coulisse. Les uns chercheront sans doute à faire arbitrer l’armée en leur faveur, tandis que les autres voudront s’appuyer sur leurs amis dans les syndicats pour pousser leurs pions. Il en sera ainsi, tant que des élections libres et honnêtes ne vont pas être tenues pour déterminer quel est le choix du peuple. Finalement, toute la classe politique et le gouvernement se sont ralliés à cet objectif salutaire. La concertation entre le gouvernement, les partis politiques et la CENI a été relancée. L’objectif est de tenir coûte que coûte les élections législatives avant la fin de l’année 2008.

Halte à la réhabilitation du régime sanguinaire du PDG

Depuis un certain temps, nous assistons à la réhabilitation par petites touches du régime dictatorial et sanguinaire du P.DG de Sékou Touré. Après vingt six ans de ce régime de terreur et régression, la Guinée, jadis promise à un brillant avenir est devenue l’un des plus sous-développés du continent. Sous sa férule, des milliers et des milliers de guinéennes et de guinéens de tous âges, de toutes les communautés, de toutes conditions, ont été emprisonnés, torturés, massacrés par ce régime qui gérait les prisons les plus inhumaines du monde. Des millions d’autres compatriotes ont été contraints à l’exil dans le monde entier. Ayant rompu le consensus national qui avait permis d’arracher l’indépendance en 1958, le pouvoir du PDG s’est lancé dans une politique systématique d’opposition et de division des nationalités. Le pays ne s’en est jamais remis. Au sortir de ce cauchemar en avril 1984, les démocrates guinéens avaient réclamé avec insistance la tenue d’une Conférence nationale souveraine. Depuis sa création en septembre 1991, l’UFD n’a cessé de se battre pour la tenue d’une telle assise permettant au peuple de Guinée de revisiter sereinement son histoire douloureuse, d’en tirer les leçons pour remettre le pays sur les rails de la démocratie, de l’unité et du progrès. Mais cette proposition salutaire pour la vérité et la réconciliation a été rejetée par la quasi-totalité de la classe politique, chacun y allant de ses arguments. Le régime du Général Lansana Conté n’a jamais caché qu’il a été entièrement nourri à la mamelle du Parti-Etat du PDG, sa seule référence. On a vu le résultat. A présent, c’est le Premier Ministre Lansana Kouyaté et ses amis qui se livrent à une véritable restauration à petits pas du régime honni du Parti-Etat. Tout est occasion de mimer le dictateur dans ses faits et gestes, de l’encenser et de le réhabiliter à la sauvette. Il tolère de moins en moins les critiques et n’hésite pas à fouler du pied les principes de l’Etat de droit pour régler des comptes à ses adversaires. De nouveau, comme en 1961, les démocrates et patriotes guinéens ont le devoir de sonner l’alarme et de se mobiliser pour empêcher toute remise en cause des acquis de la lutte pour le changement démocratique et l’installation d’un système jumeau de ceux qui ont prévalu depuis 50 ans. Le peuple de Guinée doit rester vigilant et prêt à lutter pour défendre ses libertés chèrement conquises. Quant à nous, nous le disons tout haut :  l’Histoire ne se répétera. Cette fois, la dictature ne passera pas.

Succès des sorties de l’UFD

Le premier meeting s’est tenu à Conakry le vendredi 18 janvier 2008, à la veille de l’ouverture de la CAN au Ghana. Cette manifestation a connu un succès populaire sans précédent. Des milliers et des milliers de compatriotes de la capitale se sont déplacés pour écouter notre message et manifester leur foi en la victoire du changement. C’était le plus grand rassemblement de ce genre au Stade du 28 septembre depuis fort longtemps. Notre parti a ainsi réalisé une sortie remarquée à tous points de vue, contribuant à renforcer son assise dans la capitale. La presse et la RTG se sont largement faits l’écho de ces manifestations.

