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Appel aux partis politiques

Date de publication:2008-04-15 21:47:08

Le moment n’est plus à la peur et aux tergiversations concernant les mesures urgentes et nécessaires à apprendre pour mettre le Pays sur les rails.

En effet, nous sommes heureux de constater que l’UFDG par la voix de Mr Bah Oury ait décidé de commenter et donner son analyse sur la manière dont le pays est géré sans langue de bois. C’est un début encourageant pourvu que ces paroles soient suivies d’actions concrètes par les partis politiques dans leur ensemble.

Le Doyen Ba Mamadou a avancé des propositions intéressantes, réalistes et surtout applicables et non biaisées en faveur de qui que ce soit, dans le contexte actuel.  Il y a un momentum (élan) initié par le doyen de l’opposition qui n’a plus d’ambition présidentielle et par conséquence devrait attirer moins de rivalité et hostilité à son égard pour que son appel soit entendu pour sauver le Pays.

Nous suggérons – si ce n’est déjà fait back stage (derrière la scène)- au doyen, avec le recul qu’il a désormais par rapport à la politique, d’aller vers les autres leaders et leurs tendre la main pour la mise en place d’un plan d’action politique consensuel pour sauver le Pays.   Apres avoir lu Mr Alpha Condé et Mr Sidya Touré, ils semblent tous admettre que la priorité est de transcender les querelles personnelles pour aider la Guinée et organiser des élections qui vont enfin révéler la force électorale de chaque parti. Pour ce faire, nous estimons qu’il ne sera pas nécessaire de mettre en place encore une fois une Nième structure mais juste de coordonner leur actions et de parler d’une même voix.

Comme première étape ; notre Général étant incontournable pour une résolution pacifique de la crise, nos leaders politiques devraient faire fi de  leur fierté et demander, encore une fois, officiellement et avec l’aide des religieux à rencontrer le Président de la République pour négocier directement avec lui des solutions pour éviter d’autres révoltes populaires.  Il leurs faudra user de toutes les personnes ressource pour convaincre le Général qu’il y va de l’intérêt national pour quiconque est patriote et veut éviter le pire au Pays.  Ce sera sûrement difficile et pénible pour les nerfs et la dignité de nos leaders pour lesquels le Général Lansana Conté a toujours montré peu de respects pour ne pas dire de la condescendance ; mais si pour sauver la Patrie il faut accepter certaines humiliations, cela vaut la chandelle.  Parallèlement en même temps, ils doivent demander à leurs militants - puisqu’ils nous disent que ce serait eux qui seraient derrière le succès de la grève générale de janvier 2007 et qui sont aussi certainement  travailleurs pour la majorité - d’exercer une pression sur les leaders syndicalistes - qui ne sont plus dans la souffrance comme eux depuis leur "promotion" entérinée par le PM.
 
L’autre étape, en cas d’échec de la première, serait de surmonter leur retenue et de prendre leur responsabilité en mobilisant leurs militants, pas pour descendre dans la rue et être des cibles faciles mais en décrétant, par exemple, villes mortes (sur tout le territoire) et prières pour le Pays tous les vendredis, et le jour qui conviendra aux Chrétiens, dans un premier temps ; vu l’état de notre économie avant de passer à plus de jours si nécessaire : ceci est juste une suggestion parmi tant d’autres possibles. 
Les hommes politiques et leurs équipes devraient avoir les ressources intellectuelles pour trouver les moyens adéquats de se faire entendre par qui de droit.  L’échec des syndicats dans le processus de changement remet les partis politiques en jeu ; et de ce fait la balle est dans le camp des leaders politiques encore une fois.

Il y a vraiment péril en la demeure !   
A coté des problèmes de mal gouvernance auxquels la Guinée fait face et qui rendent la vie des populations infernale, il y a malheureusement un épiphénomène de pénurie de riz sur le marché mondial qui se développe.  La concomitance de l’augmentation des prix du pétrole, des céréales, du riz en particulier, et de l’état inflationniste de l’économie guinéenne qui importe quasiment tout va durement éprouver les familles.  Ceci  pour dire que la révolte sera inévitable comme dans d’autres pays – de la Côte d’Ivoire à Haïti- si des mesures draconiennes ne sont mises en place urgemment par un gouvernement accepté par la majorité des Guinéens qui pourra les convaincre d’accepter de souffrir un peu plus longtemps avant de pouvoir les aider à joindre les deux bouts.

Nous insistons sur ce dernier aspect car une équipe gouvernementale impopulaire ne pourra faire passer l’incontournable "pilule " nécessaire à la réhabilitation de notre économie.

Attendre patiemment l’organisation d’élections ne doit pas être une option (regardez ce qui se passe en Côte d’Ivoire) car en temps de crise il y a toujours des raisons légitimes, surtout financières ou de sécurité, pour ne pas en faire une priorité : selon le journaliste qui a interviewé Mr Bah Oury, certains ne préconiseraient pas déjà de coupler présidentielles et législatives en 2010 pour des raisons d’économies?
Pour preuve, autant que je sache le matériel nécessaire n’est pas encore en place et l’identification des électeurs n’est pas encore programmée. Ces petits retards peuvent sans que nous nous en rendions compte retarder facilement la tenue du scrutin courant 2009 ; surtout si les raisons mentionnées plus haut sont évoquées.
 
Et puis, vous savez mieux que nous qu’en politique le gagnant est toujours celui qui se montre le plus "futé" que ses adversaires et sait oser, comme Laurent Gbagbo.
L’apaisement du climat social et l’organisation des élections par la suite dans les délais attendus dépendent désormais à 50% des partis politiques et les autres 50% de Lansana Conté et de la réaction des Guinéens à leurs souffrances.

Que Dieu sauve le Pays !

Ibrahima Diallo - "Ollaid"

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