Une importante tournée a été réalisée dans les sous-préfectures de Dalaba. Du 5 au 9 février 2008, nous avons été chaleureusement reçus à Kankalabé, Bojé, Mombeya, Kébali, Kuuru Seeriyaabe, Mafara, Keetigiya, Ditinn, Kaala, Koba et Mity. Nous avons pu nous rendre compte de l’attente énorme des populations dans tous les domaines : voies d’accès, écoles, centres de soins, agriculture, etc. Ces vastes rassemblements nous ont fourni la preuve palpable d’une bonne implantation dans toutes ces localités. Tout sera mis en œuvre, afin que ces précieux acquis de plusieurs années de travail soient préservés.

Le meeting de Mamou s’est tenu à la Maison des jeunes le vendredi 15 février 2008. Devant une salle comble, nous avons délivré notre message et répondu aux questions de l’assistance. De l’avis de tous, c’était le plus grand rassemblement de ces dernières années dans cette ville.

La tournée s’est poursuivie à Dalaba le 16 février 2008. La population, dans son ensemble, a massivement répondu à notre appel. Il est vrai que c’est la préfecture natale du Président…Une conférence-débat très animée a clôturé le meeting à l’Hôtel du Fouta (SIB).

Le clou de la tournée a été Labé, le 17 février 2008 au Centre de Formation. Nous avons reçu un accueil inoubliable. Les militantes, militants, sympathisants et notables de Labé, très nombreux, ont répondu à notre appel. Et ils n’ont pas été déçus. Des poèmes en Pular ont été récités par de jeunes gens et jeunes filles, galvanisant un peu plus l’assistance. Les artistes ont fait des prouesses. En honorant ainsi l’UFD, la ville de Labé a fait honneur à son fils, notre premier Président, le regretté Alfa Ibrahim Soo.

Une escale imprévue a été faite à Pita où nos amis ont réalisé en peu de temps un travail colossal de mobilisation. Dans toutes ces rencontres, nous avons noté la présence à nos côtés de représentants des partis d’opposition. Nous tenons ici à remercier les uns et les autres de cette marque de solidarité et les assurons de notre disponibilité à travailler la main dans la main pour le succès de la lutte commune pour le changement démocratique en Guinée. Le succès total de toutes ces manifestations ont prouvé à tout un chacun la vitalité et la force de l’UFD. Notre parti est aujourd’hui, un acteur de premier plan sur l’échiquier politique guinéen. Notre sortie publique a permis d’éclairer nos compatriotes sur bien des aspects de la vie politique guinéenne et dans certains cas de rétablir la vérité face à une certaine campagne de manipulation et de désinformation.
Nous remercions toutes nos équipes de la direction nationale et des bureaux préfectoraux pour l’énorme travail abattu, parfois dans des conditions très difficiles. Nos cadres politiques se sont montrés dignes de la confiance placée en eux. Nos sacrifices pour le bonheur du peuple de Guinée ne seront pas vains. Qu’ils et elles trouvent ici l’expression de notre reconnaissance. Le chemin à parcourir est encore long et difficile, mais nous devons aller de l’avant. 

Mise en place des démembrements de la CENI

La CENI a entrepris une tournée dans les préfectures afin de préparer la mise en place des démembrements de son organisme. La première mission est partie de Conakry à la mi-février 2008. Malheureusement, aucune disposition préalable ne semblait avoir été prise, afin de prévenir nos amis des bureaux préfectoraux de ce passage. Nous espérons que notre représentant à la CENI veillera à l’avenir à obtenir les coordonnées de nos bureaux, afin de les informer. Grâce à la diligence du Vice-Président Délégué à l’organisation, tous nos bureaux préfectoraux ont été alertés sur la nécessité de participer à la mise en place des démembrements de la CENI tant au niveau préfectoral que dans les sous-préfectures. Il est absolument indispensable que nous soyons présents dans toutes ces structures, à tous les niveaux. Notre représentation dans la CENI sera une première indication de notre implantation réelle sur le terrain. Il faut dire qu’à ce propos, certains partis ne s’y sont pas trompés : ils cherchent à tout prix à nous écarter. Mais c’est peine perdue. Nous sommes présents dans pratiquement toutes les préfectures et sous-préfectures de la république. Nous nous battrons jusqu’au bout pour faire respecter le caractère paritaire et indépendant de cet organisme. Une CENI confisquée par des éléments partisans constitue un danger pour le succès des élections libres honnêtes et équitables que le peuple de Guinée appelle de ses vœux. La prochaine étape, la plus importante, sera la mobilisation de la population pour la réussite du recensement général. A ce propos, nous demandons à tous et à toutes de rester constamment mobilisés et de s’informer sur le déroulement du processus de recensement. Les dispositions nécessaires doivent être prise par tous nos responsables préfectoraux, sans attendre des « ordres de Conakry ». En ce qui concerne les Guinéens de l’extérieur, il est en principe prévu d’installer des représentations de la CENI auprès de tous les consulats de Guinée. Nous vous donnerons des informations sur ce déploiement dès que possible.

Permanence de l’UFD à Conakry

Nous avons pris des dispositions afin de rendre effective notre permanence à Conakry-Gbesia. Notre camarade Elhadj Mohamed Diallo (téléphone 60 70 78 70 et 62 24 86 03 ) y est présent tous les jours de la semaine de 9h à 13h et samedi toute la journée.

Suite du programme des sorties

Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir afin de continuer nos meetings dans les préfectures et les sous-préfectures. Le maximum doit être fait avant le début de la campagne des législatives en novembre-décembre 2008, car selon l’adage populaire bien connu, « ce n’est pas le jour du marché qu’on engraisse son mouton ». Les sorties seront fonction de l’état d’avancement du travail de mobilisation dans les préfectures. Nous attendons les propositions des bureaux préfectoraux pour planifier les prochaines tournées, rapport d’activité en main. A qui le tour ?

Pour terminer, nous devons encore rappeler à tous nos camarades et amis qu’il leur faut redoubler d’efforts afin de réussir la constitution de ce grand rassemblement national pour le changement. Nous devons consolider les implantations réalisées et conquérir de nouveaux espaces. Nous devons amener à l’UFD de nouvelles communautés, de nouvelles notabilités, de nouveaux groupements de femmes et de jeunes, de nouveaux sere et de nouvelles localités. Contre vents et marées, nous devons rester fermes sur nos options pour la démocratie, pour l’unité et la solidarité du peuple, sans distinction de communauté, de langue ou de religion. Nous restons convaincus que c’est la seule voie acceptable pour sortir notre pays de la misère et du sous-développement.

NECROLOGIE

Nous avons la douleur de faire part à toute la grande famille UFD des récents décès qui nous ont frappés : Mlle Jenee Diakité, étudiante, fille de notre camarade Moussa Oulen Diakite, a été tragiquement arrachée à la vie par un accident de la circulation survenu le 2 octobre 2007. Quelques jours après ce deuil, notre ami, Namoudou Bérété, membre du bureau préfectoral de Siguiri rendait l’âme. Nous venons juste d’apprendre le décès de notre ami, Siaka Keïta, principal animateur de notre bureau préfectoral de Kankan. Gravement malade, il avait été évacué dans un hôpital du Mali où il est décédé le vendredi 21 mars 2008. Nous reviendrons sur cette terrible nouvelle. Nous présentons aux familles éplorées, à toutes nos militantes et militants de Siguiri et Kankan, nos condoléances les plus attristées. Prions pour le repos de leurs âmes. Que la terre de nos ancêtres leur soit légère.
                                   
Transmettez nos salutations et nos encouragements à toutes nos militantes, à tous nos militants à tous nos sympathisants.

 

Mamadou BAH Baadikko

      Président de l’UFD


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